Mémoire de la ligne
La ligne de tramway
n°2 Louvre—Saint-Cloud - 2/6
Km.
Marc André Dubout
Quelques chiffres
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La ligne n°2 LouvreSaint-Cloud en
bleu sur le plan.
Cette ligne...

La ligne de tramway Saint-CloudLouvre au gré des archives
Année 1882
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 3 juillet 1882, le Maire de Boulogne écrit au Préfet de la Seine.
Par un arrêté du 27 juillet 1864 émanant de votre administration, la Compagnie
générale des Omnibus concessionnaire des tramways du Louvre à Sèvres et à
Boulogne a été autorisée a considérer les foires de Grandes Eaux à Saint-Cloud
comme foire de fête et à percevoir les prix spéciaux des dimanches et jours de
fêtes légales.
Je ne pense pas que les foires de Grandes Eaux soient reconnues comme fêtes
légales, et j'ai tout lieu d'espérer qu'en vous signalant cette irrégularité
vous la ferez cesser et que vous modifierez l'arrêté de votre prédécesseur.
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 1er décembre 1882, Nous Préfet de Police,
- Vu
1. les arrêtés du Gouvernement du 12 messidor an VIII et 3 brumaire an IX ;
2. les décrets en date du 18 février 1854, 6 février 1864, 19 septembre 1874, 28
juin 1876, 5 avril et 3 août 1880 et la décision de M. le Ministre des Travaux
publics en date du 22 août 1881, relatifs à la concession, à l'exploitation et à
la surveillance des lignes du Louvre à Sèvres et à Versailles ;
3. l'arrêté de l'un de nos prédécesseurs, en date du 24 août 1875 concernant
l'exploitation de la ligne de tramways du Louvre à Vincennes ;
4. la loi du 11 juin 1881 portant règlement d'Administration publique sur la
police et l'exploitation des Chemins de fer d'intérêt local et des tramways ;
5. les propositions de la Compagnie générale des Omnibus en ce qui concerne les
tarifs à percevoir et les intervalles à observer entre les départs des voitures
;
6. le rapport de l'Ingénieur de chef du Département de la Seine ;
7. le rapport du Chef de le 2ème Division ;
Arrêtons ce qui suit :
L'exploitation par la Compagnie générale des Omnibus de la ligne de tramways
tracée du Louvre à Versailles (section comprise entre le Louvre et Sèvres) est
assujettie aux conditions suivantes :
Article 1er. La Compagnie se conformera aux dispositions de l'arrêté
ci-dessus visé du 24 août 1875, sauf en ce qui concerne les articles 1, 12,
1113, 18, 19, 20.
Article 2. Le service commencera et finira aux heures fixées par nous.
La durée de l'intervalle entre chaque départ sera aussi déterminée par nous.
Un tableau indicatif, de l'horaire adopté, par nous, sera affiché dans tous les
bureaux de départ, d'attente et de correspondance.
Article 3. Le tarif de transport des voyageurs sur la dite ligne est fixé ainsi
qu'il suit :

Les enfants au-dessous de 4 ans, tenus sur les genoux seront transportés
gratuitement. il en sera de même des paquets et bagages peu volumineux
susceptibles d'être portés sur les genoux sans gêner les voisins, et dont le
poids n'excèdera pas 10 kilogrammes.
Les sous-officiers et soldats en uniforme ont droit aux places de 1ère
classe en payant le tarif de la 2ème classe.
Des tableaux indicatifs du prix des places seront affichés dans l'intérieur des
voitures et dans chaque bureau de départ, d'attente et de correspondance ; ces
tableaux porteront l'estampille de la Préfecture de Police.
Article 4. Le présent arrêté, ainsi que celui du 24 août 1875 moins les articles
1, 12, 13, 18, 19, et 20 sera constamment affiché à la diligence de la Compagnie
dans tous les bureaux de station, d'attente et de correspondance.
Les articles 7, 8 (sauf le dernier paragraphe) et 17 de l'arrêté du 24 août 1875
seront affichés dans l'intérieur de chaque voiture.
Article 5. Les contraventions au présent arrêté seront constatés par des procès
verbaux qui nous seront transmis.
Il pourra être pris contre le contrevenants telles mesures administratives qu'il
appartiendra sans préjudice des poursuites à exercer contre eux devant les
tribunaux ordinaires.
Article 6. Le présent arrêté sera notifié à la Compagnie générale des Omnibus
par le Commissaire de Police du quartier du Palais-Royal.
Copie sera transmise à M. l'Ingénieur en chef de Département de la Seine, chargé
du Contrôle, au Colonel de la Gardes républicaine, au Colonel de Gendarmerie de
la Seine, aux Maires de Boulogne et de Sèvres, aux Commissaires de Police des
quartiers Saint-Germain-l'Auxerrois, des Champs-Élysées et d'Auteuil, à celui de
la circonscription de Boulogne et au Commissaire de Police de Sèvres, chargé d'en
assurer l'exécution.
Année 1885
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 13 mai 1885, Le Conseiller d'État écrit au Maire de Boulogne.
Vous avez appelé mon attention sur une délibération, en date du 8 février 1885,
par laquelle le Conseil municipal de Boulogne proteste contre un arrêté de M. le
Préfet de Police du 16 janvier 1884, portant approbation d'un nouvel horaire des
tramways et demande le rétablissement et la stricte observation de l'ancien
horaire homologué le 6 juin 1882.
Le Conseil municipal allègue que l'application de l'horaire approuvé le 16
janvier 1884 est préjudiciable au public en le privant d'un nombre considérable
de places dont il disposait précédemment.
D'après les renseignements qui me sont transmis, la Compagnie générale des
Omnibus a, il est vrai, réduit le nombre des départs sur les lignes de tramways
desservant plus spécialement Boulogne. Cette diminution est la conséquence de la
mise en service de voitures de grand modèle. Mais la mesure loin de nuire à la
population lui profite, car celle-ci a désormais à sa disposition un plus grand
nombre de places.
