Mémoire de la ligne
La ligne de tramway
n°2 Saint-CloudLouvre - 1/
Km.
Marc André Dubout
Quelques chiffres
|

La ligne n°2 LouvreSaint-Cloud en
bleu sur le plan.
Cette ligne...

La ligne de tramway Saint-CloudLouvre au gré des archives
Année 1871
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 20 juillet 1871, le Maire de Boulogne écrit au Préfet de
Seine-et-Oise pour l'informer que La Compagnie générale des Omnibus ayant supprimé comme tête de ligne, le
stationnement de la voiture américaine au Rond-point de Boulogne, pour la
transférer à Saint-Cloud, la population s'est émue de ce fait, avec d'autant
plus de raison que Boulogne n'est desservi que par cette seule seule voiture et
un grand nombre d'habitants ont adressé une pétition à M. le Ministre des
Travaux publics.
J'apprends que cette pétition vous est transmise par M. le Ministre afin d'avoir
votre avis sur le bien fondé de cette réclamation et je m'empresse de solliciter
de votre bienveillance de prendre en mesure les intérêts de notre population
lésés au suprême degré par la mesure adoptée par la Compagnie générale des
Omnibus me tenant à votre
disposition dans le cas où quelques renseignements vous paraîtraient
nécessaires.
Veuillez...
Année 1873
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 1er mai 1873, lettre des commerçants adressée M. le Maire et MM.
les Membres du Conseil municipal de Boulogne-sur-Seine.
Les Soussignés commerçants, propriétaires, habitants de Boulogne-sur-Seine ont
l'honneur de solliciter de M. le Maire et des Membres du Conseil municipal de
vouloir bien dans l'intérêt du commerce et de la Propriété et des habitants du
pays de vouloir bien faire une démarche auprès de la Compagnie générale des
Omnibus pour obtenir le
maintien de ses voitures au Rond-Point de Boulogne-sur-Seine.
Nous osons espérer, MM. que vous voudrez bien prendre en considération la
démarche que nous faisons aujourd'hui et nous sommes persuadés qu'avec votre
bienveillant appui, nous obtiendrons de la Compagnie la satisfaction qui doit
sauvegarder tous nos intérêts.
Agréez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Copie de la protestation déposée sur le procès verbal d'enquête.
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 28 mai 1873, La Compagnie générale des Omnibus écrit au Maire de Boulogne. Voulez
vous me permettre de vous demander, si le Conseil et les habitants de Boulogne
ont pris une détermination au sujet des questions d'omnibus que nous avons
étudiés ensemble il y a un mois environ ?
J'ai fait ajourner l'exécution des modifications décidées par la Compagnie
jusqu'à ce que Boulogne ait pris une décision à cet égard mais voici le moment
qui
(suite non retrouvée)
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 27 août 1873, Le Maire de Boulogne écrit à l'Administrateur de la Compagnie
générale des Omnibus qui lui
a fait l'honneur de lui écrire pour l'informer, qu'à partir du 10 vos voitures
cesseraient de stationner au Ront-Point de Boulogne et qu'en conséquence vous
n'auriez plus à acquitter le droit de stationnement.
Sans approuver la mesure par vous prise, qui me semble contraire au décret de
concession qui fixe le point d'arrêt de vos voitures ou
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 31 août 1873, M. Le Maire de Boulogne écrit à son Excellence, Monsieur le
Ministre des Travaux public.
Un décret du 18 février 1854 a concédé à M. Loubat l'établissement et
l'exploitation d'un chemin de fer américain de Vincennes au Pont de Sèvres et au
Rond-point de Boulogne. Peu de temps après la mise en service du premier
tronçon, M. Loubat négocia la concession faite à son profit à une Compagnie dite
des chemins de fer départementaux, laquelle sut faire ressortir les avantages de
ce nouveau moyen de transport ; mais le Compagnie générale des Omnibus voyant naître une concurrence
redoutable dans l'exploitation des voies ferrées à traction de chevaux saisit
l'occasion d'en paralyser les heureux résultats et s'en rendant propriétaire
Lès que la Compagnie générale des Omnibus eût pris possession des voies concédées primitivement à M. Loubat,
elle s'empressa d'en changer le mode d'exploitation, tant dans la forme en la
construction des voitures que dans le prix des places, elle employa tous les
moyens pour faire entrer sa nouvelle exploitation dans le réseau du monopole
dont l'investit la Ville de Paris, contrairement au cahier des charges, elle
augmenta notablement le prix des places, surtout les dimanches et les jours
fériés
Les habitants de la Commune de Boulogne subirent forcément les exigence de la
nouvelle Compagnie, et celle-ci redoublant de clairvoyance fit l'acquisition à
grands frais des dernières entreprises particulières qui faisaient alors un
service régulier de Saint-Cloud à Paris, en traversant Boulogne. Par cette
dernière mesure que nous n'avons pas à justifier, la Compagnie générale des
Omnibus arrivait à son but, en
concentrant dans ses mains tous les moyens de transport de la localité.
Nous n'aurions aucune objection à faire si la Commune était bien desservie, mais
il n'en est pas ainsi ; la Compagnie a supprimé le service de Saint-Cloud,
c'est-à-dire, les voitures dites Boulonnaises et elle vient encore d'aggraver la
fâcheuse situation qu'elle a faite à notre Commune en transférant à Saint-Cloud
le point de départ des voitures affectées au service de la voie ferrée, en vue
de remplacer lesdites voitures et de faire concurrence au Chemin de fer de
l'Ouest et aux Bateaux à vapeur.
Cette avidité de bénéfices de la part de la Compagnie générale des Omnibus a pour conséquence de priver la
Commune de Boulogne de la tête de ligne qui lui a été assignée par décret de
concession ; en outre les voitures pouvant se compléter à Saint-Cloud (le dimanche
surtout) n'offre pus de places garanties aux voyageurs des stations
intermédiaires.
Tels sont M. le Ministre, les moyens de transports donnés à la plus important
partie de la Commune de Boulogne et ses habitants viennent très respectueusement
vous exposer leurs griefs, et osent espérer que vous daignerez intervenir en
leur faveur, en rappelant à la Compagnie générale des Omnibus qu'elle n'est nullement fondée :
1. à changer le point de départ des voitures affectées au service de la voie
ferrée ;
2. à percevoir les dimanches et jours fériés, un prix supérieur à celui de la
semaine (0,70 au lieu de 0,45) contrairement à l'esprit et au texte du décret ce
concession ( Art. 15) :
3. que c'est à tort que la Compagnie refuse les bagages et paquet dont le poids
excède 10 kilos, elle doit les soumettre à un tarif particulier et ne peut se
dispenser d'en faire le transport (même Art. 15) ;
4. que c'est également à tort que cette Compagnie perçoit le même prix sur les
voyageurs à l'intérieur ou sur l'impériale ; le décret porte (Art. 13) "Il y
aura des places de ceux classes" ;
5. enfin le 3ème paragraphe de l'Art. 15 porte sur l'intérieur de
Paris "Le tarif de la seconde classe sera réduit à dix centimes pendant 2
heures de la journée, l'une le matin et l'autre le soir".
Il est évident que cette réduction a été insérée au décret en vue de favoriser
les classes laborieuses. La Compagnie générale des Omnibus a su encore s'affranchir de cette intention
bienveillante.
Les soussignés comptent, M. le Ministre sur votre esprit de justice et sur votre
énergique attitude pour faire cesser les abus qu'ils ont l'honneur de vous
soumettre, comme étant du ressort de votre juridiction.
Dans cet espoir, ils se disent M. le Ministre de votre Excellence, les très
humbles et très obéissants serviteurs.
Archives de Boulogne-Billancourt
Versailles, le 17 septembre 1873, M. le Chef de Division des Travaux publics
répond au Maire de Boulogne qui lui a transmis avec un avis favorable, une
pétition présentée par un grand nombre d'habitant de sa commune, à l'effet
d'obtenir le maintien au Rond-point de la Reine, comme tête de ligne du chemin
de fer américain de Paris à Boulogne dont la Compagnie de Omnibus désire
prolonger le parcours jusqu'à Saint-Cloud.
Il demande à M. le Préfet les renseignements nécessaires pour apprécier cette
réclamation. La décision qui interviendra vous sera notifiée par ses soins.
Recevez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 2 8bre 1873, le Ministre des Travaux publics qui a reçu
la lettre du Baron de RothSaint-Cloudhild (Maire de Boulogne ?) par laquelle il attire
particulièrement l'attention du Ministre sur une réclamation présentée par le
Conseil municipal de Boulogne contre le transfert à Saint-Cloud du point de départ de la
ligne ferrée à traction de chevaux entre Boulogne et Paris
La Compagnie générale des Omnibus a demandé, en effet l'autorisation de prolonger sa voie ferrée jusque sur
la place de Saint-Cloud. Mon administration a ouvert une enquête sur cette demande et la
réclamation du Conseil municipal de Boulogne.
Dès que l'instruction de cette affaire sera complète, vous pourrez être assuré
qu'avant de prendre aucune décision, j'examinerai avec le plus grand soin les
observations que voulez bien appuyer.
Recevez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 11 octobre 1873, M. le Chef de Division des Travaux publics écrit au Maire de
Boulogne pour l'informer qu'il ne pourra pas se rendre à la réunion du Conseil
municipal qui doit avoir lieu
Il le prie de vouloir bien agréer ses excuses et les faire agréer à ses
collègues. Bien des circonstances indépendantes de sa volonté l'ont empêché de
prendre part aux travaux, il ne s'est pas moins préoccupé des affaires qui font
l'objet de sa sollicitude et qui touchent aux intérêts de la population de
Boulogne.
C'est dans ce sens qu'il a appuyé auprès du Ministre des Travaux publics les
observations présentées contre le transfert à Saint-Cloud du point de départ des voitures
américaines entre Boulogne et Saint-Cloud.
Il a l'honneur de lui transmettre ci-joint le lettre que M. le Ministre vient de
lui écrire pour l'assurer qu'il examine ces observations avec plus grand soin
avant de prendre une décision.
Veuillez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 14 8bre 1873, Le Maire de Boulogne écrit au Baron de
RothSaint-Cloudhild pour l'informer qu'il a donné connaissance au Conseil municipal de la
lettre qu'il a bien voulu lui écrire en lui transmettant la réponse de M. le
Ministre de Travaux publics relative à la pétition des habitants de Boulogne
contre le déplacement de la tête de ligne de l'omnibus américain.
Le Conseil l'a chargé de lui adresser ses remerciements pour l'appui qu'il a
bien voulu leur prêter dans cette circonstance.
Il vient le prier de continuer son concours près de M. le ministre, afin que les
intérêts de notre population soit le plus possible sauvegardé par quelque
compensation qu'il pourrait demander à la Compagnie générale des Omnibus.
Veuillez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Brouillon de lettre concernant le même sujet.
