Mémoire de la ligne
La ligne de tramway
n°2 Louvre—Saint-Cloud - 1/6
Km.
Marc André Dubout
Quelques chiffres
|

La ligne n°2 LouvreSaint-Cloud en
bleu sur le plan.
Cette ligne...

La ligne de tramway Saint-CloudLouvre au gré des archives
Année 1871
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 20 juillet 1871, le Maire de Boulogne écrit au Préfet de
Seine-et-Oise pour l'informer que La Compagnie générale des Omnibus ayant supprimé comme tête de ligne, le
stationnement de la voiture américaine au Rond-point de Boulogne, pour la
transférer à Saint-Cloud, la population s'est émue de ce fait, avec d'autant
plus de raison que Boulogne n'est desservi que par cette seule seule voiture et
un grand nombre d'habitants ont adressé une pétition à M. le Ministre des
Travaux publics.
J'apprends que cette pétition vous est transmise par M. le Ministre afin d'avoir
votre avis sur le bien fondé de cette réclamation et je m'empresse de solliciter
de votre bienveillance de prendre en mesure les intérêts de notre population
lésés au suprême degré par la mesure adoptée par la Compagnie générale des
Omnibus me tenant à votre
disposition dans le cas où quelques renseignements vous paraîtraient
nécessaires.
Veuillez...
Année 1873
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 1er mai 1873, lettre des commerçants adressée M. le Maire et MM.
les Membres du Conseil municipal de Boulogne-sur-Seine.
Les Soussignés commerçants, propriétaires, habitants de Boulogne-sur-Seine ont
l'honneur de solliciter de M. le Maire et des Membres du Conseil municipal de
vouloir bien dans l'intérêt du commerce et de la Propriété et des habitants du
pays de vouloir bien faire une démarche auprès de la Compagnie générale des
Omnibus pour obtenir le
maintien de ses voitures au Rond-Point de Boulogne-sur-Seine.
Nous osons espérer, MM. que vous voudrez bien prendre en considération la
démarche que nous faisons aujourd'hui et nous sommes persuadés qu'avec votre
bienveillant appui, nous obtiendrons de la Compagnie la satisfaction qui doit
sauvegarder tous nos intérêts.
Agréez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Copie de la protestation déposée sur le procès verbal d'enquête.
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 28 mai 1873, La Compagnie générale des Omnibus écrit au Maire de Boulogne. Voulez
vous me permettre de vous demander, si le Conseil et les habitants de Boulogne
ont pris une détermination au sujet des questions d'omnibus que nous avons
étudiés ensemble il y a un mois environ ?
J'ai fait ajourner l'exécution des modifications décidées par la Compagnie
jusqu'à ce que Boulogne ait pris une décision à cet égard mais voici le moment
qui
(suite non retrouvée)
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 27 août 1873, Le Maire de Boulogne écrit à l'Administrateur de la Compagnie
générale des Omnibus qui lui
a fait l'honneur de lui écrire pour l'informer, qu'à partir du 10 vos voitures
cesseraient de stationner au Ront-Point de Boulogne et qu'en conséquence vous
n'auriez plus à acquitter le droit de stationnement.
Sans approuver la mesure par vous prise, qui me semble contraire au décret de
concession qui fixe le point d'arrêt de vos voitures ou
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 31 août 1873, M. Le Maire de Boulogne écrit à son Excellence, Monsieur le
Ministre des Travaux public.