D'un autre côté, la Compagnie fait circuler le dimanche une voiture
supplémentaire. Enfin, les départs sur la ligne R devaient être fixés en vertu
de l'horaire primitif, non à 7 heures du matin et 10 heures du soir, comme le
croit à tort le Conseil municipal mais seulement à 7h05 du matin pour
le premier départ et à 8h45 du soir pour le dernier.
Dans ces circonstances, M. le Maire, l'arrêté de M. le Préfet de Police du 16
janvier 1884 me paraît devoir être maintenu. Je vous prie d'en informer le
Conseil municipal de Boulogne.
Recevez...
Année 1889
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 26 mars 1889, le Président du Conseil d'administration des Tramways de Paris
et du Département de la Seine écrit au Maire de Boulogne.
Nous avons l'honneur de vous remettre la copie d'une lettre que nous avons
adressée à M. le Ministre des Travaux publics à la date du 23 courant à l'effet
d'obtenir la concession de l'exploitation de la ligne de tramways Paris-Louvre à
Sèvres et Saint-Cloud laquelle fait l'objet d'un vœu du Conseil d'arrondissement
de Saint-Denis, renvoyé par le Conseil général dans sa séance du 28 décembre
dernier à la Commission mixte des Omnibus et Tramways.
Notre Compagnie étant disposée au cas où la concession lui serait accordée à
appliquer sur cette ligne la traction mécanique, et à exécuter les modifications
et améliorations réclamées par la population que vous administrez, nous espérons
M. le Maire que vous voudrez bien appeler l'attention bienveillante du Conseil
municipal de votre Commune sur notre demande et nous prêtez votre appui auprès
des Pouvoirs publics.
Agréez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 5 août 1889, le Sénateur, Préfet de la Seine écrit au Maire de Boulogne qui a
bien voulu l'entretenir de la question de la diminutions du prix des places sur
les lignes du Louvre à Saint-Cloud et du Louvre à Sèvres et Versailles.
D'après le rapport qui lui a été adressé à ce sujet, la Concession Loubat
exploitée actuellement par la Compagnie générale des Omnibus ne comprend que
deux services, celui du Louvre à Saint-Cloud et celui du Louvre à Sèvres.
Quant à la Compagnie de Versailles, elle n'est titulaire que d'une concession
entre Sèvres et Versailles mais par suite d'un traité passé avec à la Compagnie
générale des Omnibus, elle a obtenu la faculté de faire arriver ses voitures
dans Paris jusqu'au Louvre.
Ces trois exploitations jouissent d'un tarif spécial. L'établissement du tarif
des deux lignes de la Compagnie générale des Omnibus est régulier et en
correspondance avec les décrets de concession.
En effet le décret du 6 février 1864 portant concession au Sieur Loubat de
l'exploitation de la voie ferrée de Sèvres et de Boulogne à Vincennes stipulait
que les prix de transport seraient perçus d'après les tarifs suivants :
Places de 1ère classe ou coupé (aujourd'hui supprimées) 0f,10
par kilomètre
2ème classe ou intérieure 0f,08 par kilomètre,
3ème classe ou impériale 0f,06 par kilomètre.
L'application rigoureuse de ce tarif kilométrique aurait porté le prix des
places, savoir :
- de Boulogne à la Concorde : 3ème classe 0f,60, 2ème
classe 0f,80
- de Boulogne au Louvre : 3ème classe 0f,65, 2ème classe 0f,85.
Mais il n'en a pas été ainsi, et après plusieurs modifications successives, un
arrêté de M. le Préfet de Police du 24 août 1875 a fixé un taux uniforme de 0f,55
tant pour l'intérieur que pour l'impériale, le prix du transport en semaine.
Cette tarification étant inférieure au prix réglementaire de la classe la moins
élevée ne saurait donner lieu à aucune critique sérieuse.
En outre, la faculté de surélever les prix les dimanches et jours de fête est
formellement accordée à la Compagnie concessionnaire par l'Art. 1er
du décret du 5 février 1864 et le taux de 0f,75 admis par l'arrêté de
M. le Préfet de Police du 24 août 1875 est d'ailleurs inférieur à celui de 0f,85
que la Compagnie serait à la rigueur en droit de percevoir.
L'application du tarif présente certaines anomalies qui ne sont que la
conséquence du traité passée entre les deux compagnies, ce traité ayant stipulé
que les prix perçus pour les transports sur les deux lignes ne pourraient être
abaissés.
En 1877, les deux compagnies avaient soumis à M. le Ministre des Travaux publics
une nouvelle combinaison ayant pour objet de Saint-Cloudinder l'exploitation du
Louvre à Versailles en deux parties distinctes, l'une du Louvre au
Point-du-jour, réservées à la Compagnie générale des Omnibus, l'autre du
Point-du-jour à Versailles réservée à la Compagnie de Versailles avec
transbordement des voyageurs à la limite commune des deux sections.
Si cette combinaison avait été approuvée, la Compagnie générale des Omnibus
aurait appliqué à la ligne du Point-du-jour, comme à celle de Saint-Cloud, dans
l'intérieur de Paris, le tarif ordinaire de 0f,30 et 0f,15c.
La solution de la question ne dépend plus de mon administration, M. le Ministre
des Travaux publics ayant annoncé par dépêche en date du 23 mai 1878, qu'il
transmettait au Conseil d'État un projet de décret ayant pour objet :
- 1.d'approuver le traité passé le 28 août 1877 entre la Compagnie des Tramways
de Sèvres à Versailles et la Compagnie générale des Omnibus, en vue de changer
le mode d'exploitation des voies ferrées du Louvre à Sèvres et de Sèvres à
Versailles ;
- 2. de fixer les prix à percevoir pour le transport des voyageurs entre le
Louvre et Sèvres.
Ce qui paraît avoir retardé jusqu'ici cette affaire, c'est la mauvaise situation
de la Compagnie de Versailles (Francq), qui vient du reste, d'être déclarée en
faillite.
Veuillez...