Année 1874
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 11 janvier 1874, copie de la protestation déposée sur le procès-verbal
d'enquête relative à la demande de prolongement de la voie ferrée jusqu'à
Saint-Cloud
Le Maire de Boulogne, conformément au vœu exprimé à l'unanimité par le Conseil
municipal dans sa séance du 11 janvier 1874 s'oppose à la demande de la
Compagnie générale des Omnibus à fin de prolongement de la voie ferrée jusqu'à
Saint-Cloud par les motifs suivants :
1. Si Boulogne cesse d'être tête de ligne, les voitures qui partiront de
Saint-Cloud seront au complet et il ne restera pas de places pour les habitants
de Boulogne ;
2. Le passage de la voiture sur le pont de Saint-Cloud sera une entrave à la
circulation surtout à l'époque des courses, de la Marche, ou de la fête de
Saint-Cloud ;
3. Saint-Cloud ne demande pas ce prolongement, Saint-Cloud n'a aucun intérêt à
le demander, Saint-Cloud étant desservi déjà par trois voies de communication,
le chemin de fer rive droite, les bateaux omnibus et la voiture d'Auteuil ;
4. Boulogne qui a une population de 20 000 habitants ne peut être sacrifié à
Saint-Cloud qui n'a que 3 500 ;
5. La Compagnie générale des Omnibus sollicite ce prolongement non pas dans
l'intérêt des populations, mais dans son intérêt personnel pour se rendre
maitresse de la ligne et du pont de Saint-Cloud et empêcher la création des
tramways qui pourraient lui faire concurrence.
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 5 février 1874, L'Inspecteur des Ponts-&-Chaussées à l'honneur d'informer le
Maire de Boulogne que la Commission d'enquête pour le prolongement jusqu'à
Saint-Cloud de la voie ferrée de Vincennes au Rond-point de Boulogne se réunira
le vendredi 13 courant à 1 h. 1/2 de l'après-midi à la Préfecture de la Seine,
Palais du Luxembourg, salle des commissions du Conseil municipal.
Vous êtes prié de vouloir bien assister à la réunion.
Veuillez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 11 novembre 1874, Décret qui déclare d'utilité publique me prolongement
de la voie ferrée à traction de chevaux de Vincennes à Boulogne, depuis le
Rond-Point de la Reine à Boulogne, jusqu'à l'extrémité de la place d'Armes à
Saint-Cloud.
Du 11 novembre 1874.
Le Président de la République française sur le rapport du Ministre des Travaux
publics :
- Vu le décret du 18 février 1854, par lequel le Sieur Loubat, a été autorisé à
placer sur la voie public de Vincennes jusqu'au pont de Sèvres, et au Rond-Point
de Boulogne, des voies ferrées à traction de chevaux et à y établir un service
d'omnibus, le tout aux clauses et conditions du cahier des charges arrêté le 17
février 1854, et annexé au dit décret ;
- Vu le décret du 15 septembre 1856, qui substitue la Compagnie générale des
Omnibus dans Paris, au lieu et
place du Sieur Loubat, dans tous les droits et obligations qui résultent pour
celui-ci du décret précité du 18 février 1854 ;
- Vu le décret du 6 février 1864, qui modifie les prix de transport à percevoir
par le concessionnaire fixée dans le cahier des charges ci-dessus visé du 17
février 1854 ;
- Vu la demande présentée par la Compagnie générale des Omnibus, à l'effet d'être autorisée à prolonger la
voie ferrée depuis le Rond-Point de la Reine à Boulogne jusqu'à l'extrémité de
la place d'Armes à Saint-Cloud ;
- Vu notamment le plan visé par les administrateurs de la Compagnie le 21 août
1873 ;
-Vu les pièces des enquêtes ouvertes dans le département de la Seine et de
Seine-et-Oise, en exécution de l'article 3 de la loi du 3 mai 1841 et dans la
forme présentée par l'ordonance réglementaire du 18 février 1834 ;
- Vu les délibérations des Commissions d'enquête en date des 13 & 14 février
1874 ;
- Vu les lettres des préfets de la Seine et de Seine-et-Oise, en date des 20
octobre 1873, 23 février et 9 avril 1874 ;
- Vu la lettre du Préfet de police du 2 avril 1874 ;
- Vu l'avis du Conseil général des Ponts-&-Chaussées, en date du 1erjuin 1874 ;
- Vu les lois du 3 mai 1841 & 27 juillet 1870 ;
- Le Conseil d'État entendu,
Décrète :
Art. 1er Est déclaré d'utilité publique le prolongement de la voie
ferrée à traction de chevaux de Vincennes à Boulogne, depuis le Rond-Point de la
Reine à Boulogne, jusqu'à l'extrémité de la place d'Armes à Saint-Cloud.
Art. 2. La Compagnie générale des Omnibus est autorisée à établir ce prolongement à ses risques et périls,
suivant la direction générale indiquée en bleu sur le plan ci-dessus visé, qui
restera annexé au présent décret et en se conformant aux clauses et conditions
du cahier des charges ci-dessus visé di 17 février 1854, sous la réserve des
modifications suivantes :
-1. Les rails dont l'administration supérieure déterminera la forme, le poids et
le mode d'attache, la Compagnie entendue, seront compris dans un pavage qui
règnera dans l'entre-rail et à cinquante centimètre (0m,50) au-delà
de chaque côté ;
- 2. Les prix fixés par le décret du 6 février 1864, ci-dessus visé pour le
transport des voyageurs jusqu'au Rond-Point de Boulogne seront appliqués jusqu'à
la place d'Armes à Saint-Cloud ;
- 3. Le Ministre des Travaux publics est chargé de l'exécution du présent
décret.
Fait à Paris le 11 novembre 1874.
Signé : Mal de Mac Mahon
Année 1875
Archives
de Boulogne-Billancourt
Le 23 février 1875, Nous Préfet de Police :
-Vu
- 1. le décret en date du 6 février 1864, relatif à l'exploitation des voies
ferrées à traction de chevaux tracées de la place de la Concorde à Sèvres et au
Rond-Point de Boulogne ;
- 2. l'arrêté du 27 juin 1870 qui fixe le tarif des places sur les dites lignes
;
- 3. Le décret en date du 11 novembre 1874 qui autorise la Compagnie générale
des Omnibus à prolonger la
voie ferrée à traction de chevaux de Vincennes à Boulogne, depuis le Rond-Point
de la Reine à Boulogne, jusqu'à l'extrémité de la place d'Armes à Saint-Cloud.
- 4. la demande, à nous, adressée par le Compagnie générale des Omnibus ;
- 5. L'avis de M. l'Ingénieur en chef des Ponts-&-Chaussées du Département de la
Seine ;
- 6. le rapport du chef de le 2ème Division;
Arrêtons :
Article 1er. la Compagnie générale des Omnibus est autorisée transférer dans un terrain à elle
appartenant, près de la porte de Saint-Cloud, sur la route de Versailles, le
bureau actuellement situé sur la même route au n°188.
Article 2 .le prix du transport des voyageurs sur les voies ferrées à traction
de chevaux tracées dans Paris (quai du Louvre) à la place d'Armes à Saint-Cloud sera fixé
à l'avenir de la manière suivante :

Archives de Boulogne-Billancourt
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Rapport aux Conseils d'administration des deux Compagnies de Sèvres & Versailles
et de Versailles & extensions, présenté par M. Léon Francq, Ingénieur
Réorganisation de tramways de Paris, Sèvres, Versailles & extensions.
Introduction
Messieurs, l'entreprise des Tramways de Sèvres à Versailles, que nous allons
étudier est une des plus ancienne lignes concédée par le Gouvernement français.
C'est le 28 avril 1855 qu'elle fut déclarée d'utilité publique, c'est-à-dire
quelques mois après la concession des Tramways du Louvre à Sèvres, du Louvre à
Saint-Cloud, du Louvre à Vincennes et enfin de Rueil à Port-Marly.
Nous allons démonter que cette affaire est parmi toutes les entreprise de
tramways en France, la source des plus grands profits qu'il soit possible
d'espérer.
Pour cela, nous seront amenés à examiner et à expliquer les causes des résultats
obtenus dans l'exploitation des Tramways de Sèvres à Versailles.
Nous prouverons que si l'entreprise n'a pas prospéré
(lire les vinettes).
Année 1876
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 18 juin 1876, Le Maire de Boulogne écrit au Directeur de la Compagnie
générale des Omnibus, qu'il a
remarqué avec étonnement que les nouvelles voitures récemment en circulation sur
la ligne du Louvre à Saint-Cloud, ne portent pas comme les anciennes le mot Boulogne sur
l'indication du parcourt.
L'oubli de ce mot pouvant être aussi préjudiciable aux intérêts de notre
administration qu'aux personnes qui se rendent à Boulogne et qui seraient ainsi
exposée à une confusion regrettable, je viens vous demander s'il ne serait pas
possible de rétablir le mot Boulogne sur une partie quelconque des nouvelles
voitures.
Veuillez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 20 juin 1876, Le Directeur de la Compagnie générale des Omnibus répond au Maire de Boulogne que l'oubli
qui a été fait dans nos ateliers d'indiquer le nom de Boulogne sur les voitures
neuves du Louvre à Saint-Cloud.
Nous avions déjà reconnu cette lacune, M. le Maire, et des mesures ont été
prises pour que cette omission soit rétablie le plus promptement possible sur
les voitures.
Recevez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 28 septembre 1876, M. ?? écrit au Maire de Boulogne.
M. le Maire, je suis désolé qu'une absence qui s'est déroulée au-delà de mes
prévisions ait autant retardé la réponse à la lettre que vous m'avez fait
l'honneur de m'écrire.
J'aurai l'avantage de vous aller exposer verbalement la situation dans laquelle
se trouve l'affaire du tramway de Boulogne dont je ne crois pas la réussite
douteuse avec les appuis dont vous m'avez ?? (entretenu)
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 8 Xbre 1876, M. le Maire, de Clichy écrit à son Collègue de
Boulogne.
Monsieur et cher Collègue.
J'a insisté fortement, hier, auprès du Préfet pour votre tramway et la
communication sur le chemin n°39.
Le Préfet s'est engagé à s'occuper de nouveau de cette affaire et sur le chemin
39, M. A. a demandé en particulier une note sur ce qui était désiré. Quand je
lui ait dit comment les choses se passaient il m'a déclaré que c'était loin
d'être conforme aux instructions.
J'attends de vous une note de ce qu'il serait bon de faire et sur ce qu'il
serait possible de demander sur les plaintes que vous pourriez avoir contre le
personnel chargé de barrer le passage de la route.
Agréez...
Année 1877
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 9 juillet 1877, extrait du registre des délibérations
du Conseil municipal de la Ville de Versailles. Séance du 7 juillet 1877.
L'a 1877, le lundi neuf juillet à 8 heures du soir, le Conseil municipal s'est
réuni à l'Hôtel de ville sur la convocation et la sous le Présidence de M. B.
maire.
Le procès verbal de la séance précédente est adoptée après lecture.
L'appel nominal constate la présence, etc.
M. B. est nommé secrétaire absents excusés MM....
Transformation des tramways de Paris à Sèvres et Versailles.
Le Conseil :
- Vu un mémoire présenté à l'appui de la demande an
modification de la forme de la largeur et de l'emplacement des voies de la ligne
de tramways de Sèvres à Versailles, formées par les concessionnaires de cette
ligne ;
- Vu le rapport de M. le Maire de Versailles en date du 9 juillet 1877 ;
- Vu la loi du 18 juillet 1837 ;
- Considérant que la ligne de tramways de Paris à Sèvres et Versailles est
destinée à desservir des populations et des intérêts qui sont trop éloignés des
stations, des chemins de fer de l'Ouest (rive droite et rive gauche) pour que
celles-ci puissent donner satisfaction entière.
