Mémoire de la ligne

La ligne n°1 Louvre—Versailles - 1/
 Km.

Marc André Dubout

Quelques chiffres

 

La ligne n°1 Louvre—Versailles au gré des archives et au fil des cartes postales

 

 

 

Année 1871

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Le 20 juillet 1871, le Maire de Boulogne écrit au Préfet de Seine-et-Oise pour l'informer que La Compagnie générale des Omnibus ayant supprimé comme tête de ligne, le stationnement de la voiture américaine au Rond-point de Boulogne, pour la transférer à Saint-Cloud, la population s'est émue de ce fait, avec d'autant plus de raison que Boulogne n'est desservi que par cette seule seule voiture et un grand nombre d'habitants ont adressé une pétition à M. le Ministre des Travaux publics.
J'apprends que cette pétition vous est transmise par M. le Ministre afin d'avoir votre avis sur le bien fondé de cette réclamation et je m'empresse de solliciter de votre bienveillance de prendre en mesure les intérêts de notre population lésés au suprême degré par la mesure adoptée par la Compagnie générale des Omnibus me tenant à votre disposition dans le cas où quelques renseignements vous paraîtraient nécessaires.
Veuillez...

Année 1873

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Le 1er mai 1873, lettre des commerçants adressée M. le Maire et MM. les Membres du Conseil municipal de Boulogne-sur-Seine.
Les Soussignés commerçants, propriétaires, habitants de Boulogne-sur-Seine ont l'honneur de solliciter de M. le Maire et des Membres du Conseil municipal de vouloir bien dans l'intérêt du commerce et de la Propriété et des habitants du pays de vouloir bien faire une démarche auprès de la Compagnie générale des Omnibus pour obtenir le maintien de ses voitures au Rond-Point de Boulogne-sur-Seine.
Nous osons espérer, MM. que vous voudrez bien prendre en considération la démarche que nous faisons aujourd'hui et nous sommes persuadés qu'avec votre bienveillant appui, nous obtiendrons de la Compagnie la satisfaction qui doit sauvegarder tous nos intérêts.
Agréez...

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Copie de la protestation déposée sur le procès verbal d'enquête.

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Le 28 mai 1873, La Compagnie générale des Omnibus écrit au Maire de Boulogne. Voulez vous me permettre de vous demander, si le Conseil et les habitants de Boulogne ont pris une détermination au sujet des questions d'omnibus que nous avons étudiés ensemble il y a un mois environ ?
J'ai fait ajourner l'exécution des modifications décidées par la Compagnie jusqu'à ce que Boulogne ait pris une décision à cet égard mais voici le moment qui
(suite non retrouvée)

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Le 27 août 1873, Le Maire de Boulogne écrit à l'Administrateur de la Compagnie générale des Omnibus qui lui a fait l'honneur de lui écrire pour l'informer, qu'à partir du 10 vos voitures cesseraient de stationner au Ront-Point de Boulogne et qu'en conséquence vous n'auriez plus à acquitter le droit de stationnement.
Sans approuver la mesure par vous prise, qui me semble contraire au décret de concession qui fixe le point d'arrêt de vos voitures ou (suite non retrouvée)

