Mémoire de la ligne

Tramways - CGO - Traction mécanique et électrique - Lignes n°2, 16, 1, 15, 23 ,75, 25, cahier des charges, correspondances générales, Instructions, fonctionnement du service des tramways - 1/

Marc André Dubout

Synthèse

Texte

 

 

Archives municipales de Boulogne-Billancourt

Traction mécanique et électrique au gré des archives

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 14 novembre 1900, le Préfet de Police (Lépine) écrit à l'Ingénieur en Chef.
Monsieur l'Ingénieur en Chef, par rapport (A-420.AT 721) des 5-8 novembre 1900, vous m'avez proposé pour remédier aux retards, d'autoriser chacune des Compagnies exploitant les lignes de tramways à traction mécaniques dans le Département de la Seine à mettre en vigueur les mesures suivantes pour le service de leurs lignes respectives :

 
Le 16 juin 1906, le Directeur de l'exploitation écrit au Maire de Boulogne
Monsieur le Maire, par lettre, en date du 6 courant, vous vouez bien me signaler le stationnement trop prolongé, la veille, dans le dépôt du Point-du-Jour, du train venant de Saint-Cloud.
En réponse à cette communication, j'ai l'honneur de vous informer, que cet incident est dû à un concours de circonstances dans lesquelles les employés de cette station ont manqué d'initiative.
Le train venant de Versailles, qui devait passer à 11h45 au Point-du-Jour n'est arrivé, par suite de retards éprouvés à la voie unique de Billancourt, qu'à midi 10, c'est-à-dire quelques instants avant le train venant de Saint-Cloud.
La mise en charge de ce dernier s'étant effectuée simultanément avec le changement de locomotive et celui venant de Versailles, il est arrivé que les deux trains ont été prêts à partir en même temps.
C'est à ce moment que nos agents, pour ne pas retarder davantage le train venant de Versailles, l'ont fait partir le premier négligent de prévenir les voyageurs du train de Saint-Cloud, et ont retenu ce dernier dans le dépôt pendant 4 minutes encore, afin de maintenir un intervalle entre les deux trains.
Outre une réprimande sévère qui leur a été adressée, les contrôleurs de la station Point-du-Jour ont reçu les ordres nécessaires pour que le cas échéant, semblable désagrément soient évités aux voyageurs.
Veuillez...


Le 6 avril 1905, Brouillon de lettre adressée à un habitant de Boulogne..
Monsieur, j'ai l'honneur de vous faire connaître que le Conseil municipal a examiné hier la réclamation de Monsieur H. au sujet de l'arrêt rue de Silly.
Le Conseil demande que les arrêts actuels soient maintenus et que l'ancien arrêt de la rue de Silly soit rétabli.
Veuillez...


Le 14 9bre 1906, le Maire de Boulogne écrit au Directeur de la CGO.
Monsieur le Directeur, j'apprends aujourd'hui par un protestataire et de nombreux habitants que l'arrêt route de Versailles à l'angle de la rue de Silly, sur la ligne Louvre―Sèvres―Versailles, vient d'être supprimé.
Je vous serai reconnaissant de vouloir bien me faire connaître avant dimanche si cette suppression a été autorisée et par qui.
Veuillez...

 
Le 4 9bre 1907, des habitants de Boulogne écrivent au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, les soussignés, tous habitants de votre Ville ont l'honneur de vous informer qu'ils ont été très surpris de voir la suppression de l'arrêt à la rue de Silly du tramway Louvre―Versailles, et qui a été avancé vers la rue de Billancourt, d'environ 150 mètres à 200 mètres, ce qui fait que le tramway quittant cette dernière station ne peut s'élancer, n'ayant que 50 mètre à faire.
Ce changement d'arrêt a été fait sans enquête préalable, et probablement pour satisfaire quelques personnalités des environs du Sanarorium au détriment des habitants du haut de la rue de Silly de l'abattoir et de ceux de la route de Versailles.
D'ici peu doit s'ouvrir une grande usine, en face de l'abattoir et les nombreux ouvriers qu'elle occupera seront comme nous forcés d'aller attendre le tramway, devant le sanatorium, n'ayant par ces temps d'hiver aucun endroit à pouvoir l'attendre.
Nous espérons donc Monsieur le Maire que vous daignerez rendre justice à vos administrés en intervenant auprès de la CGO, afin qu'elle rétablisse de suite la station de la rue de Silly qui date de la création de la ligne Louvre―Versailles et qu'elle n'aurait jamais due être supprimer, vu qu'il n'y a aucun motif pour cela, au contraire cette partie de la rue de Silly devenant de plus en plus importante.
Dans l'espérance d'une prompte satisfaction, nous avons l'honneur Monsieur le Maire de vous prier d'agréer...


Suivent les signatures des pétitionnaires.


Le 29 novembre 1907, le Président du Conseil d'Administration de la CGO écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, j'ai l'honneur de vous accuser réception de votre lettre du 18 de ce mois concernant le point d'arrêt de la rue de Silly et de fournir, en réponse, les renseignements ci-après :

Ces diverses modifications ou créations ont été approuvées par décision de M. le Préfet de Police, en date du 3 juin 1907.
Veuillez...


Le 28 Xbre 1907, le Sous-Secrétaire d'État du Ministère de l'Intérieur, écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, j'ai demandé et obtenu pour vous la faculté de monter en surnombre dans les voitures de tramways qui desservent votre Commune.
Je suis heureux aujourd'hui de vous transmettre, ci-joint, la carte individuelle qui vous permettra d'user de cette faculté.
Ces cartes me fait savoir Monsieur le Préfet de Police, permettront à leurs titulaires de monter dans les voitures complètes à destination de Paris, à partir de leur résidence officielle, en leur donnant la même faculté au départ de Paris et dans les mêmes conditions.
Veuillez...


non daté mais contemporain,


non daté mais contemporain,

  • Année 1910

Année de réorganisation des lignes de tramways.

CGO Cahier des charges (1910)

 


le 24 9bre 1910,


Le 3 décembre 1910,

 

  • Année 1912


Le 27 février 1912,


Le 9 avril 1912,


Le 20 avril 1912,


Le 22 avril 1912,


Le 25 juin 1912,


Le 19 octobre 1912,

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Notes :
  • 1 La Compagnie Générale des Omnibus (Compagnie générale d'Omnibus) est constituée en 1855 par fusion de plusieurs compagnies de transports urbains parisiens, sur la pression des autorités de l'époque soucieuses d'organiser le transport public de voyageurs à Paris.
    Elle a exercé un quasi-monopole sur le transport en commun de surface à Paris grâce à une concession accordée par la Ville.
    D'abord centrée sur les omnibus à chevaux (comportant parfois une « impériale » à l'étage), la CGO a diversifié ses modes de traction et de transport au fil des innovations, exploitant par la suite des tramways, des autobus et des trolleybus (à vapeur, à air comprimé ou électriques).
    Le pic d'utilisation des chevaux a été atteint en 1899 avec plus de 17 000 têtes, avant une liquidation progressive de la cavalerie qui s'est achevée par la suppression du dernier omnibus à chevaux en janvier 1913.
    La compagnie a cessé d'exister de manière autonome le 1er janvier 1921 lorsqu'elle a été intégrée au sein de la STCRP (Société des transports en commun de la région parisienne), devenue la RATP en 1949.
     

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Sources :

  • Les tramways parisiens 2è Édition - Jean Robert - 1959.
  • Archives municipales de Boulogne-Billancourt 

Sites :

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