Signé le Sénateur, Préfet de la Seine
Année 1891

Archives municipales de
Boulogne-Billancourt
Le 25 novembre 1891, Le Président donne
lecture au Conseil des dires déposés au cours de l'enquête ouverte sur le projet de
substitution de la traction mécanique à la traction animale sur les lignes de tramways
des routes de Versailles et de la Reine.
Plusieurs protestations se sont produites au sujet, notamment au report des voies sur les
accotements.
Le Conseil considérant les avantages considérables consentis à la Compagnie Générale
des Omnibus par l'installation de la voie sur les accotements demande que le prix de la
traversée dans les deux voies de Boulogne soit de 0f10.
Dans le cas où la Compagnie n'accepterait point cet abaissement de tarif, l'installation
serait maintenue sur le milieu de la chaussée.
Cet ordre du jour mis aux voix est repoussé par la majorité, ont voté pour : 11.
Toutefois en raison des avantages que la Compagnie Générale des Omnibus retirera
certainement du report des voies sur les accotements, le Conseil émet le vu que le
prix des places dans la traversée de Boulogne et sur les deux lignes soit fixé
uniformément à 0f,10.
Année 1892

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 16 mars 1892, Il est donné lecture d'une lettre par laquelle la Compagnie Générale
des Omnibus informe l'administration municipale qu'elle ne peut, quant à présent
substituer à la voiture qui fait actuellement le servie du théâtre une voiture de plus
grande contenance, le nombre des voyageurs n'ayant pas encore atteint le chiffre prévu
dans la convention pour nécessiter cette substitution.
Archives
municipales de Boulogne-Billancourt
Le 10 juin 1892, Le Conseil nomme une délégation composée de MM... chargée de
conférer avec M. le Ministre des travaux publics sur les causes de retard apporté à la
substitution de la traction mécanique à la traction animale sur les lignes de tramways
LouvreSaint-Cloud et LouvreVersailles.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 21 novembre 1892, Il est donné lecture d'une lettre en date du 26 octobre 1892
adressée à M P. Sénateur de la Seine, par M. le Ministre des Travaux publics, indiquant
l'état actuel de l'instruction ouverte en vue de la substitution de la tractions
mécanique à la traction par chevaux sur les lignes de tramways du Louvre à Saint-Cloud
et du Louvre à Sèvres et de Sèvres à Versailles.
Cette lecture terminée, M. V au nom de la délégation du Conseil chargée de faire une
démarche auprès du Conseil général relativement au mauvais état et à l'insuffisance
d'arrosage des routes départementales et nationale rend compte en ces termes au résultat
de son entrevue avec les membres de la 2ème Commission départemental.
À la première question, celle relative à l'arrosage plus complet des routes de
Versailles et de la Reine, il nous a été répondu qu'il n'était fait d'exception pour
aucune commune de France que le Conseil général ne pouvait intervenir pour obliger
davantage les Ponts & Chaussées et qu'il ne nous restait qu'un moyen, celui de faire
l'arrosage par les communes en en supportant tous les frais. Quant à l'entretien des
chaussées desdites routes M. l'Ingénieur en chef des Ponts & Chaussées nous a
expliqué qu'en prévision de la réfection indispensable de ces chaussées à la suite du
déplacement des rails actuels sur les bas côtés de la route pour les nouveaux tramways
à traction mécanique et qu'à l'égard de ce tramway, il était en mesure de répondre
que la Compagnie Générale des Omnibus informée du projet de décret proposé par le
Conseil d'État, avait d'abord refusé les deux conditions imposées : observation des
prescription de la loi de 1881 réglementant le service des tramways à traction
mécanique et la réserve faite par l'administration de substituer provisoirement les
chevaux à la traction mécanique mais qu'il venait d'apprendre, la veille, que ladite Cie
ayant réuni de nouveau son Conseil avait définitivement adopté le projet de décret et
qu'elle s'organisait pour mener activement les travaux nécessaires en vue d'un
fonctionnement prochain du service.
L'un des délégué du Conseil déclare que l'administration départementale s'est presque
engagée à faire compléter le pavage de la Grande-rue.
Année 1893

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 24 février 1893, M. le Maire fait donner lecture de la lettre ci-après reproduite
qu'il a reçue de la Compagnie Générale des Omnibus.
Paris le 10 février 1893 - Monsieur le Maire, vous avez demandé à la la Compagnie des
renseignements sur plusieurs affaires qui vous intéressent :
1. un abri de la station - La construction de cet abri est décidée en principe. Nous
attendons le résultat des négociations engagées avec la Ville au sujet du droit de
stationnement ;
2. époque de l'exploitation des lignes de VersaillesLouvre à la traction
mécanique - C'est seulement le 12 décembre 1892 que nous avons pu obtenir le décret
d'autorisation sollicité depuis près d'un an. Nos travaux se poursuivent rapidement. Il
est probable que nous pourrons livrer une partie de la ligne au public dans le courant de
l'année 1893.
3. Terminus du tramway à vapeur - La question est soumise à MM. les ingénieurs du
Contrôle et nous croyons savoir qu'elle sera résolue dans quelques jours ;
4. déplacement des relais du boulevard de Strasbourg - Anciennement les relais
s'effectuaient devant le dépôt et c'est après plusieurs réclamations de voyageurs de
la ligne que nous les avons transférés au boulevard de Strasbourg. Ces voyageurs se
plaignaient de perdre leur temps en arrêts constants et de fait en quittant les voitures
au boulevard de Strasbourg, ils pouvaient encore arriver avant elles au Rond-point de
Boulogne, obligées qu'elles étaient de s'arrêter au dépôt pour relayer.
C'est à la fois pour empêcher les voyageurs de nous quitter et éviter les réclamations
de ceux qui nous restaient fidèles que nous avons décidé le service de la cavalerie à
effectuer les relais de la ligne TA pendant le contrôle des voitures au bureau du
boulevard de Strasbourg.
Veuillez...