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Le 31 août 1873, M. Le Maire de Boulogne écrit à son Excellence, Monsieur le Ministre des Travaux public.
Un décret du 18 février 1854 a concédé à M. Loubat l'établissement et l'exploitation d'un chemin de fer américain de Vincennes au Pont de Sèvres et au Rond-point de Boulogne. Peu de temps après la mise en service du premier tronçon, M. Loubat négocia la concession faite à son profit à une Compagnie dite des chemins de fer départementaux, laquelle sut faire ressortir les avantages de ce nouveau moyen de transport ; mais le Compagnie générale des Omnibus voyant naître une concurrence redoutable dans l'exploitation des voies ferrées à traction de chevaux saisit l'occasion d'en paralyser les heureux résultats et s'en rendant propriétaire
Lès que la Compagnie générale des Omnibus eût pris possession des voies concédées primitivement à M. Loubat, elle s'empressa d'en changer le mode d'exploitation, tant dans la forme en la construction des voitures que dans le prix des places, elle employa tous les moyens pour faire entrer sa nouvelle exploitation dans le réseau du monopole dont l'investit la Ville de Paris, contrairement au cahier des charges, elle augmenta notablement le prix des places, surtout les dimanches et les jours fériés
Les habitants de la Commune de Boulogne subirent forcément les exigence de la nouvelle Compagnie, et celle-ci redoublant de clairvoyance fit l'acquisition à grands frais des dernières entreprises particulières qui faisaient alors un service régulier de Saint-Cloud à Paris, en traversant Boulogne. Par cette dernière mesure que nous n'avons pas à justifier, la Compagnie générale des Omnibus arrivait à son but, en concentrant dans ses mains tous les moyens de transport de la localité.
Nous n'aurions aucune objection à faire si la Commune était bien desservie, mais il n'en est pas ainsi ; la Compagnie a supprimé le service de Saint-Cloud, c'est-à-dire, les voitures dites Boulonnaises et elle vient encore d'aggraver la fâcheuse situation qu'elle a faite à notre Commune en transférant à Saint-Cloud le point de départ des voitures affectées au service de la voie ferrée, en vue de remplacer lesdites voitures et de faire concurrence au Chemin de fer de l'Ouest et aux Bateaux à vapeur.
Cette avidité de bénéfices de la part de la Compagnie générale des Omnibus a pour conséquence de priver la Commune de Boulogne de la tête de ligne qui lui a été assignée par décret de concession ; en outre les voitures pouvant se compléter à Saint-Cloud (le dimanche surtout) n'offre pus de places garanties aux voyageurs des stations intermédiaires.
Tels sont M. le Ministre, les moyens de transports donnés à la plus important partie de la Commune de Boulogne et ses habitants viennent très respectueusement vous exposer leurs griefs, et osent espérer que vous daignerez intervenir en leur faveur, en rappelant à la Compagnie générale des Omnibus qu'elle n'est nullement fondée :
1. à changer le point de départ des voitures affectées au service de la voie ferrée ;
2. à percevoir les dimanches et jours fériés, un prix supérieur à celui de la semaine (0,70 au lieu de 0,45) contrairement à l'esprit et au texte du décret ce concession ( Art. 15) :
3. que c'est à tort que la Compagnie refuse les bagages et paquet dont le poids excède 10 kilos, elle doit les soumettre à un tarif particulier et ne peut se dispenser d'en faire le transport (même Art. 15) ;
4. que c'est également à tort que cette Compagnie perçoit le même prix sur les voyageurs à l'intérieur ou sur l'impériale ; le décret porte (Art. 13) "Il y aura des places de ceux classes" ;
5. enfin le 3ème paragraphe de l'Art. 15 porte sur l'intérieur de Paris "Le tarif de la seconde classe sera réduit à dix centimes pendant 2 heures de la journée, l'une le matin et l'autre le soir".
Il est évident que cette réduction a été insérée au décret en vue de favoriser les classes laborieuses. La Compagnie générale des Omnibus a su encore s'affranchir de cette intention bienveillante.
Les soussignés comptent, M. le Ministre sur votre esprit de justice et sur votre énergique attitude pour faire cesser les abus qu'ils ont l'honneur de vous soumettre, comme étant du ressort de votre juridiction.
Dans cet espoir, ils se disent M. le Ministre de votre Excellence, les très humbles et très obéissants serviteurs.

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Versailles, le 17 septembre 1873, M. le Chef de Division des Travaux publics répond au Maire de Boulogne qui lui a transmis avec un avis favorable, une pétition présentée par un grand nombre d'habitant de sa commune, à l'effet d'obtenir le maintien au Rond-point de la Reine, comme tête de ligne du chemin de fer américain de Paris à Boulogne dont la Compagnie de Omnibus désire prolonger le parcours jusqu'à Saint-Cloud.
Il demande à M. le Préfet les renseignements nécessaires pour apprécier cette réclamation. La décision qui interviendra vous sera notifiée par ses soins.
Recevez...

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Le 2 8bre 1873, le Ministre des Travaux publics qui a reçu la lettre du Baron de RothSaint-Cloudhild (Maire de Boulogne ?) par laquelle il attire particulièrement l'attention du Ministre sur une réclamation présentée par le Conseil municipal de Boulogne contre le transfert à Saint-Cloud du point de départ de la ligne ferrée à traction de chevaux entre Boulogne et Paris
La Compagnie générale des Omnibus a demandé, en effet l'autorisation de prolonger sa voie ferrée jusque sur la place de Saint-Cloud. Mon administration a ouvert une enquête sur cette demande et la réclamation du Conseil municipal de Boulogne.
Dès que l'instruction de cette affaire sera complète, vous pourrez être assuré qu'avant de prendre aucune décision, j'examinerai avec le plus grand soin les observations que voulez bien appuyer.
Recevez...

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Le 11 octobre 1873, M. le Chef de Division des Travaux publics écrit au Maire de Boulogne pour l'informer qu'il ne pourra pas se rendre à la réunion du Conseil municipal qui doit avoir lieu
Il le prie de vouloir bien agréer ses excuses et les faire agréer à ses collègues. Bien des circonstances indépendantes de sa volonté l'ont empêché de prendre part aux travaux, il ne s'est pas moins préoccupé des affaires qui font l'objet de sa sollicitude et qui touchent aux intérêts de la population de Boulogne.
C'est dans ce sens qu'il a appuyé auprès du Ministre des Travaux publics les observations présentées contre le transfert à Saint-Cloud du point de départ des voitures américaines entre Boulogne et Saint-Cloud.
Il a l'honneur de lui transmettre ci-joint le lettre que M. le Ministre vient de lui écrire pour l'assurer qu'il examine ces observations avec plus grand soin avant de prendre une décision.
Veuillez...