- Considérant que l'organisation du service de tramways entre Paris et
Versailles ne répond en ce moment que très imparfaitement au but de la création
de cette ligne et que l'état actuel de la voie et son emplacement sur le milieu
de la chaussée sont un obstacle à toute amélioration sérieuse ;
- Adoptant en surplus les motifs développés dans le mémoire sus-visé.
Émet le vœu et demande à M. le Ministre des Travaux publics que le concessionnaire du tramway de Sèvres à Versailles soit invité :
1. à mettre en bon état de solidité des voies ferrés
comprises entre Versailles et Sèvres ;
2. à ramener l'écartement de la voie à 1,44 conformément à
l'écartement adopté d'une manière générale par l'administration supérieure et
particulièrement pour le tramway de Paris et de Versailles ;
3. de multiplier les départs entre Paris et Versailles, au moins trois par
heure, avec un service d'express intercalé pour le transport des voyageurs en
partance directe pour Paris ou pour Versailles ;
4. de la durée du trajet entre Versailles et Paris par une vitesse plus grande
des voitures ;
5. d'organiser un service spécial pour le transport des messageries entre Paris
et Versailles ;
6. à établir et assurer aux voyageurs la correspondance avec les omnibus dans
Paris et les tramways dans Versailles ;
7. à réduire le prix du transport entre Versailles et Paris ;
8. enfin à augmenter le confortable des voitures en adoptant les types existant
actuellement à Versailles pour l'hiver et pour l'été.
Le Conseil demande en outre que les modifications dont il est question ci-dessus
soient réalisées avant l'ouverture de l'Exposition universelle de 1878.
Pour extrait, Le Maire de Versailles Signé B.
Année 1878
Archives de Boulogne-Billancourt
Du 14 août 1878, lire les vignettes.
Année 1882
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 3 juillet 1882, le Maire de Boulogne écrit au Préfet de la Seine.
Par un arrêté du 27 juillet 1864 émanant de votre administration, la Compagnie
générale des Omnibus concessionnaire des tramways du Louvre à Sèvres et à
Boulogne a été autorisée a considérer les foires de Grandes Eaux à Saint-Cloud
comme foire de fête et à percevoir les prix spéciaux des dimanches et jours de
fêtes légales.
Je ne pense pas que les foires de Grandes Eaux soient reconnues comme fêtes
légales, et j'ai tout lieu d'espérer qu'en vous signalant cette irrégularité
vous la ferez cesser et que vous modifierez l'arrêté de votre prédécesseur.
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 1er décembre 1882, Nous Préfet de Police,
- Vu
1. les arrêtés du Gouvernement du 12 messidor an VIII et 3 brumaire an IX ;
2. les décrets en date du 18 février 1854, 6 février 1864, 19 septembre 1874, 28
juin 1876, 5 avril et 3 août 1880 et la décision de M. le Ministre des Travaux
publics en date du 22 août 1881, relatifs à la concession, à l'exploitation et à
la surveillance des lignes du Louvre à Sèvres et à Versailles ;
3. l'arrêté de l'un de nos prédécesseurs, en date du 24 août 1875 concernant
l'exploitation de la ligne de tramways du Louvre à Vincennes ;
4. la loi du 11 juin 1881 portant règlement d'Administration publique sur la
police et l'exploitation des Chemins de fer d'intérêt local et des tramways ;
5. les propositions de la Compagnie générale des Omnibus en ce qui concerne les
tarifs à percevoir et les intervalles à observer entre les départs des voitures
;
6. le rapport de l'Ingénieur de chef du Département de la Seine ;
7. le rapport du Chef de le 2ème Division ;
Arrêtons ce qui suit :
L'exploitation par la Compagnie générale des Omnibus de la ligne de tramways
tracée du Louvre à Versailles (section comprise entre le Louvre et Sèvres) est
assujettie aux conditions suivantes :
Article 1er. La Compagnie se conformera aux dispositions de l'arrêté
ci-dessus visé du 24 août 1875, sauf en ce qui concerne les articles 1, 12,
1113, 18, 19, 20.
Article 2. Le service commencera et finira aux heures fixées par nous.
La durée de l'intervalle entre chaque départ sera aussi déterminée par nous.
Un tableau indicatif, de l'horaire adopté, par nous, sera affiché dans tous les
bureaux de départ, d'attente et de correspondance.
Article 3. Le tarif de transport des voyageurs sur la dite ligne est fixé ainsi
qu'il suit :

Les enfants au-dessous de 4 ans, tenus sur les genoux seront transportés
gratuitement. il en sera de même des paquets et bagages peu volumineux
susceptibles d'être portés sur les genoux sans gêner les voisins, et dont le
poids n'excèdera pas 10 kilogrammes.
Les sous-officiers et soldats en uniforme ont droit aux places de 1ère
classe en payant le tarif de la 2ème classe.
Des tableaux indicatifs du prix des places seront affichés dans l'intérieur des
voitures et dans chaque bureau de départ, d'attente et de correspondance ; ces
tableaux porteront l'estampille de la Préfecture de Police.
Article 4. Le présent arrêté, ainsi que celui du 24 août 1875 moins les articles
1, 12, 13, 18, 19, et 20 sera constamment affiché à la diligence de la Compagnie
dans tous les bureaux de station, d'attente et de correspondance.
Les articles 7, 8 (sauf le dernier paragraphe) et 17 de l'arrêté du 24 août 1875
seront affichés dans l'intérieur de chaque voiture.
Article 5. Les contraventions au présent arrêté seront constatés par des procès
verbaux qui nous seront transmis.
Il pourra être pris contre le contrevenants telles mesures administratives qu'il
appartiendra sans préjudice des poursuites à exercer contre eux devant les
tribunaux ordinaires.
Article 6. Le présent arrêté sera notifié à la Compagnie générale des Omnibus
par le Commissaire de Police du quartier du Palais-Royal.
Copie sera transmise à M. l'Ingénieur en chef de Département de la Seine, chargé
du Contrôle, au Colonel de la Gardes républicaine, au Colonel de Gendarmerie de
la Seine, aux Maires de Boulogne et de Sèvres, aux Commissaires de Police des
quartiers Saint-Germain-l'Auxerrois, des Champs-Élysées et d'Auteuil, à celui de
la circoncription de Boulogne et au Commissaire de Police de Sèvres, chargé d'en
assurer l'exécution.
Année 1885
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 13 mai 1885, Le Conseiller d'État écrit au Maire de Boulogne.
Vous avez appelé mon attention sur une délibération, en date du 8 février 1885,
par laquelle le Conseil municipal de Boulogne proteste contre un arrêté de M. le
Préfet de Police du 16 janvier 1884, portant approbation d'un nouvel horaire des
tramways et demande le rétablissement et la stricte observation de l'ancien
horaire homologué le 6 juin 1882.
Le Conseil municipal allègue que l'application de l'horaire approuvé le 16
janvier 1884 est préjudiciable au public en le privant d'un nombre considérable
de places dont il disposait précédemment.
D'après les renseignements qui me sont transmis, la Compagnie générale des
Omnibus a, il est vrai, réduit le nombre des départs sur les lignes de tramways
desservant plus spécialement Boulogne. Cette diminution est la conséquence de la
mise en service de voitures de grand modèle. Mais la mesure loin de nuire à la
population lui profite, car celle-ci a désormais à sa disposition un plus grand
nombre de places.
D'un autre côté, la Compagnie fait circuler le dimanche une voiture
supplémentaire. Enfin, les départs sur la ligne R devaient être fixés en vertu
de l'horaire primitif, non à 7 heures du matin et 10 heures du soir, comme le
croit à tort le Conseil municipal mais seulement à 7h05 du matin pour
le premier départ et à 8h45 du soir pour le dernier.
Dans ces circonstances, M. le Maire, l'arrêté de M. le Préfet de Police du 16
janvier 1884 me paraît devoir être maintenu. Je vous prie d'en informer le
Conseil municipal de Boulogne.
Recevez...
Année 1889
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 26 mars 1889, le Président du Conseil d'administration des Tramways de Paris
et du Département de la Seine écrit au Maire de Boulogne.
Nous avons l'honneur de vous remettre la copie d'une lettre que nous avons
adressée à M. le Ministre des Travaux publics à la date du 23 courant à l'effet
d'obtenir la concession de l'exploitation de la ligne de tramways Paris-Louvre à
Sèvres et Saint-Cloud laquelle fait l'objet d'un vœu du Conseil d'arrondissement
de Saint-Denis, renvoyé par le Conseil général dans sa séance du 28 décembre
dernier à la Commission mixte des Omnibus et Tramways.
Notre Compagnie étant disposée au cas où la concession lui serait accordée à
appliquer sur cette ligne la traction mécanique, et à exécuter les modifications
et améliorations réclamées par la population que vous administrez, nous espérons
M. le Maire que vous voudrez bien appeler l'attention bienveillante du Conseil
municipal de votre Commune sur notre demande et nous prêtez votre appui auprès
des Pouvoirs publics.
Agréez...
Archives de Boulogne-Billancourt
Le 5 août 1889, le Sénateur, Préfet de la Seine écrit au Maire de Boulogne qui a
bien voulu l'entretenir de la question de la diminutions du prix des places sur
les lignes du Louvre à Saint-Cloud et du Louvre à Sèvres et Versailles.
D'après le rapport qui lui a été adressé à ce sujet, la Concession Loubat
exploitée actuellement par la Compagnie générale des Omnibus ne comprend que
deux services, celui du Louvre à Saint-Cloud et celui du Louvre à Sèvres.
Quant à la Compagnie de Versailles, elle n'est titulaire que d'une concession
entre Sèvres et Versailles mais par suite d'un traité passé avec à la Compagnie
générale des Omnibus, elle a obtenu la faculté de faire arriver ses voitures
dans Paris jusqu'au Louvre.
Ces trois exploitations jouissent d'un tarif spécial. L'établissement du tarif
des deux lignes de la Compagnie générale des Omnibus est régulier et en
correspondance avec les décrets de concession.
En effet le décret du 6 février 1864 portant concession au Sieur Loubat de
l'exploitation de la voie ferrée de Sèvres et de Boulogne à Vincennes stipulait
que les prix de transport seraient perçus d'après les tarifs suivants :
Places de 1ère classe ou coupé (aujourd'hui supprimées) 0f,10
par kilomètre
2ème classe ou intérieure 0f,08 par kilomètre,
3ème classe ou impériale 0f,06 par kilomètre.
L'application rigoureuse de ce tarif kilométrique aurait porté le prix des
places, savoir :
- de Boulogne à la Concorde : 3ème classe 0f,60, 2ème
classe 0f,80
- de Boulogne au Louvre : 3ème classe 0f,65, 2ème classe 0f,85.
Mais il n'en a pas été ainsi, et après plusieurs modifications successives, un
arrêté de M. le Préfet de Police du 24 août 1875 a fixé un taux uniforme de 0f,55
tant pour l'intérieur que pour l'impériale, le prix du transport en semaine.
Cette tarification étant inférieure au prix réglementaire de la classe la moins
élevée ne saurait donner lieu à aucune critique sérieuse.
En outre, la faculté de surélever les prix les dimanches et jours de fête est
formellement accordée à la Compagnie concessionnaire par l'Art. 1er
du décret du 5 février 1864 et le taux de 0f,75 admis par l'arrêté de
M. le Préfet de Police du 24 août 1875 est d'ailleurs inférieur à celui de 0f,85
que la Compagnie serait à la rigueur en droit de percevoir.