Après avoir entendu la lecture de la lettre qui précède, le Conseil délègue MM... à
l'effet d'entretenir l'Ingénieur en chef des Ponts & Chaussées de l'état
déplorable dans lequel se trouvent les routes nationale et départementale et le prier en
même temps d'agir près de la Compagnie Générale des Omnibus pour hâter
l'établissement de ses nouvelles voies sur les accotements desdites routes. Le Conseil
prie M. le Maire de prendre les mesures nécessaires pour arriver à la suppression des
relais, du mois au stationnement des chevaux établi à l'intersection du boulevard de
Strasbourg et de l'avenue de la Reine et qui présentent des inconvénients.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 5 avril 1893, M. C. demande si l'administration municipale a fait le nécessaire pour
arriver à la suppression du stationnement des chevaux de la Compagnie Générale des
Omnibus près de la place Wallace.
M. le Maire répond qu'il va rappeler à la Compagnie Générale des Omnibus l'engagement
qu'elle a pris par lettre du 9 mars dernier de réduire le stationnement au minimum de
temps nécessaire pour le relai.

Le 5 avril 1893, Exposition universelle de 1900.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 6 octobre 1893, Au nom et comme secrétaire rapporteur de la Commission de l'octroi, M.
B. fait l'exposé suivant ;
Messieurs, votre 5ème Commission s'est réunie le 29 septembre dernier sous la
présidence de M. le Maire.
Elle a eu à examiner une demande présentée par la Compagnie Générale des Omnibus à
l'effet d'obtenir le remboursement de droit d'octroi s'élevant à 187f,16 qui
auraient été indûment perçu sur des combustibles et des matériaux de construction
introduits dans la Commune en 1891 et 1892 ;
Après avoir entendu la lecture d'un rapport présenté à cet effet par M. D. Préposé
en chef de l'octroi, votre 5ème Commission a pris les résolutions suivantes,
sous réserve bien entendu de votre approbation :
Il sera remboursé à la Compagnie Générale des Omnibus :
1. La somme de 113f,96 perçue à tort sur des combustibles nécessaires à
l'alimentations des machines, matières exemptées par l'article 10 § 2, de la Convention
interne entre la Commune et le Compagnie Générale des Omnibus au sujet de la
substitution de la traction mécanique à la traction animale sur la ligne d'Auteuil ci
113,96.
2. Une somme de 38,60 perçue sur un pont roulant servant à enlever les machines et à
les placer sur le côté pour les réparer. Ce pont peut-être considéré comme un outil
au moins comme une construction que l'ancien tarif n'imposait pas ci 38,60 soit un total
des sommes à rembourser de 152,56.
Quant au surplus de la réclamation, nous avons été d'avis qu'il n'y avait pas lieu de
l'admettre.
En effet, la Compagnie réclame le remboursement de 42 timbres à 0,10 or les timbres des
quittances sont des droits appartenant au trésor public, conséquemment la Commune n'a
pas à les rembourser.
Quand à la somme de 30f,40 réclamée pour droits perçus sur de la chaux et
des briques pour la construction de l'intérieur de l'immeuble que la Cie
possède 136 route de la Reine, des fosses dites à piquer le feu, elle ne saurait non
plus être remboursée attendu que l'affranchissement concédé en faveur de la Cie
ne concerne que les matériaux devant servir à la reconstruction de la ligne de Boulogne
à Auteuil et à son entretien.
Telles sont Messieurs, les propositions que nous avons l'honneur de soumettre à votre
approbation.
Invité à délibérer.
- le conseil municipal :
- vu la réclamation présenté par la Compagnie Générale des Omnibus ;
- vu la convention intervenue entre la Compagnie Générale des Omnibus et la Ville de
Boulogne pour la substitution de la traction à vapeur à la traction animale sur la ligne
d'Auteuil ;
- ouï le rapport qui précède ;
- u le budget de l'exercice courant
Délibère :
Le rapport de la 5ème Commission est approuvé ;
- en conséquence, il est ouvert au budget de 1893 un crédit de 152,60 sous le titre
"Restitution à la Compagnie Générale des Omnibus de droit d'octroi indûment
perçus".
Année 1894

Archives municipales de
Boulogne-Billancourt
Le 21 février 1894, Une lettre de M. Fresson relative à l'établissement d'un tramway
allant di Point du jour à Longchamp est renvoyée à la Commission des travaux.
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 30 juin 1894, Adoptant les conclusions de la Commission, le Conseil recommande à M. le
Maire d'insister auprès de la Compagnie Générale des Omnibus, pour que les plans qui ont été soumis à son
examen soient scrupuleusement suivis et qu'il ne soit pas créé d'obstacles à la
circulation des voyageurs venant des bateaux ; ladite Compagnie devra remettre en état un
urinoir que ses travaux ont obligé de déplacer.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 28 novembre 1894, M. D. dépose sur le bureau la proposition suivante :
Le Conseil considérant la mauvaise situation faite à la Ville de Boulogne par suite du
service défectueux des tramways à air comprimé, invite la Compagnie Générale des
Omnibus à se mettre en mesure pour organiser un service régulier ; et dit, que dans le
cas où la Compagnie Générale des Omnibus ne tiendrait pas compte de sa juste
réclamation, il serait obligé d'en référer au ministre des Travaux publics afin de
faire cesser cet état de choses qui cause à la Ville de Boulogne un préjudice
considérable.
Cette proposition est adoptée à l'unanimité par le Conseil.
Année 1895

Archives municipales de Saint-Cloud
Le 28 avril 1895, M. le Maire communique au Conseil une lettre de M. L annonçant l'envoi
très prochain du dossier complet de l'affaire qu'il a du faire étudier avec beaucoup de
soin et qui lui semble aujourd'hui présenter moins de difficulté qu'au premier abord.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 5 juin 1895, M. C. 1er adjoint s'exprime en ces termes.
Pour remplir la mission que vous nous avez confiée au cours de notre séance du 7 mai,
nous nous sommes rendus, le 14 mai dernier, au siège de la Compagnie Générale des
Omnibus. Nous nous faisons un devoir de vous donner le compte rendu fidèle de l'entretien
que nous avons eu avec M. Cuvinot, Président du conseil d'administration.