Un décret du 18 février 1854 a concédé à M. Loubat l'établissement et
l'exploitation d'un chemin de fer américain de Vincennes au Pont de Sèvres et au
Rond-point de Boulogne. Peu de temps après la mise en service du premier
tronçon, M. Loubat négocia la concession faite à son profit à une Compagnie dite
des chemins de fer départementaux, laquelle sut faire ressortir les avantages de
ce nouveau moyen de transport ; mais le Compagnie générale des Omnibus voyant naître une concurrence
redoutable dans l'exploitation des voies ferrées à traction de chevaux saisit
l'occasion d'en paralyser les heureux résultats et s'en rendant propriétaire
Lès que la Compagnie générale des Omnibus eût pris possession des voies concédées primitivement à M. Loubat,
elle s'empressa d'en changer le mode d'exploitation, tant dans la forme en la
construction des voitures que dans le prix des places, elle employa tous les
moyens pour faire entrer sa nouvelle exploitation dans le réseau du monopole
dont l'investit la Ville de Paris, contrairement au cahier des charges, elle
augmenta notablement le prix des places, surtout les dimanches et les jours
fériés
Les habitants de la Commune de Boulogne subirent forcément les exigence de la
nouvelle Compagnie, et celle-ci redoublant de clairvoyance fit l'acquisition à
grands frais des dernières entreprises particulières qui faisaient alors un
service régulier de Saint-Cloud à Paris, en traversant Boulogne. Par cette
dernière mesure que nous n'avons pas à justifier, la Compagnie générale des
Omnibus arrivait à son but, en
concentrant dans ses mains tous les moyens de transport de la localité.
Nous n'aurions aucune objection à faire si la Commune était bien desservie, mais
il n'en est pas ainsi ; la Compagnie a supprimé le service de Saint-Cloud,
c'est-à-dire, les voitures dites Boulonnaises et elle vient encore d'aggraver la
fâcheuse situation qu'elle a faite à notre Commune en transférant à Saint-Cloud
le point de départ des voitures affectées au service de la voie ferrée, en vue
de remplacer lesdites voitures et de faire concurrence au Chemin de fer de
l'Ouest et aux Bateaux à vapeur.
Cette avidité de bénéfices de la part de la Compagnie générale des Omnibus a pour conséquence de priver la
Commune de Boulogne de la tête de ligne qui lui a été assignée par décret de
concession ; en outre les voitures pouvant se compléter à Saint-Cloud (le dimanche
surtout) n'offre pus de places garanties aux voyageurs des stations
intermédiaires.
Tels sont M. le Ministre, les moyens de transports donnés à la plus important
partie de la Commune de Boulogne et ses habitants viennent très respectueusement
vous exposer leurs griefs, et osent espérer que vous daignerez intervenir en
leur faveur, en rappelant à la Compagnie générale des Omnibus qu'elle n'est nullement fondée :
1. à changer le point de départ des voitures affectées au service de la voie
ferrée ;
2. à percevoir les dimanches et jours fériés, un prix supérieur à celui de la
semaine (0,70 au lieu de 0,45) contrairement à l'esprit et au texte du décret ce
concession ( Art. 15) :
3. que c'est à tort que la Compagnie refuse les bagages et paquet dont le poids
excède 10 kilos, elle doit les soumettre à un tarif particulier et ne peut se
dispenser d'en faire le transport (même Art. 15) ;
4. que c'est également à tort que cette Compagnie perçoit le même prix sur les
voyageurs à l'intérieur ou sur l'impériale ; le décret porte (Art. 13) "Il y
aura des places de ceux classes" ;
5. enfin le 3ème paragraphe de l'Art. 15 porte sur l'intérieur de
Paris "Le tarif de la seconde classe sera réduit à dix centimes pendant 2
heures de la journée, l'une le matin et l'autre le soir".
Il est évident que cette réduction a été insérée au décret en vue de favoriser
les classes laborieuses. La Compagnie générale des Omnibus a su encore s'affranchir de cette intention
bienveillante.
Les soussignés comptent, M. le Ministre sur votre esprit de justice et sur votre
énergique attitude pour faire cesser les abus qu'ils ont l'honneur de vous
soumettre, comme étant du ressort de votre juridiction.
Dans cet espoir, ils se disent M. le Ministre de votre Excellence, les très
humbles et très obéissants serviteurs.
Archives de Boulogne-Billancourt
Versailles, le 17 septembre 1873, M. le Chef de Division des Travaux publics
répond au Maire de Boulogne qui lui a transmis avec un avis favorable, une
pétition présentée par un grand nombre d'habitant de sa commune, à l'effet
d'obtenir le maintien au Rond-point de la Reine, comme tête de ligne du chemin
de fer américain de Paris à Boulogne dont la Compagnie de Omnibus désire
prolonger le parcours jusqu'à Saint-Cloud.