L'application du tarif présente certaines anomalies qui ne sont que la
conséquence du traité passée entre les deux compagnies, ce traité ayant stipulé
que les prix perçus pour les transports sur les deux lignes ne pourraient être
abaissés.
En 1877, les deux compagnies avaient soumis à M. le Ministre des Travaux publics
une nouvelle combinaison ayant pour objet de Saint-Cloudinder l'exploitation du
Louvre à Versailles en deux parties distinctes, l'une du Louvre au
Point-du-jour, réservées à la Compagnie générale des Omnibus, l'autre du
Point-du-jour à Versailles réservée à la Compagnie de Versailles avec
transbordement des voyageurs à la limite commune des deux sections.
Si cette combinaison avait été approuvée, la Compagnie générale des Omnibus
aurait appliqué à la ligne du Point-du-jour, comme à celle de Saint-Cloud, dans
l'intérieur de Paris, le tarif ordinaire de 0f,30 et 0f,15c.
La solution de la question ne dépend plus de mon administration, M. le Ministre
des Travaux publics ayant annoncé par dépêche en date du 23 mai 1878, qu'il
transmettait au Conseil d'État un projet de décret ayant pour objet :
- 1.d'approuver le traité passé le 28 août 1877 entre la Compagnie des Tramways
de Sèvres à Versailles et la Compagnie générale des Omnibus, en vue de changer
le mode d'exploitation des voies ferrées du Louvre à Sèvres et de Sèvres à
Versailles ;
- 2. de fixer les prix à percevoir pour le transport des voyageurs entre le
Louvre et Sèvres.
Ce qui paraît avoir retardé jusqu'ici cette affaire, c'est la mauvaise situation
de la Compagnie de Versailles (Francq), qui vient du reste, d'être déclarée en
faillite.
Veuillez...
Signé le Sénateur, Préfet de la Seine
Année 1891

Archives municipales de
Boulogne-Billancourt
Le 25 novembre 1891, Le Président donne
lecture au Conseil des dires déposés au cours de l'enquête ouverte sur le projet de
substitution de la traction mécanique à la traction animale sur les lignes de tramways
des routes de Versailles et de la Reine.
Plusieurs protestations se sont produites au sujet, notamment au report des voies sur les
accotements.
Le Conseil considérant les avantages considérables consentis à la Compagnie Générale
des Omnibus par l'installation de la voie sur les accotements demande que le prix de la
traversée dans les deux voies de Boulogne soit de 0f10.
Dans le cas où la Compagnie n'accepterait point cet abaissement de tarif, l'installation
serait maintenue sur le milieu de la chaussée.
Cet ordre du jour mis aux voix est repoussé par la majorité, ont voté pour : 11.
Toutefois en raison des avantages que la Compagnie Générale des Omnibus retirera
certainement du report des voies sur les accotements, le Conseil émet le vu que le
prix des places dans la traversée de Boulogne et sur les deux lignes soit fixé
uniformément à 0f,10.
Année 1892

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 16 mars 1892, Il est donné lecture d'une lettre par laquelle la Compagnie Générale
des Omnibus informe l'administration municipale qu'elle ne peut, quant à présent
substituer à la voiture qui fait actuellement le servie du théâtre une voiture de plus
grande contenance, le nombre des voyageurs n'ayant pas encore atteint le chiffre prévu
dans la convention pour nécessiter cette substitution.
Archives
municipales de Boulogne-Billancourt
Le 10 juin 1892, Le Conseil nomme une délégation composée de MM... chargée de
conférer avec M. le Ministre des travaux publics sur les causes de retard apporté à la
substitution de la traction mécanique à la traction animale sur les lignes de tramways
LouvreSaint-Cloud et LouvreVersailles.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 21 novembre 1892, Il est donné lecture d'une lettre en date du 26 octobre 1892
adressée à M P. Sénateur de la Seine, par M. le Ministre des Travaux publics, indiquant
l'état actuel de l'instruction ouverte en vue de la substitution de la tractions
mécanique à la traction par chevaux sur les lignes de tramways du Louvre à Saint-Cloud
et du Louvre à Sèvres et de Sèvres à Versailles.
Cette lecture terminée, M. V au nom de la délégation du Conseil chargée de faire une
démarche auprès du Conseil général relativement au mauvais état et à l'insuffisance
d'arrosage des routes départementales et nationale rend compte en ces termes au résultat
de son entrevue avec les membres de la 2ème Commission départemental.
À la première question, celle relative à l'arrosage plus complet des routes de
Versailles et de la Reine, il nous a été répondu qu'il n'était fait d'exception pour
aucune commune de France que le Conseil général ne pouvait intervenir pour obliger
davantage les Ponts & Chaussées et qu'il ne nous restait qu'un moyen, celui de faire
l'arrosage par les communes en en supportant tous les frais. Quant à l'entretien des
chaussées desdites routes M. l'Ingénieur en chef des Ponts & Chaussées nous a
expliqué qu'en prévision de la réfection indispensable de ces chaussées à la suite du
déplacement des rails actuels sur les bas côtés de la route pour les nouveaux tramways
à traction mécanique et qu'à l'égard de ce tramway, il était en mesure de répondre
que la Compagnie Générale des Omnibus informée du projet de décret proposé par le
Conseil d'État, avait d'abord refusé les deux conditions imposées : observation des
prescription de la loi de 1881 réglementant le service des tramways à traction
mécanique et la réserve faite par l'administration de substituer provisoirement les
chevaux à la traction mécanique mais qu'il venait d'apprendre, la veille, que ladite Cie
ayant réuni de nouveau son Conseil avait définitivement adopté le projet de décret et
qu'elle s'organisait pour mener activement les travaux nécessaires en vue d'un
fonctionnement prochain du service.
L'un des délégué du Conseil déclare que l'administration départementale s'est presque
engagée à faire compléter le pavage de la Grande-rue.
Année 1893

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 24 février 1893, M. le Maire fait donner lecture de la lettre ci-après reproduite
qu'il a reçue de la Compagnie Générale des Omnibus.
Paris le 10 février 1893 - Monsieur le Maire, vous avez demandé à la la Compagnie des
renseignements sur plusieurs affaires qui vous intéressent :
1. un abri de la station - La construction de cet abri est décidée en principe. Nous
attendons le résultat des négociations engagées avec la Ville au sujet du droit de
stationnement ;
2. époque de l'exploitation des lignes de VersaillesLouvre à la traction
mécanique - C'est seulement le 12 décembre 1892 que nous avons pu obtenir le décret
d'autorisation sollicité depuis près d'un an. Nos travaux se poursuivent rapidement. Il
est probable que nous pourrons livrer une partie de la ligne au public dans le courant de
l'année 1893.
3. Terminus du tramway à vapeur - La question est soumise à MM. les ingénieurs du
Contrôle et nous croyons savoir qu'elle sera résolue dans quelques jours ;
4. déplacement des relais du boulevard de Strasbourg - Anciennement les relais
s'effectuaient devant le dépôt et c'est après plusieurs réclamations de voyageurs de
la ligne que nous les avons transférés au boulevard de Strasbourg. Ces voyageurs se
plaignaient de perdre leur temps en arrêts constants et de fait en quittant les voitures
au boulevard de Strasbourg, ils pouvaient encore arriver avant elles au Rond-point de
Boulogne, obligées qu'elles étaient de s'arrêter au dépôt pour relayer.
C'est à la fois pour empêcher les voyageurs de nous quitter et éviter les réclamations
de ceux qui nous restaient fidèles que nous avons décidé le service de la cavalerie à
effectuer les relais de la ligne TA pendant le contrôle des voitures au bureau du
boulevard de Strasbourg.
Veuillez...
Après avoir entendu la lecture de la lettre qui précède, le Conseil délègue MM... à
l'effet d'entretenir l'Ingénieur en chef des Ponts & Chaussées de l'état
déplorable dans lequel se trouvent les routes nationale et départementale et le prier en
même temps d'agir près de la Compagnie Générale des Omnibus pour hâter
l'établissement de ses nouvelles voies sur les accotements desdites routes. Le Conseil
prie M. le Maire de prendre les mesures nécessaires pour arriver à la suppression des
relais, du mois au stationnement des chevaux établi à l'intersection du boulevard de
Strasbourg et de l'avenue de la Reine et qui présentent des inconvénients.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 5 avril 1893, M. C. demande si l'administration municipale a fait le nécessaire pour
arriver à la suppression du stationnement des chevaux de la Compagnie Générale des
Omnibus près de la place Wallace.
M. le Maire répond qu'il va rappeler à la Compagnie Générale des Omnibus l'engagement
qu'elle a pris par lettre du 9 mars dernier de réduire le stationnement au minimum de
temps nécessaire pour le relai.

Le 5 avril 1893, Exposition universelle de 1900.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 6 octobre 1893, Au nom et comme secrétaire rapporteur de la Commission de l'octroi, M.
B. fait l'exposé suivant ;
Messieurs, votre 5ème Commission s'est réunie le 29 septembre dernier sous la
présidence de M. le Maire.
Elle a eu à examiner une demande présentée par la Compagnie Générale des Omnibus à
l'effet d'obtenir le remboursement de droit d'octroi s'élevant à 187f,16 qui
auraient été indûment perçu sur des combustibles et des matériaux de construction
introduits dans la Commune en 1891 et 1892 ;
Après avoir entendu la lecture d'un rapport présenté à cet effet par M. D. Préposé
en chef de l'octroi, votre 5ème Commission a pris les résolutions suivantes,
sous réserve bien entendu de votre approbation :
Il sera remboursé à la Compagnie Générale des Omnibus :
1. La somme de 113f,96 perçue à tort sur des combustibles nécessaires à
l'alimentations des machines, matières exemptées par l'article 10 § 2, de la Convention
interne entre la Commune et le Compagnie Générale des Omnibus au sujet de la
substitution de la traction mécanique à la traction animale sur la ligne d'Auteuil ci
113,96.
2. Une somme de 38,60 perçue sur un pont roulant servant à enlever les machines et à
les placer sur le côté pour les réparer. Ce pont peut-être considéré comme un outil
au moins comme une construction que l'ancien tarif n'imposait pas ci 38,60 soit un total
des sommes à rembourser de 152,56.
Quant au surplus de la réclamation, nous avons été d'avis qu'il n'y avait pas lieu de
l'admettre.
En effet, la Compagnie réclame le remboursement de 42 timbres à 0,10 or les timbres des
quittances sont des droits appartenant au trésor public, conséquemment la Commune n'a
pas à les rembourser.
Quand à la somme de 30f,40 réclamée pour droits perçus sur de la chaux et
des briques pour la construction de l'intérieur de l'immeuble que la Cie
possède 136 route de la Reine, des fosses dites à piquer le feu, elle ne saurait non
plus être remboursée attendu que l'affranchissement concédé en faveur de la Cie
ne concerne que les matériaux devant servir à la reconstruction de la ligne de Boulogne
à Auteuil et à son entretien.
Telles sont Messieurs, les propositions que nous avons l'honneur de soumettre à votre
approbation.
Invité à délibérer.