1ère question relative aux services du Louvre à Versailles et du Louvre à
Saint-Cloud.
M. Cuvinot a répondu que le matin même le service par air comprimé avait commencé de
Versailles au Point du jour et qu'à fin de ce mois de mai, il se ferait de Versailles au
Louvre, mais de Versailles à Sèvres toutes les heures seulement en ajoutant que de ce
dernier point au Louvre il y aurait départ toutes les 1/2 heures au moyen et de l'air
comprimé et d'une traction par les machine Rowan (que la Compagnie Générale des Omnibus
venait d'acheter) et des machines Serpollet disposées en conséquence pour le parcours
attendant l'autorisation, pour ces dernières de pénétrer dans Paris ; mêmes départs
toutes les 1/2 heures de Saint-Cloud au Louvre ; bref, affirmation d'un service assuré
sur les deux lignes sans traction animale qui fonctionnerait complètement au 15 juin
point extrême ;
2ème question : voitures supplémentaires demandées à Boulogne et à
Billancourt ; il a déclaré qu'il reconnaissait le bien fondé de cette demande et allait
s'en occuper croyant que cette mesure serait favorable aux intérêts de la Cie.
Pour Boulogne que cela se pourrait établir mais en dépôt, à l'usine qui, prochainement
va donner de l'espace libre par suite du déménagement des voitures transportées au
dépôt du Point du jour à la place des écuries devenues inutiles ; et pour Billancourt,
les jeudis et dimanches bureau de la route de Versailles, rue de la Ferme, comme elles ont
déjà fonctionné il y a quelques années.
Il trouve très légitimes nos réclamations et l'état de mécontentement de la
population éprouvé mais il dit qu'ayant trouvé à son arrivée à l'administration, un
tel encombrement et du tâtonnement à l'égard des service à l'usine de Boulogne, il lui
a fallu beaucoup de temps pour examiner et organiser un fonctionnement possible;
Il annonce, du reste, que pour parvenir à une production suffisante d'air comprimé on va
installer de suite, au coin du ponts de Saint-Cloud, sur Boulogne, une machine qui donnera
l'eau nécessaire aux compresseurs et évitera d'amorcer le siphon comme on le fait
aujourd'hui ; que cette machine fonctionnera à l'état permanent et sera reliée, pour la
direction et la mise en marche par une dynamo mis l'appareil électrique de l'usine.
Quant à la multiplication des départs il n'a pas manqué de répondre que la Cie
par son traité Loubat devait seulement un service à toutes les heures mais que déjà
remarqué, on avait reconnu que la Cie perdait une grand nombre de voyageurs
prenant d'autres voies de communication et qu'il était amené à penser que la Cie
ne serait pas rebelle à cette amélioration.
Quant à l'abri d'Auteuil, il nous a rappelé que la Cie était arrêtée par
l'exigence de la Ville de Paris demandant un loyer excessif de 40 fr par mètre
superficiel à s'entendre à cet égard ;
Il se rendait, après notre visite, au Conseil municipal de Paris pour causer nous a-t-il
dit de différentes affaires y compris celle-là.
Après un change de vues, le Conseil remercie ses délégués et espère que les
améliorations promises seront réalisées prochainement.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 28 juin 1895, Avant de faire procéder à l'examen des différentes affaires à l'ordre
du jour, M. le Maire expose que, pour remédier au service défectueux des tramways et
assurer promptement le régularité du service sans transbordement au Point-du-jour, il
conviendrait, selon lui, d'émettre un vu pressant invitant la Compagnie Générale
des Omnibus à faire usage temporairement de machines à vapeur et ce, jusqu'à ce que le
système de traction à l'air comprimé soit définitivement installé.
Il ajoute que l'administration préfectorale à laquelle il s'est adressée pour réclamer
les améliorations attendues depuis si longtemps partage sa manière de voir et est tout
disposé, par dérogation au cahier des charges, à donner son autorisation pour
l'établissement provisoire d'un service à vapeur.
Sur la demande qui lui en est faite par M. le Maire, M. B. rédige le projet de vu
suivant qui est adopté à l'unanimité par le Conseil.
Le Conseil,
- considérant que le service ce tramway LouvreSaint-Cloud et LouvreSèvres
provoque depuis longtemps de la part des habitants de Boulogne des réclamations
justifiées ;
- que depuis plus d'un an en effet et par suite de la mauvaise installation du service à
air comprimé, les voyageurs sont dans l'obligation à toute heure du jour ou de la nuit,
de changer de voiture au Point-du-jour et d'attendre un nouveau départ ;
- que la durée du trajet se trouve en outre considérablement augmenté ;
- que malgré toutes les promesse faites par la Compagnie Générale des Omnibus, cet
état de choses menace de durer un temps indéterminé, les réparations ou installations
nouvelles à faire ne permettant pas d'espérer avant une année et peut-être davantage
un fonctionnement régulier de la traction à air comprimé jusqu'au Louvre.
- émet le vu que la Compagnie Générale des Omnibus soit autorisée ou, même s'il
y a lieu, mise dans l'obligation d'employer dès maintenant d'autres machines que celles
à air comprimé de façon à assurer le service sans transbordement pendant tout le temps
que pourront durer ces travaux et prie instamment l'administration compétente de vouloir
bien admettre l'urgence de cette demande et donner satisfaction à la population dans le
plus bref délai possible.
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Le 14 octobre 1895, Il est décidé que la Commission nommée le 7 mai 1895 et composée
de MM. se réunira très prochainement à la Mairie pour déterminer les points sur
lesquels portera la demande à adresser à M. le Préfet de Police.
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Le 12 novembre 1895, M. D. donne lecture du rapport ci-après reproduit :
Messieurs dans sa séance du 2 novembre 1895, dernier votre Commission des tramways a
désigné deux de ses membres, à l'effet de faire, auprès de la Compagnie Générale des
Omnibus une nouvelle démarche, ayant pour but d'améliorer tous les services des tramways
de Boulogne.