Il demande à M. le Préfet les renseignements nécessaires pour apprécier cette
réclamation. La décision qui interviendra vous sera notifiée par ses soins.
Recevez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 2 8bre 1873, le Ministre des Travaux publics qui a reçu
la lettre du Baron de RothSaint-Cloudhild (Maire de Boulogne ?) par laquelle il attire
particulièrement l'attention du Ministre sur une réclamation présentée par le
Conseil municipal de Boulogne contre le transfert à Saint-Cloud du point de départ de la
ligne ferrée à traction de chevaux entre Boulogne et Paris
La Compagnie générale des Omnibus a demandé, en effet l'autorisation de prolonger sa voie ferrée jusque sur
la place de Saint-Cloud. Mon administration a ouvert une enquête sur cette demande et la
réclamation du Conseil municipal de Boulogne.
Dès que l'instruction de cette affaire sera complète, vous pourrez être assuré
qu'avant de prendre aucune décision, j'examinerai avec le plus grand soin les
observations que voulez bien appuyer.
Recevez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 11 octobre 1873, M. le Chef de Division des Travaux publics écrit au Maire de
Boulogne pour l'informer qu'il ne pourra pas se rendre à la réunion du Conseil
municipal qui doit avoir lieu
Il le prie de vouloir bien agréer ses excuses et les faire agréer à ses
collègues. Bien des circonstances indépendantes de sa volonté l'ont empêché de
prendre part aux travaux, il ne s'est pas moins préoccupé des affaires qui font
l'objet de sa sollicitude et qui touchent aux intérêts de la population de
Boulogne.
C'est dans ce sens qu'il a appuyé auprès du Ministre des Travaux publics les
observations présentées contre le transfert à Saint-Cloud du point de départ des voitures
américaines entre Boulogne et Saint-Cloud.
Il a l'honneur de lui transmettre ci-joint le lettre que M. le Ministre vient de
lui écrire pour l'assurer qu'il examine ces observations avec plus grand soin
avant de prendre une décision.
Veuillez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 14 8bre 1873, Le Maire de Boulogne écrit au Baron de
RothSaint-Cloudhild pour l'informer qu'il a donné connaissance au Conseil municipal de la
lettre qu'il a bien voulu lui écrire en lui transmettant la réponse de M. le
Ministre de Travaux publics relative à la pétition des habitants de Boulogne
contre le déplacement de la tête de ligne de l'omnibus américain.
Le Conseil l'a chargé de lui adresser ses remerciements pour l'appui qu'il a
bien voulu leur prêter dans cette circonstance.
Il vient le prier de continuer son concours près de M. le ministre, afin que les
intérêts de notre population soit le plus possible sauvegardé par quelque
compensation qu'il pourrait demander à la Compagnie générale des Omnibus.
Veuillez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Brouillon de lettre concernant le même sujet.
Année 1874
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 11 janvier 1874, copie de la protestation déposée sur le procès-verbal
d'enquête relative à la demande de prolongement de la voie ferrée jusqu'à
Saint-Cloud
Le Maire de Boulogne, conformément au vœu exprimé à l'unanimité par le Conseil
municipal dans sa séance du 11 janvier 1874 s'oppose à la demande de la
Compagnie générale des Omnibus à fin de prolongement de la voie ferrée jusqu'à
Saint-Cloud par les motifs suivants :
1. Si Boulogne cesse d'être tête de ligne, les voitures qui partiront de
Saint-Cloud seront au complet et il ne restera pas de places pour les habitants
de Boulogne ;
2. Le passage de la voiture sur le pont de Saint-Cloud sera une entrave à la
circulation surtout à l'époque des courses, de la Marche, ou de la fête de
Saint-Cloud ;
3. Saint-Cloud ne demande pas ce prolongement, Saint-Cloud n'a aucun intérêt à
le demander, Saint-Cloud étant desservi déjà par trois voies de communication,
le chemin de fer rive droite, les bateaux omnibus et la voiture d'Auteuil ;
4. Boulogne qui a une population de 20 000 habitants ne peut être sacrifié à
Saint-Cloud qui n'a que 3 500 ;
5. La Compagnie générale des Omnibus sollicite ce prolongement non pas dans
l'intérêt des populations, mais dans son intérêt personnel pour se rendre
maitresse de la ligne et du pont de Saint-Cloud et empêcher la création des
tramways qui pourraient lui faire concurrence.