- le conseil municipal :
- vu la réclamation présenté par la Compagnie Générale des Omnibus ;
- vu la convention intervenue entre la Compagnie Générale des Omnibus et la Ville de
Boulogne pour la substitution de la traction à vapeur à la traction animale sur la ligne
d'Auteuil ;
- ouï le rapport qui précède ;
- u le budget de l'exercice courant
Délibère :
Le rapport de la 5ème Commission est approuvé ;
- en conséquence, il est ouvert au budget de 1893 un crédit de 152,60 sous le titre
"Restitution à la Compagnie Générale des Omnibus de droit d'octroi indûment
perçus".
Année 1894

Archives municipales de
Boulogne-Billancourt
Le 21 février 1894, Une lettre de M. Fresson relative à l'établissement d'un tramway
allant di Point du jour à Longchamp est renvoyée à la Commission des travaux.
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 30 juin 1894, Adoptant les conclusions de la Commission, le Conseil recommande à M. le
Maire d'insister auprès de la Compagnie Générale des Omnibus, pour que les plans qui ont été soumis à son
examen soient scrupuleusement suivis et qu'il ne soit pas créé d'obstacles à la
circulation des voyageurs venant des bateaux ; ladite Compagnie devra remettre en état un
urinoir que ses travaux ont obligé de déplacer.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 28 novembre 1894, M. D. dépose sur le bureau la proposition suivante :
Le Conseil considérant la mauvaise situation faite à la Ville de Boulogne par suite du
service défectueux des tramways à air comprimé, invite la Compagnie Générale des
Omnibus à se mettre en mesure pour organiser un service régulier ; et dit, que dans le
cas où la Compagnie Générale des Omnibus ne tiendrait pas compte de sa juste
réclamation, il serait obligé d'en référer au ministre des Travaux publics afin de
faire cesser cet état de choses qui cause à la Ville de Boulogne un préjudice
considérable.
Cette proposition est adoptée à l'unanimité par le Conseil.
Année 1895

Archives municipales de Saint-Cloud
Le 28 avril 1895, M. le Maire communique au Conseil une lettre de M. L annonçant l'envoi
très prochain du dossier complet de l'affaire qu'il a du faire étudier avec beaucoup de
soin et qui lui semble aujourd'hui présenter moins de difficulté qu'au premier abord.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 5 juin 1895, M. C. 1er adjoint s'exprime en ces termes.
Pour remplir la mission que vous nous avez confiée au cours de notre séance du 7 mai,
nous nous sommes rendus, le 14 mai dernier, au siège de la Compagnie Générale des
Omnibus. Nous nous faisons un devoir de vous donner le compte rendu fidèle de l'entretien
que nous avons eu avec M. Cuvinot, Président du conseil d'administration.
1ère question relative aux services du Louvre à Versailles et du Louvre à
Saint-Cloud.
M. Cuvinot a répondu que le matin même le service par air comprimé avait commencé de
Versailles au Point du jour et qu'à fin de ce mois de mai, il se ferait de Versailles au
Louvre, mais de Versailles à Sèvres toutes les heures seulement en ajoutant que de ce
dernier point au Louvre il y aurait départ toutes les 1/2 heures au moyen et de l'air
comprimé et d'une traction par les machine Rowan (que la Compagnie Générale des Omnibus
venait d'acheter) et des machines Serpollet disposées en conséquence pour le parcours
attendant l'autorisation, pour ces dernières de pénétrer dans Paris ; mêmes départs
toutes les 1/2 heures de Saint-Cloud au Louvre ; bref, affirmation d'un service assuré
sur les deux lignes sans traction animale qui fonctionnerait complètement au 15 juin
point extrême ;
2ème question : voitures supplémentaires demandées à Boulogne et à
Billancourt ; il a déclaré qu'il reconnaissait le bien fondé de cette demande et allait
s'en occuper croyant que cette mesure serait favorable aux intérêts de la Cie.
Pour Boulogne que cela se pourrait établir mais en dépôt, à l'usine qui, prochainement
va donner de l'espace libre par suite du déménagement des voitures transportées au
dépôt du Point du jour à la place des écuries devenues inutiles ; et pour Billancourt,
les jeudis et dimanches bureau de la route de Versailles, rue de la Ferme, comme elles ont
déjà fonctionné il y a quelques années.
Il trouve très légitimes nos réclamations et l'état de mécontentement de la
population éprouvé mais il dit qu'ayant trouvé à son arrivée à l'administration, un
tel encombrement et du tâtonnement à l'égard des service à l'usine de Boulogne, il lui
a fallu beaucoup de temps pour examiner et organiser un fonctionnement possible;
Il annonce, du reste, que pour parvenir à une production suffisante d'air comprimé on va
installer de suite, au coin du ponts de Saint-Cloud, sur Boulogne, une machine qui donnera
l'eau nécessaire aux compresseurs et évitera d'amorcer le siphon comme on le fait
aujourd'hui ; que cette machine fonctionnera à l'état permanent et sera reliée, pour la
direction et la mise en marche par une dynamo mis l'appareil électrique de l'usine.
Quant à la multiplication des départs il n'a pas manqué de répondre que la Cie
par son traité Loubat devait seulement un service à toutes les heures mais que déjà
remarqué, on avait reconnu que la Cie perdait une grand nombre de voyageurs
prenant d'autres voies de communication et qu'il était amené à penser que la Cie
ne serait pas rebelle à cette amélioration.
Quant à l'abri d'Auteuil, il nous a rappelé que la Cie était arrêtée par
l'exigence de la Ville de Paris demandant un loyer excessif de 40 fr par mètre
superficiel à s'entendre à cet égard ;
Il se rendait, après notre visite, au Conseil municipal de Paris pour causer nous a-t-il
dit de différentes affaires y compris celle-là.
Après un change de vues, le Conseil remercie ses délégués et espère que les
améliorations promises seront réalisées prochainement.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 28 juin 1895, Avant de faire procéder à l'examen des différentes affaires à l'ordre
du jour, M. le Maire expose que, pour remédier au service défectueux des tramways et
assurer promptement le régularité du service sans transbordement au Point-du-jour, il
conviendrait, selon lui, d'émettre un vu pressant invitant la Compagnie Générale
des Omnibus à faire usage temporairement de machines à vapeur et ce, jusqu'à ce que le
système de traction à l'air comprimé soit définitivement installé.
Il ajoute que l'administration préfectorale à laquelle il s'est adressée pour réclamer
les améliorations attendues depuis si longtemps partage sa manière de voir et est tout
disposé, par dérogation au cahier des charges, à donner son autorisation pour
l'établissement provisoire d'un service à vapeur.
Sur la demande qui lui en est faite par M. le Maire, M. B. rédige le projet de vu
suivant qui est adopté à l'unanimité par le Conseil.
Le Conseil,
- considérant que le service ce tramway LouvreSaint-Cloud et LouvreSèvres
provoque depuis longtemps de la part des habitants de Boulogne des réclamations
justifiées ;
- que depuis plus d'un an en effet et par suite de la mauvaise installation du service à
air comprimé, les voyageurs sont dans l'obligation à toute heure du jour ou de la nuit,
de changer de voiture au Point-du-jour et d'attendre un nouveau départ ;
- que la durée du trajet se trouve en outre considérablement augmenté ;
- que malgré toutes les promesse faites par la Compagnie Générale des Omnibus, cet
état de choses menace de durer un temps indéterminé, les réparations ou installations
nouvelles à faire ne permettant pas d'espérer avant une année et peut-être davantage
un fonctionnement régulier de la traction à air comprimé jusqu'au Louvre.
- émet le vu que la Compagnie Générale des Omnibus soit autorisée ou, même s'il
y a lieu, mise dans l'obligation d'employer dès maintenant d'autres machines que celles
à air comprimé de façon à assurer le service sans transbordement pendant tout le temps
que pourront durer ces travaux et prie instamment l'administration compétente de vouloir
bien admettre l'urgence de cette demande et donner satisfaction à la population dans le
plus bref délai possible.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 14 octobre 1895, Il est décidé que la Commission nommée le 7 mai 1895 et composée
de MM. se réunira très prochainement à la Mairie pour déterminer les points sur
lesquels portera la demande à adresser à M. le Préfet de Police.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 12 novembre 1895, M. D. donne lecture du rapport ci-après reproduit :
Messieurs dans sa séance du 2 novembre 1895, dernier votre Commission des tramways a
désigné deux de ses membres, à l'effet de faire, auprès de la Compagnie Générale des
Omnibus une nouvelle démarche, ayant pour but d'améliorer tous les services des tramways
de Boulogne.
Il y a longtemps que votre délégation est sur la brèche ; comme vous le savez, elle a
déjà eu de nombreux pour parler avec cette Cie et toujours ses justes
réclamations ont été accueillies par une fin de non recevoir.
Cependant, par suite de l'augmentation de notre cité, le besoin d'un bon service de
tramways devient de plus en plus urgent.
Pour nous conformer à votre mandat, nous nous sommes rendus au siège de la Compagnie
Générale des Omnibus, M. Cuvinot Président du Conseil d'administration nous a
immédiatement reçus ; et nous devons le dire, nous a fait le meilleur accueil.
Pendant une grande heure nous lui avons exposé à nouveau ce que nous lui avions déjà
dit bien des fois : que par suite du mauvais vouloir de la Cie, on laissait une
population de 35 000 habitants dans une situation déplorable.
Veuillez préciser vos griefs, nous dit-il, je verrai s'il m'est possible dans une
certaine mesure, d'y donner satisfaction :
Voici dans quel ordre nous lui avons exposé ce que nous désirions :
1. Une voiture supplémentaire, place de l'église de 7 h. à 9 h. du matin, car à ces
heures il reste toujours une dizaine de personnes qui ne peuvent partir faute de places.
2. Une même voiture supplémentaire aux mêmes heures, pour le tramway passant place
Wallace serait nécessaire pour y prendre aussi tous les voyageurs ; de même qu'à la
bifurcation de la route de Versailles et du boulevard de Strasbourg, où le même cas se
présente tous les jours, toujours de 7 h. à 9 h. du matin.
3. Des départs tous les 1/4 d'heures, qui s'imposent dans un pays de l'importance de
Boulogne.
Sa réponse ne se fit pas attendre : j'ai le regret de vous dire, nous a-t-il di,t qu'il
ne sera pas possible, quant à présent de vous donner satisfaction que sur un seul point
: c'est de mettre 2 voitures tous les matins de 7 h. à 9 h. du Rond-point de la Reine à
Auteuil. Pour les autres lignes il m'est absolument impossible de faire droit à votre
demande.
Ce fut sa réponse, dont vous vous en doutiez bien un peu, MM. nous aussi : elle n'a pas
varié c'est toujours la même : nous ne sommes pas prêts, nous ne sommes pas en mesure
de faire mieux, etc., etc.
Véritablement, notre honorable collègue M. G. est prophète ; il doit être doué d'une
double vue, car depuis le commencement de nos malheureuses démarches, il nous a toujours
prédit notre insuccès ; nous ferons bien désormais, de le consulter avant d'en faire de
nouvelles.
L'aimable Président a bien cherché en finissant, à nous consoler en nous entretenant
d'un colossal projet de tramways à traction mécanique ; mais rassurez vous MM. ce
colossal projet actuellement à l'étude est destiné... aux parisiens !
Selon M. Cuvinot, ce projet ne coûtera pas moins de 60 millions.