Il y a longtemps que votre délégation est sur la brèche ; comme vous le savez, elle a
déjà eu de nombreux pour parler avec cette Cie et toujours ses justes
réclamations ont été accueillies par une fin de non recevoir.
Cependant, par suite de l'augmentation de notre cité, le besoin d'un bon service de
tramways devient de plus en plus urgent.
Pour nous conformer à votre mandat, nous nous sommes rendus au siège de la Compagnie
Générale des Omnibus, M. Cuvinot Président du Conseil d'administration nous a
immédiatement reçus ; et nous devons le dire, nous a fait le meilleur accueil.
Pendant une grande heure nous lui avons exposé à nouveau ce que nous lui avions déjà
dit bien des fois : que par suite du mauvais vouloir de la Cie, on laissait une
population de 35 000 habitants dans une situation déplorable.
Veuillez préciser vos griefs, nous dit-il, je verrai s'il m'est possible dans une
certaine mesure, d'y donner satisfaction :
Voici dans quel ordre nous lui avons exposé ce que nous désirions :
1. Une voiture supplémentaire, place de l'église de 7 h. à 9 h. du matin, car à ces
heures il reste toujours une dizaine de personnes qui ne peuvent partir faute de places.
2. Une même voiture supplémentaire aux mêmes heures, pour le tramway passant place
Wallace serait nécessaire pour y prendre aussi tous les voyageurs ; de même qu'à la
bifurcation de la route de Versailles et du boulevard de Strasbourg, où le même cas se
présente tous les jours, toujours de 7 h. à 9 h. du matin.
3. Des départs tous les 1/4 d'heures, qui s'imposent dans un pays de l'importance de
Boulogne.
Sa réponse ne se fit pas attendre : j'ai le regret de vous dire, nous a-t-il di,t qu'il
ne sera pas possible, quant à présent de vous donner satisfaction que sur un seul point
: c'est de mettre 2 voitures tous les matins de 7 h. à 9 h. du Rond-point de la Reine à
Auteuil. Pour les autres lignes il m'est absolument impossible de faire droit à votre
demande.
Ce fut sa réponse, dont vous vous en doutiez bien un peu, MM. nous aussi : elle n'a pas
varié c'est toujours la même : nous ne sommes pas prêts, nous ne sommes pas en mesure
de faire mieux, etc., etc.
Véritablement, notre honorable collègue M. G. est prophète ; il doit être doué d'une
double vue, car depuis le commencement de nos malheureuses démarches, il nous a toujours
prédit notre insuccès ; nous ferons bien désormais, de le consulter avant d'en faire de
nouvelles.
L'aimable Président a bien cherché en finissant, à nous consoler en nous entretenant
d'un colossal projet de tramways à traction mécanique ; mais rassurez vous MM. ce
colossal projet actuellement à l'étude est destiné... aux parisiens !
Selon M. Cuvinot, ce projet ne coûtera pas moins de 60 millions.
À la suite de cette déclaration, M. Cuvinot a bien voulu nous faire espérer que
Boulogne au moment de l'exécution de ces nouvelles lignes, ne serait pas oubliée dans la
répartition et qu'une grande amélioration pourrait en résulter sur toutes nos lignes.
Nous lui avons répondu, que nous le remercions bien de sa sollicitude, pour Boulogne, et,
nos lui avons demandé à quelle époque la Cie espérait combler Boulogne de
ses bienfaits ? Ah ! Monsieur nous a-t-il dit, vous m'en demandez trop long ; la Cie
a déjà fait le nécessaire auprès du Préfet de la Seine pour obtenir l'autorisation de
la mise en exécution de ces travaux, et, peut-être pourrons-nous commencer dans 2 ans.
Vous voyez MM. que nous avons le temps d'attendre le bon plaisir de la Cie. La
seule question qui nous paraît à peu près élucidée est celle, du nouveau tramway à
vapeur qui doit faire le service entre le Rond-point de la Reine et le Louvre.
Ce tramway supplémentaire apportera certainement une amélioration, mais là encore une
difficulté retarde sa mise en marche : la Cie n'ayant pas encore
l'autorisation du Préfet de la Seine.
Nous avons cependant le ferme espoir que ce nouveau service ne se fera pas longtemps
attendre.
À ce sujet nous avons fait observer à M. Cuvinot, que si la tête de ligne se trouvait
place Wallace, elle rendrait beaucoup plus de services à cette partie de Boulogne qui est
jusqu'à présent comme nous l'avons déjà dit complètement déshéritée. Il nous a
répondu, que c'était une question à étudier.
Nous avons aussi demandé qu'il soit établi un même service route de Versailles avec un
tête de ligne à la bifurcation de ladite route et du boulevard de Strasbourg.
Sa réponse a été : qu'en cet endroit la place ne lui paraissait pas suffisante pour le
fonctionnement des machines.
Il nous a promis, qu'il irait lui-même faire des études sur place ; mais que si cela
était possible, il était bien entendu que là, comme à la place Wallace, tous les frais
d'installation seraient supportés par la Commune. Ce n'est qu'à cette condition a-t-il
ajouté, que je mettrai de projet à l'étude.
Tel est MM. le résumé du long entretien que nous avons eu avec le Président de Conseil
d'administration de la Compagnie Générale des Omnibus.
Vous devez être de plus en plus fixés sur les bonnes intentions de cette Cie
à l'égard de Boulogne, et, vous associerez vos regrets aux nôtres ; tout en vous
déclarant prêts à l'assiéger à nouveau ; jusqu'à ce que nos justes réclamations
soient enfin favorablement accueillies.
Signé D.
Après avoir entendu la lecture du rapport qui précède, le Conseil décide qu'il y a
lieu de s'adresser à M. le Préfet de Police pour obtenir des améliorations attendues
depuis si longtemps.
Année 1896

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 22 juin 1896, MM. L. V. font connaître qu'ils se sont présentés aujourd'hui au
siège de la CGO afin de demander des améliorations dans le service des tramways.