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 5 février 1874, L'Inspecteur des Ponts-&-Chaussées à l'honneur d'informer le
Maire de Boulogne que la Commission d'enquête pour le prolongement jusqu'à
Saint-Cloud de la voie ferrée de Vincennes au Rond-point de Boulogne se réunira
le vendredi 13 courant à 1 h. 1/2 de l'après-midi à la Préfecture de la Seine,
Palais du Luxembourg, salle des commissions du Conseil municipal.
Vous êtes prié de vouloir bien assister à la réunion.
Veuillez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 11 novembre 1874, Décret qui déclare d'utilité publique me prolongement
de la voie ferrée à traction de chevaux de Vincennes à Boulogne, depuis le
Rond-Point de la Reine à Boulogne, jusqu'à l'extrémité de la place d'Armes à
Saint-Cloud.
Du 11 novembre 1874.
Le Président de la République française sur le rapport du Ministre des Travaux
publics :
- Vu le décret du 18 février 1854, par lequel le Sieur Loubat, a été autorisé à
placer sur la voie public de Vincennes jusqu'au pont de Sèvres, et au Rond-Point
de Boulogne, des voies ferrées à traction de chevaux et à y établir un service
d'omnibus, le tout aux clauses et conditions du cahier des charges arrêté le 17
février 1854, et annexé au dit décret ;
- Vu le décret du 15 septembre 1856, qui substitue la Compagnie générale des
Omnibus dans Paris, au lieu et
place du Sieur Loubat, dans tous les droits et obligations qui résultent pour
celui-ci du décret précité du 18 février 1854 ;
- Vu le décret du 6 février 1864, qui modifie les prix de transport à percevoir
par le concessionnaire fixée dans le cahier des charges ci-dessus visé du 17
février 1854 ;
- Vu la demande présentée par la Compagnie générale des Omnibus, à l'effet d'être autorisée à prolonger la
voie ferrée depuis le Rond-Point de la Reine à Boulogne jusqu'à l'extrémité de
la place d'Armes à Saint-Cloud ;
- Vu notamment le plan visé par les administrateurs de la Compagnie le 21 août
1873 ;
-Vu les pièces des enquêtes ouvertes dans le département de la Seine et de
Seine-et-Oise, en exécution de l'article 3 de la loi du 3 mai 1841 et dans la
forme présentée par l'ordonance réglementaire du 18 février 1834 ;
- Vu les délibérations des Commissions d'enquête en date des 13 & 14 février
1874 ;
- Vu les lettres des préfets de la Seine et de Seine-et-Oise, en date des 20
octobre 1873, 23 février et 9 avril 1874 ;
- Vu la lettre du Préfet de police du 2 avril 1874 ;
- Vu l'avis du Conseil général des Ponts-&-Chaussées, en date du 1erjuin 1874 ;
- Vu les lois du 3 mai 1841 & 27 juillet 1870 ;
- Le Conseil d'État entendu,
Décrète :
Art. 1er Est déclaré d'utilité publique le prolongement de la voie
ferrée à traction de chevaux de Vincennes à Boulogne, depuis le Rond-Point de la
Reine à Boulogne, jusqu'à l'extrémité de la place d'Armes à Saint-Cloud.
Art. 2. La Compagnie générale des Omnibus est autorisée à établir ce prolongement à ses risques et périls,
suivant la direction générale indiquée en bleu sur le plan ci-dessus visé, qui
restera annexé au présent décret et en se conformant aux clauses et conditions
du cahier des charges ci-dessus visé di 17 février 1854, sous la réserve des
modifications suivantes :
-1. Les rails dont l'administration supérieure déterminera la forme, le poids et
le mode d'attache, la Compagnie entendue, seront compris dans un pavage qui
règnera dans l'entre-rail et à cinquante centimètre (0m,50) au-delà
de chaque côté ;
- 2. Les prix fixés par le décret du 6 février 1864, ci-dessus visé pour le
transport des voyageurs jusqu'au Rond-Point de Boulogne seront appliqués jusqu'à
la place d'Armes à Saint-Cloud ;
- 3. Le Ministre des Travaux publics est chargé de l'exécution du présent
décret.