À la suite de cette déclaration, M. Cuvinot a bien voulu nous faire espérer que
Boulogne au moment de l'exécution de ces nouvelles lignes, ne serait pas oubliée dans la
répartition et qu'une grande amélioration pourrait en résulter sur toutes nos lignes.
Nous lui avons répondu, que nous le remercions bien de sa sollicitude, pour Boulogne, et,
nos lui avons demandé à quelle époque la Cie espérait combler Boulogne de
ses bienfaits ? Ah ! Monsieur nous a-t-il dit, vous m'en demandez trop long ; la Cie
a déjà fait le nécessaire auprès du Préfet de la Seine pour obtenir l'autorisation de
la mise en exécution de ces travaux, et, peut-être pourrons-nous commencer dans 2 ans.
Vous voyez MM. que nous avons le temps d'attendre le bon plaisir de la Cie. La
seule question qui nous paraît à peu près élucidée est celle, du nouveau tramway à
vapeur qui doit faire le service entre le Rond-point de la Reine et le Louvre.
Ce tramway supplémentaire apportera certainement une amélioration, mais là encore une
difficulté retarde sa mise en marche : la Cie n'ayant pas encore
l'autorisation du Préfet de la Seine.
Nous avons cependant le ferme espoir que ce nouveau service ne se fera pas longtemps
attendre.
À ce sujet nous avons fait observer à M. Cuvinot, que si la tête de ligne se trouvait
place Wallace, elle rendrait beaucoup plus de services à cette partie de Boulogne qui est
jusqu'à présent comme nous l'avons déjà dit complètement déshéritée. Il nous a
répondu, que c'était une question à étudier.
Nous avons aussi demandé qu'il soit établi un même service route de Versailles avec un
tête de ligne à la bifurcation de ladite route et du boulevard de Strasbourg.
Sa réponse a été : qu'en cet endroit la place ne lui paraissait pas suffisante pour le
fonctionnement des machines.
Il nous a promis, qu'il irait lui-même faire des études sur place ; mais que si cela
était possible, il était bien entendu que là, comme à la place Wallace, tous les frais
d'installation seraient supportés par la Commune. Ce n'est qu'à cette condition a-t-il
ajouté, que je mettrai de projet à l'étude.
Tel est MM. le résumé du long entretien que nous avons eu avec le Président de Conseil
d'administration de la Compagnie Générale des Omnibus.
Vous devez être de plus en plus fixés sur les bonnes intentions de cette Cie
à l'égard de Boulogne, et, vous associerez vos regrets aux nôtres ; tout en vous
déclarant prêts à l'assiéger à nouveau ; jusqu'à ce que nos justes réclamations
soient enfin favorablement accueillies.
Signé D.
Après avoir entendu la lecture du rapport qui précède, le Conseil décide qu'il y a
lieu de s'adresser à M. le Préfet de Police pour obtenir des améliorations attendues
depuis si longtemps.
Année 1896

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 22 juin 1896, MM. L. V. font connaître qu'ils se sont présentés aujourd'hui au
siège de la CGO afin de demander des améliorations dans le service des tramways.
1. organisation de 4 départs à l'heure eu lieu de 3 ;
2. même tarif pour le train, dit "des théâtres" que tous les autres trains.
M. le Président du Conseil d'administration a répondu qu'il serait en mesure de leur
faire connaître dans une huitaine de jours la décision de la Compagnie à l'égard de
cette demande.
M. B. désire que des démarches pressantes soient faites par la Délégation en vue
d'obtenir une voiture supplémentaire qui stationnerait avenue de la Reine près le
boulevard et une autre à Billancourt.
M. L. dit qu'il entretiendra la Compagnie de cette question.
MM. V. & G. pensent qu'une entente avec la Compagnie est possible au sujet de
l'arrosage des grandes voies qui pourrait se faire au moyen de tonnes marchant sur rails
et remorquées, soit par la vapeur, soit par l'aire comprimé.
Le Commission des travaux examinera cette question.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 11 juillet 1896, sur la proposition de M. L. le Conseil nomme une Commission chargée
de se mettre en rapport avec la Compagnie générale des Omnibus en vue d'obtenir des
améliorations dans le service des tramways.
Archives
municipales de Boulogne-Billancourt
Le 11 juillet 1896, Le Conseil municipal,
- vu le dossier de l'enquête à laquelle il a été procédé du 4 juin au 4 juillet
1896, sur le principe de la substitution de la traction mécanique à la traction animale
sur les lignes de tramways exploitées tant à Paris que dans les autres communes du
Département de la Seine et desservies par des chevaux
- vu le mémoire descriptif, ensemble la carte des tramways du Département de la Seine ;
- vu le tableau récapitulatif des lignes de tramways à traction animale sur lesquelles
porte l'enquête ;
- considérant que la ligne allant de l'église de Boulogne aux Moulineaux actuellement
desservie par des voitures à traction animale pourra rendre des services appréciables le
jour où le changement de traction sera opéré en ce sens que la durée du trajet se
trouvera considérablement réduite et que les voitures pourront transporter un plus grand
nombre de voyageurs ;
-Délibère :
Il y a lieu de demander la substitution de la traction mécanique à la traction animale
sur la ligne BoulogneLes-Moulineaux.
Et sur la proposition de M. le Maire, le Conseil émet le vu que ce tramway, au lieu
de s'arrêter à l'église de Boulogne, poursuive sa course sans transbordement jusqu'à
la gare d'Auteuil.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 28 juillet 1896, M. L. demande la parole pour rendre compte du résultat de la
démarche faire par la délégation du Conseil auprès de la Compagnie générale des
Omnibus.
Il s'exprime en ces termes :
Messieurs la Commission nommée dans la séance du Conseil du 11 juillet courant dans le
but de s'entendre avec la Compagnie générale des Omnibus au sujet des améliorations à
apporter au service des tramways dans Boulogne a eu, samedi 25 juillet une entrevue avec
le Président du Conseil d'administration de cette Compagnie. Les membres de la Commission
présents à cette entrevue étaient MM., Conseillers.
Les demandes d'amélioration présentée à la Compagnie ont été les suivantes :
1. Ligne d'Auteuil au Rond-point de Boulogne :
- organiser en semaine, un voyage partant d'Auteuil à minuit (en semaine, il n'y a pas de
départ entre 11h35 et 12h30) ;
- établir comme règle que tous les départ d'Auteuil à partir de 11 h. du soir
correspondront à l'arrivée d'un train de Paris et que le tramway ne quittera la station
qu'après l'arrivée de ce train, même lorsque ce dernier train aura un léger retard ;
- supprimer l'augmentation du prix des places aux dernières voitures, dites de théâtre
;
- assurer des places aux voyageurs du centre de Boulogne les dimanches et jours de fêtes
en remplaçant la petite voiture en station à l'église par une grande voiture à deux
attelages. Faire faire le service à cette voiture en semaine le matin de 7h.1/2 à 10
heures ;
- transformer la voiture (dite Marseillaise) dans laquelle les bancs sont placés
perpendiculairement à la voie ; cette voiture faisant l'objet des récriminations de la
part des voyageurs appelés à s'en servir ;
- organiser les voitures de manière que les voyageurs puissent descendre en même temps
par la plate-forme de devant. Tous les voyageurs étant appelés à descendre de voiture
en même point, en arrivant à Auteuil, contrairement à ce qui se passe sur les autres
lignes, le conducteur pourrait ouvrir à l'arrivée sur le devant une porte qu'il
refermerait aussitôt que tous les voyageurs seraient descendus ;
- ouvrir l'impériale des voitures d'attelage afin que le voyageurs soient garantis de la
fumée et de l'eau de condensation des machines ;
- transformer toutes les voitures dans un délai plus ou moins rapproché de manière à
supprimer la plate-forme de devant ; les allées et les venues dans l'intérieur pour se
rendre à cette plate-forme occasionnant des courants d'air très préjudiciables, surtout
en hiver à la santé des voyageurs ;
- installer un service de bagages 2 fois par jour, aux heures où le service est le moins
chargé, aux bureaux du Rond-point, de l'église et d'Auteuil ;
- relier le Rond-point, l'église et Auteuil par une ligne téléphonique afin que les
voyageurs puissent être prévenus lorsqu'un accident sera survenu à un point quelconque
du parcours et évitant ainsi d'attendre indéfiniment après une voiture qui n'arrive
pas.
2. Lignes du Louvre à Saint-Cloud et Versailles.
- établir un stationnement de voitures au boulevard de Strasbourg au croisement de
l'avenue de Versailles et de la Reine, afin d'assurer de la place aux voyageurs du centre
de Boulogne ;
- organiser sur la route de la Reine un 4ème départ à l'heure : deux
voitures partant de Saint-Cloud et deux du Rond-point, ces deux dernières prenant au
passage la voiture en stationnement au boulevard de Strasbourg ;
- supprimer les arrêts à la barrière pour les trains venant de Versailles et de
Saint-Cloud, afin d'éviter l'encombrement très gênant pour la circulation, qui se
produit à cette endroit, ainsi que la perte de temps occasionnée par les manuvres
;
- abaisser le plus tôt possible les prix des places sur ces lignes et le ramener à 0f;10
pour toute la traversée de Boulogne.
3. Ligne des Moulineaux.
- installer sur cette ligne la traction mécanique plus particulièrement électrique ;
- organiser 4 départs à l'heure et établir le tableau de service de manière que les
voitures arrivent à l'église quelques minutes avant le départ de ce bureau de la
voiture qui y est en stationnement.
D'une façon générale M. le Président de Conseil d'administration de la
Compagnie générale des Omnibus a répondu à la Commission qu'il était disposé à
donner satisfaction aux demandes qui lui étaient faites dans la mesure du possible. Ces
demandes vont être examinées et il sera donné réponse à la Municipalité des
solutions adaptées pour chacune d'elle, au fur et à mesure que des décisions seront
prises.
En particulier au sujet de l'augmentation du service sur la ligne LouvreSaint-Cloud,
la Compagnie a pu dès maintenant annoncer que satisfaction serait donnée à la demande
du Conseil à partir du 1er septembre prochain.
Au sujet de la voiture en stationnement demandé avenue de Versailles, un devis du travail
exécuté a déjà été fait, le montant s'élève à 16 000 francs.
M. le Président fait part que la Compagnie est disposée à prendre à sa charge les
frais de voitures nouvelles à construire, mais elle demande que ceux d'installation de la
voie soient à la charge de la Commune. Sur une demande de la commission, le Président du
Conseil d'administration consent à faire examiner la question à nouveau et à
communiquer à la Ville de Boulogne le prix minimum auquel elle serait arrêtée pour ce
travail.
La Commission a également demandé au Président du Conseil d'administration si la
Compagnie serait disposée à établir une nouvelle ligne partant de la place Wallace pour
Auteuil en passant par les rues du Château ou Escudier et devant plus tard passer par la
porte Molitor et le pont Mirabeau, dévier la ligne des Moulineaux dans cette direction.
M. le Président du Conseil d'administration a répondu qu'il ne voyait pas la
possibilité de donner pour le moment satisfaction à cette demande, ni d'ailleurs
l'intérêt que pourrait y trouver la Compagnie surtout étant donné qu'une concession
venait d'être accordée à une autre Compagnie pour plusieurs lignes nouvelles dont une
avait précisément la même direction..
À ce sujet M. le Président du Conseil d'administration a fait part à la Commission de
nouveaux projets qui doivent être mis incessamment à exécution et qui intéressent les
habitants de Boulogne.