1. organisation de 4 départs à l'heure eu lieu de 3 ;
2. même tarif pour le train, dit "des théâtres" que tous les autres trains.
M. le Président du Conseil d'administration a répondu qu'il serait en mesure de leur
faire connaître dans une huitaine de jours la décision de la Compagnie à l'égard de
cette demande.
M. B. désire que des démarches pressantes soient faites par la Délégation en vue
d'obtenir une voiture supplémentaire qui stationnerait avenue de la Reine près le
boulevard et une autre à Billancourt.
M. L. dit qu'il entretiendra la Compagnie de cette question.
MM. V. & G. pensent qu'une entente avec la Compagnie est possible au sujet de
l'arrosage des grandes voies qui pourrait se faire au moyen de tonnes marchant sur rails
et remorquées, soit par la vapeur, soit par l'aire comprimé.
Le Commission des travaux examinera cette question.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 11 juillet 1896, sur la proposition de M. L. le Conseil nomme une Commission chargée
de se mettre en rapport avec la Compagnie générale des Omnibus en vue d'obtenir des
améliorations dans le service des tramways.
Archives
municipales de Boulogne-Billancourt
Le 11 juillet 1896, Le Conseil municipal,
- vu le dossier de l'enquête à laquelle il a été procédé du 4 juin au 4 juillet
1896, sur le principe de la substitution de la traction mécanique à la traction animale
sur les lignes de tramways exploitées tant à Paris que dans les autres communes du
Département de la Seine et desservies par des chevaux
- vu le mémoire descriptif, ensemble la carte des tramways du Département de la Seine ;
- vu le tableau récapitulatif des lignes de tramways à traction animale sur lesquelles
porte l'enquête ;
- considérant que la ligne allant de l'église de Boulogne aux Moulineaux actuellement
desservie par des voitures à traction animale pourra rendre des services appréciables le
jour où le changement de traction sera opéré en ce sens que la durée du trajet se
trouvera considérablement réduite et que les voitures pourront transporter un plus grand
nombre de voyageurs ;
-Délibère :
Il y a lieu de demander la substitution de la traction mécanique à la traction animale
sur la ligne BoulogneLes-Moulineaux.
Et sur la proposition de M. le Maire, le Conseil émet le vu que ce tramway, au lieu
de s'arrêter à l'église de Boulogne, poursuive sa course sans transbordement jusqu'à
la gare d'Auteuil.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 28 juillet 1896, M. L. demande la parole pour rendre compte du résultat de la
démarche faire par la délégation du Conseil auprès de la Compagnie générale des
Omnibus.
Il s'exprime en ces termes :
Messieurs la Commission nommée dans la séance du Conseil du 11 juillet courant dans le
but de s'entendre avec la Compagnie générale des Omnibus au sujet des améliorations à
apporter au service des tramways dans Boulogne a eu, samedi 25 juillet une entrevue avec
le Président du Conseil d'administration de cette Compagnie. Les membres de la Commission
présents à cette entrevue étaient MM., Conseillers.
Les demandes d'amélioration présentée à la Compagnie ont été les suivantes :
1. Ligne d'Auteuil au Rond-point de Boulogne :
- organiser en semaine, un voyage partant d'Auteuil à minuit (en semaine, il n'y a pas de
départ entre 11h35 et 12h30) ;
- établir comme règle que tous les départ d'Auteuil à partir de 11 h. du soir
correspondront à l'arrivée d'un train de Paris et que le tramway ne quittera la station
qu'après l'arrivée de ce train, même lorsque ce dernier train aura un léger retard ;
- supprimer l'augmentation du prix des places aux dernières voitures, dites de théâtre
;
- assurer des places aux voyageurs du centre de Boulogne les dimanches et jours de fêtes
en remplaçant la petite voiture en station à l'église par une grande voiture à deux
attelages. Faire faire le service à cette voiture en semaine le matin de 7h.1/2 à 10
heures ;
- transformer la voiture (dite Marseillaise) dans laquelle les bancs sont placés
perpendiculairement à la voie ; cette voiture faisant l'objet des récriminations de la
part des voyageurs appelés à s'en servir ;
- organiser les voitures de manière que les voyageurs puissent descendre en même temps
par la plate-forme de devant. Tous les voyageurs étant appelés à descendre de voiture
en même point, en arrivant à Auteuil, contrairement à ce qui se passe sur les autres
lignes, le conducteur pourrait ouvrir à l'arrivée sur le devant une porte qu'il
refermerait aussitôt que tous les voyageurs seraient descendus ;
- ouvrir l'impériale des voitures d'attelage afin que le voyageurs soient garantis de la
fumée et de l'eau de condensation des machines ;
- transformer toutes les voitures dans un délai plus ou moins rapproché de manière à
supprimer la plate-forme de devant ; les allées et les venues dans l'intérieur pour se
rendre à cette plate-forme occasionnant des courants d'air très préjudiciables, surtout
en hiver à la santé des voyageurs ;
- installer un service de bagages 2 fois par jour, aux heures où le service est le moins
chargé, aux bureaux du Rond-point, de l'église et d'Auteuil ;
- relier le Rond-point, l'église et Auteuil par une ligne téléphonique afin que les
voyageurs puissent être prévenus lorsqu'un accident sera survenu à un point quelconque
du parcours et évitant ainsi d'attendre indéfiniment après une voiture qui n'arrive
pas.
2. Lignes du Louvre à Saint-Cloud et Versailles.
- établir un stationnement de voitures au boulevard de Strasbourg au croisement de
l'avenue de Versailles et de la Reine, afin d'assurer de la place aux voyageurs du centre
de Boulogne ;
- organiser sur la route de la Reine un 4ème départ à l'heure : deux
voitures partant de Saint-Cloud et deux du Rond-point, ces deux dernières prenant au
passage la voiture en stationnement au boulevard de Strasbourg ;
- supprimer les arrêts à la barrière pour les trains venant de Versailles et de
Saint-Cloud, afin d'éviter l'encombrement très gênant pour la circulation, qui se
produit à cette endroit, ainsi que la perte de temps occasionnée par les manuvres
;
- abaisser le plus tôt possible les prix des places sur ces lignes et le ramener à 0f;10
pour toute la traversée de Boulogne.