Fait à Paris le 11 novembre 1874.
Signé : Mal de Mac Mahon
Année 1875
Archives
de Boulogne-Billancourt
Le 23 février 1875, Nous Préfet de Police :
-Vu
- 1. le décret en date du 6 février 1864, relatif à l'exploitation des voies
ferrées à traction de chevaux tracées de la place de la Concorde à Sèvres et au
Rond-Point de Boulogne ;
- 2. l'arrêté du 27 juin 1870 qui fixe le tarif des places sur les dites lignes
;
- 3. Le décret en date du 11 novembre 1874 qui autorise la Compagnie générale
des Omnibus à prolonger la
voie ferrée à traction de chevaux de Vincennes à Boulogne, depuis le Rond-Point
de la Reine à Boulogne, jusqu'à l'extrémité de la place d'Armes à Saint-Cloud.
- 4. la demande, à nous, adressée par le Compagnie générale des Omnibus ;
- 5. L'avis de M. l'Ingénieur en chef des Ponts-&-Chaussées du Département de la
Seine ;
- 6. le rapport du chef de le 2ème Division;
Arrêtons :
Article 1er. la Compagnie générale des Omnibus est autorisée transférer dans un terrain à elle
appartenant, près de la porte de Saint-Cloud, sur la route de Versailles, le
bureau actuellement situé sur la même route au n°188.
Article 2 .le prix du transport des voyageurs sur les voies ferrées à traction
de chevaux tracées dans Paris (quai du Louvre) à la place d'Armes à Saint-Cloud sera fixé
à l'avenir de la manière suivante :

Archives de Boulogne-Billancourt
Archives de Boulogne-Billancourt
Rapport aux Conseils d'administration des deux Compagnies de Sèvres & Versailles
et de Versailles & extensions, présenté par M. Léon Francq, Ingénieur
Réorganisation de tramways de Paris, Sèvres, Versailles & extensions.
Introduction
Messieurs, l'entreprise des Tramways de Sèvres à Versailles, que nous allons
étudier est une des plus ancienne lignes concédée par le Gouvernement français.
C'est le 28 avril 1855 qu'elle fut déclarée d'utilité publique, c'est-à-dire
quelques mois après la concession des Tramways du Louvre à Sèvres, du Louvre à
Saint-Cloud, du Louvre à Vincennes et enfin de Rueil à Port-Marly.
Nous allons démonter que cette affaire est parmi toutes les entreprise de
tramways en France, la source des plus grands profits qu'il soit possible
d'espérer.
Pour cela, nous seront amenés à examiner et à expliquer les causes des résultats
obtenus dans l'exploitation des Tramways de Sèvres à Versailles.
Nous prouverons que si l'entreprise n'a pas prospéré
(lire les vinettes).
Année 1876
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 18 juin 1876, Le Maire de Boulogne écrit au Directeur de la Compagnie
générale des Omnibus, qu'il a
remarqué avec étonnement que les nouvelles voitures récemment en circulation sur
la ligne du Louvre à Saint-Cloud, ne portent pas comme les anciennes le mot Boulogne sur
l'indication du parcourt.
L'oubli de ce mot pouvant être aussi préjudiciable aux intérêts de notre
administration qu'aux personnes qui se rendent à Boulogne et qui seraient ainsi
exposée à une confusion regrettable, je viens vous demander s'il ne serait pas
possible de rétablir le mot Boulogne sur une partie quelconque des nouvelles
voitures.
Veuillez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 20 juin 1876, Le Directeur de la Compagnie générale des Omnibus répond au Maire de Boulogne que l'oubli
qui a été fait dans nos ateliers d'indiquer le nom de Boulogne sur les voitures
neuves du Louvre à Saint-Cloud.
Nous avions déjà reconnu cette lacune, M. le Maire, et des mesures ont été
prises pour que cette omission soit rétablie le plus promptement possible sur
les voitures.
Recevez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 28 septembre 1876, M. ?? écrit au Maire de Boulogne.