1. Substitution de la traction mécanique à la traction animale sur la ligne
MadeleineAuteuil qui sera transformée en tramway. Sur cette ligne il serait
organisé d'abord 6 départs à l'heure et pour 2 de ces voyages, les voitures au lieu de
s'arrêter à Auteuil continueront jusqu'au Rond-point de Boulogne.
2. Substitution de la traction mécanique à la traction animale sur la ligne
Saint-SulpiceAuteuil.
Enfin, le Président du Conseil d'administration a appelé l'attention de la Commission
sur le procès engagé entre la Ville et la Compagnie relativement aux droits d'octroi à
payer par celle-ci pour les charbons consommés dans son usine de Boulogne. Il a fait part
de son intention de donner une extension considérable à cette usine si la Ville
consentait à accorder à la Compagnie l'entrepôt pour les charbons mais dans ce cas
seulement. Il affirme d'ailleurs être convaincu des droits de la Compagnie à cet égard.
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 13 août 1896, M. L'adjoint-Président communique au Conseil une lettre faisant
connaître que le dossier de cette affaire est, en ce moment au ministère et qu'on peut
espérer une prompte solution.
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 13 août 1896, Le Conseil convaincu que toute amélioration des moyens de communication
entre Saint-Cloud et les localités voisines est d'une utilité indiscutable, donne, à
l'unanimité, un avis favorable au projet sus-dit.
Année 1897

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 2 février 1897, M. le Maire fait donner lecture d'une pétition revêtue de 62
signatures tendant à obtenir de la Compagnie Générale des Omnibus, des trains
supplémentaires à partir de 4 heures du matin.
Après examen, le Conseil décide le renvoi avec un avis favorable de cette pétition à
la Commission spécialement chargée de faire les démarches nécessaires pour obtenir des
améliorations dans le service des tramways. M. L. signale que le mécanicien est
actuellement seul pour conduire la machine ; la façon dont les voitures sont construites
ne permet pas au conducteur de suppléer le mécanicien dans le cas où celui-ci se
trouverait subitement indisposé ; de graves accidents peuvent en résulter pour les
voyageurs ; il demande l'intervention de l'administration pour obtenir l'installation d'un
système permettant au conducteur d'arrêter la marche du train à défaut du mécanicien.
M. P. faut remarquer que cette question a déjà préoccupé le Conseil précédent et
qu'une délibération a été prise ce sujet le 28 juin 1895.
Le Conseil s'associe à la demande de M. L. et décide que la délibération
sus-mentionnée sera rappelée à la Compagnie par la Commission du Conseil.
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 3 mars 1897, M. le Maire communique au Conseil une lettre en date, à Paris du 13
février 1897 dans laquelle M. le Préfet de la Seine énumère les motifs qui s'opposent
à ce qu'il soit donné satisfaction à une pétition appuyée par le Conseil et ayant
trait au déplacement du bureau de tramways situé sur le terre plein du Rond-point de la
Reine.
Année 1907
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 15 janvier 1907, extrait de l'arrêté règlementaire concernant les permissions de
grande voirie. (lire la vignette)
Année 1909
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 1er mai 1909, Tramways du
Louvre à Saint-Cloud, modification du terminus de Saint-Cloud.
Arrêté du Préfet de seine-et-Oise. Enquête d'utilité publique est ouverte sur l'avant
projet de modification du terminus de la ligne LouvreSaint-Cloud.
Année 1912
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 15 janvier 1912, Compagnie générale des Omnibus. Avant projet de bureau-abri de
2,50 m. par 6 m. Type B, présenté par l'Ingénieur, chef du Service de la Voie et
Bâtiments.
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 1er octobre 1912, Compagnie Générale des Omnibus de Paris - Ligne n°2 -
Saint-CloudLouvre
Projet d'exécution - Bordereau.
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 1er octobre 1912, Compagnie Générale des Omnibus de Paris.
Le Directeur général écrit au Préfet de Seine-et-Oise pour lui soumettre à son
approbation une double exemplaire, le projet d'exécution du terminus de Saint-Cloud Ligne
n°2 Saint-CloudLouvre.
Veuillez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 31 octobre 1912, Affiche de la Préfecture du Département de Seine-et-Oise
Tramway
Ligne Saint-CloudLouvre
Exécution du terminus de Saint-Cloud
Enquête d'utilité publique.
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 5 novembre 1912, Bordereau de pièces adressées par le Préfet de Seine-et-Oise au
Maire de Saint-Cloud.
Désignation : Exécution du terminus de Saint-Cloud de la ligne n°2
LouvreSaint-Cloud
Convocation des membres de la Commission d'enquête.
Prière de faire parvenir les convocations ci-jointes à leurs destinataires.
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 19 novembre 1912, M. le Maire écrit à l'ingénieur au sujet de l'enquête
administrative qui est prescrite en ce moment à Saint-Cloud sur le projet de construction
du terminus (Tramway LouvreSaint-Cloud, place d'Armes à Saint-Cloud.
Nous remarquons, sur les plans annexés au dossier de l'enquête que l'urinoir installé
actuellement aux abords du terminus du tramway est à déplacer.
Nous désirerions savoir quelles sont les causes de ce déplacement.
D'autre part je dois vous faire remarquer que la Municipalité se propose de faire
remplacer cet urinoir du type de ceux de la Ville de Paris avec écoulement d'eau à
l'intérieur. Il serait intéressant que la Compagnie Générale des Omnibus vous tienne
bien compte de cette remarque pour l'emplacement nouveau que nous vous demandons de
vouloir bien nous proposer le plus tôt possible
Veuillez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Non daté, brouillon de lettre
dans laquelle, le Maire de Saint-Cloud confirme à M. l'ingénieur sa lettre du 10
novembre 1912, concernant le déplacement éventuel de l'urinoir de la place d'Armes, aux
abords du terminus du tramway.
La Commission d'enquête devant se réunir à la mairie le 12 décembre courant à 3
heures, je serais désireux d'être en possession de votre réponse pour cette date.
Veuillez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 7 décembre 1912 brouillon de lettre de Le Maire de Saint-Cloud qui écrit à M. ??
Je viens vous rappeler que le jeudi 12 Xbre courant, la Commission d'enquête
sur les travaux du terminus du tramway LouvrePlace d'Armes dont vous êtes membre se
réunira à la Mairie à 3 heures du soir
Je vous confirme d'ailleurs la convocation qui vous a été adressée à cet effet au
début de l'enquête par M. le Préfet.
Recevez Monsieur...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 9 décembre 1912, le Maire de Saint-Cloud vient rappeler à un Membre de la Commission
d'enquête que le jeudi 12 décembre courant, la Commission d'enquête sur les travaux du
terminus du tramway LouvrePlace d'Armes dont vous êtes membre se réunira à la
mairie à 3 heures du soir.
Je vous confirme d'ailleurs la convocation qui vous a été adressée à cet effet au
début de l'enquête par M. le Préfet
Recevez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 12 décembre 1912, Ligne
Saint-CloudLouvre
Exécution du Terminus de Saint-Cloud
Enquête d'utilité publique
Procès-verbal des opérations de la Commission d'enquête
L'an mil neuf cent douze, le 12 décembre.
La Commission d'enquête nommée par arrêté de M. de M. le Préfet de Seine-et-Oise, en
date du 31 octobre 1912, pour donner son avis sur les résultats de l'enquête ouverte
dans la Commune de Saint-Cloud sur le projet d'exécution du terminus, à Saint-Cloud de
la ligne n°2 LouvreSaint-Cloud, s'est réunie à la mairie de Saint-Cloud.
La Commission a procédé à l'élection de son Président et de son secrétaire.
La séance ouverte, M. le Président met sous les yeux de la Commission :
1. Copie de l'arrêté de M. le Préfet de Seine-et-Oise, en date du 31 octobre 1912,
ordonnant le dépôt des pièces du projet et nomme la Commission ;
2. Le dossier de l'enquête ouverte à Saint-Cloud ;
3. Le registre de l'enquête ouvert à Saint-Cloud.
Ce registre constate :
La suite qui aurait pu être intéressante n'a pas été retrouvée.
Année 1913
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 20 janvier 1913, Brouillon
non daté mais contemporain de cette période.
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 20 janvier 1913, Ligne de Saint-CloudLouvre, création du terminus de
Saint-Cloud, enquête d'utilité publique.
La Commission convoquée par le Maire de Saint-Cloud s'est réunie au bureau le 20 janvier
1913 à 3 heures de l'après-midi à la mairie de Saint-Cloud.
Étaient présents...
La Commission prend connaissance de la réponse de la Compagnie générale des Omnibus
adressée à M. l'Ingénieur (des P-&-C) à Versailles.
Aux observations formulées par la Commission dans la dernière séance du 20 décembre
1912.
Elle insiste auprès de la Compagnie générale des Omnibus pour que soient faites au
moins à 8 le nombre de places à l'urinoir à installer par cette commission, l'urinoir
devant principalement servir à des voyageurs et employés. Elle demande à ce que les
réserves faites au sujet du procès figurant en pointillé sur le plan qui est soumis
soient insérées in extenso dans l'arrêté d'autorisation et rigoureusement observées.
Elle croit que le refuge dont elle avait demandé l'établissement à la Compagnie
générale des Omnibus à la sortie du pont de Saint-Cloud sera de grande utilité pour la
sécurité des piétons traversant la place. Toutefois elle estime qu'il pourrait être
diminué tant pour faciliter la circulation qu'à cause du stationnement des voitures
arrêtées pour la visite de l'octroi. Ce refuge pourrait épouser le forme d'un
ellipsoïde de 2 m. sur 5 m.
En plus la Compagnie générale des Omnibus installera sur ce refuge le mât de support de
trolley de telle sorte que la Ville de Saint-Cloud puisse y fixer un appareil d'éclairage
au gaz ; elle devra s'engager en outre à supporter la moitié des frais de consommation
de cet appareil à gaz.
La Commission charge M. le Maire de s'entendre avec la Compagnie générale des Omnibus
pour que si l'éclairage du terminus devant rester à la charge de la Ville de
Saint-Cloud, la Compagnie facilite au moins cet éclairage en installant les mâts de
support de trolley de telle façon que des appareils à gaz alimentés par des
branchements montants puissent y être adaptés.
Enfin elle insiste à nouveau pour que les travaux soient exécutés dans le plus bref
délai possible.
La séance est levée à 4h15.
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 23 janvier 1913, Compagnie Générales des Omnibus de Paris.
Lignes n°2-25 Saint-CloudLouvre, Saint-CloudSaint-AuteuilSaint-Sulpice.
Projet d'exécution - Plan de traverse - Terminus de Saint-Cloud.
Archives municipales de Saint-Cloud
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 23 janvier 1913, Le Maire de Saint-Cloud écrit à M. l'Ingénieur des Ponts &
Chaussées.
Vous avez bien voulu me demander mon avis sur la réponse faite par la Compagnie
générale des Omnibus de Paris, dans sa lettre du 10 janvier 1913 aux observations
retenues dans le procès-verbal de la Commission d'enquête réunie le 20 décembre 1912,
à la Mairie de Saint-Cloud au sujet du nouveau terminus à installer sur la place d'Armes
pour les lignes de tramways LouvreSaint-Cloud et Saint-CloudAuteuil et
Saint-CloudSaint-Sulpice.