3. Ligne des Moulineaux.
- installer sur cette ligne la traction mécanique plus particulièrement électrique ;
- organiser 4 départs à l'heure et établir le tableau de service de manière que les
voitures arrivent à l'église quelques minutes avant le départ de ce bureau de la
voiture qui y est en stationnement.
D'une façon générale M. le Président de Conseil d'administration de la
Compagnie générale des Omnibus a répondu à la Commission qu'il était disposé à
donner satisfaction aux demandes qui lui étaient faites dans la mesure du possible. Ces
demandes vont être examinées et il sera donné réponse à la Municipalité des
solutions adaptées pour chacune d'elle, au fur et à mesure que des décisions seront
prises.
En particulier au sujet de l'augmentation du service sur la ligne LouvreSaint-Cloud,
la Compagnie a pu dès maintenant annoncer que satisfaction serait donnée à la demande
du Conseil à partir du 1er septembre prochain.
Au sujet de la voiture en stationnement demandé avenue de Versailles, un devis du travail
exécuté a déjà été fait, le montant s'élève à 16 000 francs.
M. le Président fait part que la Compagnie est disposée à prendre à sa charge les
frais de voitures nouvelles à construire, mais elle demande que ceux d'installation de la
voie soient à la charge de la Commune. Sur une demande de la commission, le Président du
Conseil d'administration consent à faire examiner la question à nouveau et à
communiquer à la Ville de Boulogne le prix minimum auquel elle serait arrêtée pour ce
travail.
La Commission a également demandé au Président du Conseil d'administration si la
Compagnie serait disposée à établir une nouvelle ligne partant de la place Wallace pour
Auteuil en passant par les rues du Château ou Escudier et devant plus tard passer par la
porte Molitor et le pont Mirabeau, dévier la ligne des Moulineaux dans cette direction.
M. le Président du Conseil d'administration a répondu qu'il ne voyait pas la
possibilité de donner pour le moment satisfaction à cette demande, ni d'ailleurs
l'intérêt que pourrait y trouver la Compagnie surtout étant donné qu'une concession
venait d'être accordée à une autre Compagnie pour plusieurs lignes nouvelles dont une
avait précisément la même direction..
À ce sujet M. le Président du Conseil d'administration a fait part à la Commission de
nouveaux projets qui doivent être mis incessamment à exécution et qui intéressent les
habitants de Boulogne.
1. Substitution de la traction mécanique à la traction animale sur la ligne
MadeleineAuteuil qui sera transformée en tramway. Sur cette ligne il serait
organisé d'abord 6 départs à l'heure et pour 2 de ces voyages, les voitures au lieu de
s'arrêter à Auteuil continueront jusqu'au Rond-point de Boulogne.
2. Substitution de la traction mécanique à la traction animale sur la ligne
Saint-SulpiceAuteuil.
Enfin, le Président du Conseil d'administration a appelé l'attention de la Commission
sur le procès engagé entre la Ville et la Compagnie relativement aux droits d'octroi à
payer par celle-ci pour les charbons consommés dans son usine de Boulogne. Il a fait part
de son intention de donner une extension considérable à cette usine si la Ville
consentait à accorder à la Compagnie l'entrepôt pour les charbons mais dans ce cas
seulement. Il affirme d'ailleurs être convaincu des droits de la Compagnie à cet égard.
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 13 août 1896, M. L'adjoint-Président communique au Conseil une lettre faisant
connaître que le dossier de cette affaire est, en ce moment au ministère et qu'on peut
espérer une prompte solution.
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 13 août 1896, Le Conseil convaincu que toute amélioration des moyens de communication
entre Saint-Cloud et les localités voisines est d'une utilité indiscutable, donne, à
l'unanimité, un avis favorable au projet sus-dit.
Année 1897

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 2 février 1897, M. le Maire fait donner lecture d'une pétition revêtue de 62
signatures tendant à obtenir de la Compagnie Générale des Omnibus, des trains
supplémentaires à partir de 4 heures du matin.
Après examen, le Conseil décide le renvoi avec un avis favorable de cette pétition à
la Commission spécialement chargée de faire les démarches nécessaires pour obtenir des
améliorations dans le service des tramways. M. L. signale que le mécanicien est
actuellement seul pour conduire la machine ; la façon dont les voitures sont construites
ne permet pas au conducteur de suppléer le mécanicien dans le cas où celui-ci se
trouverait subitement indisposé ; de graves accidents peuvent en résulter pour les
voyageurs ; il demande l'intervention de l'administration pour obtenir l'installation d'un
système permettant au conducteur d'arrêter la marche du train à défaut du mécanicien.
M. P. faut remarquer que cette question a déjà préoccupé le Conseil précédent et
qu'une délibération a été prise ce sujet le 28 juin 1895.
Le Conseil s'associe à la demande de M. L. et décide que la délibération
sus-mentionnée sera rappelée à la Compagnie par la Commission du Conseil.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 3 mars 1897, M. le Maire communique au Conseil une lettre en date, à Paris du 13
février 1897 dans laquelle M. le Préfet de la Seine énumère les motifs qui s'opposent
à ce qu'il soit donné satisfaction à une pétition appuyée par le Conseil et ayant
trait au déplacement du bureau de tramways situé sur le terre plein du Rond-point de la
Reine.
Année 1907
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 15 janvier 1907, extrait de l'arrêté règlementaire concernant les permissions de
grande voirie. (lire la vignette)
Année 1909
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 1er mai 1909, Tramways du
Louvre à Saint-Cloud, modification du terminus de Saint-Cloud.
Arrêté du Préfet de seine-et-Oise. Enquête d'utilité publique est ouverte sur l'avant
projet de modification du terminus de la ligne LouvreSaint-Cloud.
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