M. le Maire, je suis désolé qu'une absence qui s'est déroulée au-delà de mes
prévisions ait autant retardé la réponse à la lettre que vous m'avez fait
l'honneur de m'écrire.
J'aurai l'avantage de vous aller exposer verbalement la situation dans laquelle
se trouve l'affaire du tramway de Boulogne dont je ne crois pas la réussite
douteuse avec les appuis dont vous m'avez ?? (entretenu)
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 8 Xbre 1876, M. le Maire, de Clichy écrit à son Collègue de
Boulogne.
Monsieur et cher Collègue.
J'a insisté fortement, hier, auprès du Préfet pour votre tramway et la
communication sur le chemin n°39.
Le Préfet s'est engagé à s'occuper de nouveau de cette affaire et sur le chemin
39, M. A. a demandé en particulier une note sur ce qui était désiré. Quand je
lui ait dit comment les choses se passaient il m'a déclaré que c'était loin
d'être conforme aux instructions.
J'attends de vous une note de ce qu'il serait bon de faire et sur ce qu'il
serait possible de demander sur les plaintes que vous pourriez avoir contre le
personnel chargé de barrer le passage de la route.
Agréez...
Année 1877
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 9 juillet 1877, extrait du registre des délibérations
du Conseil municipal de la Ville de Versailles. Séance du 7 juillet 1877.
L'a 1877, le lundi neuf juillet à 8 heures du soir, le Conseil municipal s'est
réuni à l'Hôtel de ville sur la convocation et la sous le Présidence de M. B.
maire.
Le procès verbal de la séance précédente est adoptée après lecture.
L'appel nominal constate la présence, etc.
M. B. est nommé secrétaire absents excusés MM....
Transformation des tramways de Paris à Sèvres et Versailles.
Le Conseil :
- Vu un mémoire présenté à l'appui de la demande an
modification de la forme de la largeur et de l'emplacement des voies de la ligne
de tramways de Sèvres à Versailles, formées par les concessionnaires de cette
ligne ;
- Vu le rapport de M. le Maire de Versailles en date du 9 juillet 1877 ;
- Vu la loi du 18 juillet 1837 ;
- Considérant que la ligne de tramways de Paris à Sèvres et Versailles est
destinée à desservir des populations et des intérêts qui sont trop éloignés des
stations, des chemins de fer de l'Ouest (rive droite et rive gauche) pour que
celles-ci puissent donner satisfaction entière.
- Considérant que l'organisation du service de tramways entre Paris et
Versailles ne répond en ce moment que très imparfaitement au but de la création
de cette ligne et que l'état actuel de la voie et son emplacement sur le milieu
de la chaussée sont un obstacle à toute amélioration sérieuse ;
- Adoptant en surplus les motifs développés dans le mémoire sus-visé.
Émet le vœu et demande à M. le Ministre des Travaux publics que le concessionnaire du tramway de Sèvres à Versailles soit invité :
1. à mettre en bon état de solidité des voies ferrés
comprises entre Versailles et Sèvres ;
2. à ramener l'écartement de la voie à 1,44 conformément à
l'écartement adopté d'une manière générale par l'administration supérieure et
particulièrement pour le tramway de Paris et de Versailles ;
3. de multiplier les départs entre Paris et Versailles, au moins trois par
heure, avec un service d'express intercalé pour le transport des voyageurs en
partance directe pour Paris ou pour Versailles ;
4. de la durée du trajet entre Versailles et Paris par une vitesse plus grande
des voitures ;
5. d'organiser un service spécial pour le transport des messageries entre Paris
et Versailles ;
6. à établir et assurer aux voyageurs la correspondance avec les omnibus dans
Paris et les tramways dans Versailles ;
7. à réduire le prix du transport entre Versailles et Paris ;
8. enfin à augmenter le confortable des voitures en adoptant les types existant
actuellement à Versailles pour l'hiver et pour l'été.
Le Conseil demande en outre que les modifications dont il est question ci-dessus
soient réalisées avant l'ouverture de l'Exposition universelle de 1878.
Pour extrait, Le Maire de Versailles Signé B.
Année 1878
Archives de Boulogne-Billancourt
Du 14 août 1878, lire les vignettes.
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