J'ai fait réunir le 2 janvier courant la Commission d'enquête et lui ai donné
connaissance des observations en question.
Cette Commission tout en acceptant les raisons favorables par la Compagnie générale des
Omnibus a formulé diverses réserves dont vous trouverez les termes dans le
procès-verbal ci-joint.
Je m'associe, pour ma part, complètement aux vux et desiderata des membres de la
Commission et vous demanderais de vouloir bien les appuyer auprès de l'administration.
Je vous remercie d'avance et vous prie de vouloir bien agréer...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 5 février 1913, le Maire de Saint-Cloud écrit à M. l'ingénieur de la Compagnie
générale des Omnibus.
Par lettre du 25 janvier 1913 vous vouliez bien nous communiquez les observations
auxquelles a donné lieu à la date du 23 janvier 1913 de la part de M. le Maire de
Saint-Cloud, notre lettre du 10 janvier 1903.
Nous avons l'honneur de vous confirmer le complet accord, consenti par notre ingénieur,
M. L., à M. le Maire de Saint-Cloud, en ce qui concerne l'urinoir, l'éclairage du refuge
et la réduction des dimensions de ce refuge.
Nous sommes nous-mêmes très désireux d'exécuter nos travaux dans le plus bref délai
et sommes disposés à les commencer dès que nous y serons autorisés.
Veuillez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 28 mars 1913, Monsieur, Comme je vous en avais prévenu lors de votre dernière visite,
vous avez dû recevoir de M. le Préfet de Seine-et-Oise un avis vous informant que
l'arrêté du 11 août 1898 autorisant l'établissement d'un chalet de nécessité Place
d'Armes à Saint-Cloud, était reporté, et vous invitant à enlever votre chalet de
suite.
Je vous prie donc de vouloir bien faire le nécessaire le plus tôt possible, à l'effet
de ne pas entraver les travaux de transformation du terminus du tramway
LouvreSaint-Cloud qui on lieu en ce moment
Recevez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 29 mars 1913, Le Préfet de Seine-et-Oise, Officier de la Légion d'Honneur, vu
l'arrêté préfectoral du 11 août 1898 autorisant M. G. demeurant à Saint-Cloud à
installer une chalet démontable sur le terre-plein formant terminus du tramway du Louvre
à Saint-Cloud.
Vu la lettre en date du 7 mars 1913 par laquelle M. le Maire de Saint-Cloud fait
connaître, que par suite des modifications à apporter par la Cie générale
des Omnibus de Paris au terminus de Saint-Cloud du tramway du Louvre à Saint-Cloud le
chalet de nécessité ne peut plus rester à son emplacement actuel.
Vu l'arrêté ministériel du 3 août 1878 sur les occupations temporaires du domaine
public ;
Vu la loi du 8 avril 1898 ;
Vu le rapport de MM. les ingénieurs des Ponts-&-Chaussées en date du 10 mars 1913
Arrête :
Article 1er L'arrêté du 11 août 1898 est reporté ;
Article 2 M. le Secrétaire général, M. l'Ingénieur en chef des Ponts-&-Chaussées
sont chargés chacun en ce qui le concerne de l'exécution du présent arrêté dont
ampliation sera adressée à M. G.
Fait à Versailles en l'Hôtel de la Préfecture le 29 mars 1913.
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 29 mars 1913, Le Maire de Saint-Cloud écrit à M. P. à Paris pour l'informer que par
suite des travaux de transformation du terminus du tramway LouvreSaint-Cloud, la
colonne de publicité doit être déplacée.
Je vous prie donc de vouloir bien donner de suite les instructions nécessaires à ce
déplacement.
Vous voudrez bien vous entendre avec le chef de chantier sur son nouvel emplacement.
Recevez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 29 mars 1913, Le Maire de Saint-Cloud écrit à M. le Préfet.
La Compagnie générale des Omnibus exécutant actuellement les travaux de transformation
du terminus du tramway LouvreSaint-Cloud, le chalet de nécessité qui se trouve sur
le terre plein du terminus, doit être supprimé
Par un rapport en date du 8 mars courant du service des Ponts-&-Chaussées il vous a
été demandé de vouloir bien :
1. Reporter votre arrêté du 11 août 1988 ;
2. Inviter M. C. ou ses ayants droits à enlever de suite ledit chalet.
En raison de l'urgence, je vous serais très reconnaissant de vouloir bien me faire savoir
la suite qui en est résultée.
Veuillez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 2 avril 1913, Le Maire de Saint-Cloud écrit à M. F. à Paris.
Je vous adresse copie d'un arrêté préfectoral prescrivant la suppression de votre
chalet de nécessité, place d'Armes à Saint-Cloud, pour les raisons que vous connaissez.
Vous avez un délai de huit heures pour le mettre en exécution.
Recevez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 5 avril 1913, Le Sous-Ingénieur des Ponts-&-Chaussées, chargé de la Subdivision
de Saint-Cloud à M. F. Directeur des chalets de nécessité.
Vous avez dû recevoir, par les soins de Monsieur le Maire de Saint-Cloud notification
d'un arrêté du 29 mars 1913 qui vous fait connaître par un arrêté préfectoral du 11
août 1898, qui a autorisé l'établissement d'un chalet de nécessité sur le terminus du
tramway de Louvre à Saint-Cloud qui a été reporté.
Cette mesure a dû être provoquée par suite des travaux de modification du terminus par
la Cie générale des Omnibus, or ce chalet empêche les travaux de se
poursuivre.
Je vous invite donc, par application des dispositions de l'article 3 de l'arrêté
d'autorisation du 11 août 1898, à enlever de suite, l'édicule en question.
Veuillez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 9 juin 1913, M. P. écrit au Maire de Saint-Cloud.
Comme suite à la lettre que vous avez écrite le 29 mars dernier et aux diverses visites
que vous a faites mon représentant, la colonne-affiches située place d'Armes en votre
ville a été reculée, comme vous l'aviez demandé ; j'ai envoyé le mémoire des frais
à la Cie générale des Omnibus laquelle l'a fait vérifier, régler et m'a
couvert du montant de travail ; mais j'a dû avertir ladite compagnie qu'elle aurait
encore à supporter les frais de raccordement des conduites à gaz tant intérieures
qu'extérieures et j'avais avisé la Sté d'Éclairage, Chauffage et force
motrice, 22 rue de Calais à Paris, qu'elle aurait à procéder à ce travail après
entente avec M. F, chef de Subdivision de la Cie générale des Omnibus, 11 rue
José-Maria à Paris. Cette société vient de m'avertir qu'elle avait écrit audit M. P.
et qu'elle n'a encore pu, par suite, exécuter le travail.
Je crois bon vous aviser de ce fait pour que vous puissiez demander vous-même à la Cie
générale des Omnibus de faire faire au plus tôt le travail en question.
Veuillez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 10 juin 1913, le Maire de Saint-Cloud écrit au Directeur de la Compagnie générale
des Omnibus, suite au déplacement, sur la Place d'Armes de la colonne de publicité
Marcel Picart qu'il y a lieu de relier par un nouveau branchement de gaz.
À cet effet, j'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien donner les instructions
nécessaires à la Société d'Éclairage, Chauffage, Force motrice, 22 rue de Calais à
Paris, pour que ces travaux nécessités par ce déplacement soient exécutés, à vos
frais bien entendu, dans le plus bref délai possible.
Recevez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 19 juin 1913, le Directeur de la Compagnie générale des Omnibus, écrit au Maire de
Saint-Cloud en réponse à sa lettre du 10 juin 1913, relative au branchement de gaz à
installer à la colonne de publicité Marcel Picart que nous avons déplacée pour
établit notre terminus sur la place d'Armes, j'ai l'honneur de vous faire connaître que
nous demandons par ce même courrier à la Société d'Éclairage, Chauffage, Force de
faire ce travail, à nos frais, le plus tôt possible.
Veuillez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 24 juin 1913, le Maire de Saint-Cloud écrit au Directeur de la Compagnie générale
des Omnibus.
Par votre du 23 courant vous m'annoncez l'envoi sous peu du devis détaillé de
l'installation que vous vous proposez de réaliser sur le terminus
LouvreSaint-Cloud.
Comme nous ne paraissons pas à être tout à fait d'accord sur cette installation, je
vous prierais de vouloir bien me le faire apporter un matin par votre représentant qui
pourrait nous fournir toutes les explications utiles.
Recevez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 18 juillet 1913, M. l'Ingénieur des Ponts-&-Chaussées de la Subdivision de
Saint-Cloud écrit à M. le Directeur de la Compagnie générale des Omnibus de Paris.
J'ai l'honneur de vous rappeler la lettre que vous avez adressée le 5 juillet 1913, M. le
Sous-Ingénieur vous remettant copie d'une délibération du Conseil municipal de
Saint-Cloud en date du 10 juin 1913.
J'attire à nouveau votre attention sur l'état d'achèvement des travaux entrepris au
terminus de Saint-Cloud qui, en pleine saison d'été, offre de multiples inconvénients
pour la population et pour les voyageurs.
J'insiste donc de manière pressante pour que les travaux soient repris avec activité et
terminés dans le plus bref délai possible en vue d'assurer l'exploitation définitive et
régulière par l'électricité des lignes aboutissant à Saint-Cloud.
Veuillez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 25 juillet 1913, Le Directeur de la Compagnie générale de Omnibus écrit au Maire de
Saint-Cloud, suite au constat que depuis dimanche dernier 20 juillet, l'urinoir de la
place d'Armes a été supprimé, et les matériaux enlevés, sans qu'au préalable votre
administration n'ait procédé à un nouvel urinoir, dans les conditions qui ont été
convenues et acceptées par vous lors de l'enquête sur les travaux du terminus.
Nous vous prions donc de vouloir bien faire installer le nouvel urinoir à l'emplacement
qu'il doit occuper.
Recevez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Brouillon de lettre non daté
mais contemporain à la situation de l'urinoir disparu.
Le Maire de Saint-Cloud écrit au Directeur de la Compagnie générale des Omnibus.
J'ai l'honneur de vous confirmer une lettre du 25 juillet 1913 demeurée sans réponse.
Vous comprendrez facilement que la situation actuelle ne peut se prolonger en raison de
l'affluence considérable de promeneurs venant à Saint-Cloud tous les dimanches et de la
fête qui doit avoir lieu dans un mois.
Je compte donc que vous voudrez bien donner d'urgence les ordres nécessaires pour
l'établissement du nouvel urinoir dans les conditions qui ont été convenues et
acceptées par vous lors de l'enquête sur les travaux du terminus.
Recevez...
Archives municipales de Saint-Cloud
Le 31 juillet 1913, L'ingénieur des Ponts-&-Chaussées écrit au Maire de Saint-Cloud
pour accuser réception de sa lettre du 22 juillet 1913 relative au terminus de
Saint-Cloud.
Il ne voit pas en quoi le mode de traction des voitures empêche la Compagnie de
reconstruire l'urinoir supprimé de faire le refuge prévu sur la place, d'établir les
passages pavés sur le terre-plein du terminus et conduisant aux Bateaux parisiens.
En outre, il conviendrait de lui faire connaître l'époque probable où le service
électrique fonctionnera, et celle où les trottoirs bitumés seront installés.
Je vous rappelle que les fêtes de Saint-Cloud ont lieu en septembre et qu'il importe que
tous les travaux soient achevés pour cette époque.
Veuillez...
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