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Le 14 8bre 1873, Le Maire de Boulogne écrit au Baron de RothSaint-Cloudhild pour l'informer qu'il a donné connaissance au Conseil municipal de la lettre qu'il a bien voulu lui écrire en lui transmettant la réponse de M. le Ministre de Travaux publics relative à la pétition des habitants de Boulogne contre le déplacement de la tête de ligne de l'omnibus américain.
Le Conseil l'a chargé de lui adresser ses remerciements pour l'appui qu'il a bien voulu leur prêter dans cette circonstance.
Il vien le prier de continuer son concours près de M. le ministre, afin que les intérêts de notre population soit le plus possible sauvegardé par quelque compensation qu'il pourrait demander à la Compagnie générale des Omnibus.
Veuillez...

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Brouillon de lettre concernant le même sujet.

 

Année 1874

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Le 11 janvier 1874, copie de la protestation déposée sur le procès-verbal d'enquête relative à la demande de prolongement de la voie ferrée jusqu'à Saint-Cloud
Le Maire de Boulogne, conformément au vœu exprimé à l'unanimité par le Conseil municipal dans sa séance du 11 janvier 1874 s'oppose à la demande de la Compagnie générale des Omnibus à fin de prolongement de la voie ferrée jusqu'à Saint-Cloud par les motifs suivants :
1. Si Boulogne cesse d'être tête de ligne, les voitures qui partiront de Saint-Cloud seront au complet et il ne restera pas de places pour les habitants de Boulogne ;
2. Le passage de la voiture sur le pont de Saint-Cloud sera une entrave à la circulation surtout à l'époque des courses, de la Marche, ou de la fête de Saint-Cloud ;
3. Saint-Cloud ne demande pas ce prolongement, Saint-Cloud n'a aucun intérêt à le demander, Saint-Cloud étant desservi déjà par trois voies de communication, le chemin de fer rive droite, les bateaux omnibus et la voiture d'Auteuil ;
4. Boulogne qui a une population de 20 000 habitants ne peut être sacrifié à Saint-Cloud qui n'a que 3 500 ;
5. La Compagnie générale des Omnibus sollicite ce prolongement non pas dans l'intérêt des populations, mais dans son intérêt personnel pour se rendre maitresse de la ligne et du pont de Saint-Cloud et empêcher la création des tramways qui pourraient lui faire concurrence.

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Le 5 février 1874, L'Inspecteur des Ponts-&-Chaussées à l'honneur d'informer le Maire de Boulogne que la Commission d'enquête pour le prolongement jusqu'à Saint-Cloud de la voie ferrée de Vincennes au Rond-point de Boulogne se réunira le vendredi 13 courant à 1 h. 1/2 de l'après-midi à la Préfecture de la Seine, Palais du Luxembourg, salle des commissions du Conseil municipal.
Vous êtes prié de vouloir bien assister à la réunion.
Veuillez...

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Le 11 novembre 1874, Décret qui déclare d'utilité publique me prolongement de la voie ferrée à traction de chevaux de Vincennes à Boulogne, depuis le Rond-Point de la Reine à Boulogne, jusqu'à l'extrémité de la place d'Armes à Saint-Cloud.
Du 11 novembre 1874.
Le Président de la République française sur le rapport du Ministre des Travaux publics :
- Vu le décret du 18 février 1854, par lequel le Sieur Loubat, a été autorisé à placer sur la voie public de Vincennes jusqu'au pont de Sèvres, et au Rond-Point de Boulogne, des voies ferrées à traction de chevaux et à y établir un service d'omnibus, le tout aux clauses et conditions du cahier des charges arrêté le 17 février 1854, et annexé au dit décret ;
- Vu le décret du 15 septembre 1856, qui substitue la Compagnie générale des Omnibus dans Paris, au lieu et place du Sieur Loubat, dans tous les droits et obligations qui résultent pour celui-ci du décret précité du 18 février 1854 ;
- Vu le décret du 6 février 1864, qui modifie les prix de transport à percevoir par le concessionnaire fixée dans le cahier des charges ci-dessus visé du 17 février 1854 ;
- Vu la demande présentée par la Compagnie générale des Omnibus, à l'effet d'être autorisée à prolonger la voie ferrée depuis le Rond-Point de la Reine à Boulogne jusqu'à l'extrémité de la place d'Armes à Saint-Cloud ;
- Vu notamment le plan visé par les administrateurs de la Compagnie le 21 août 1873 ;
-Vu les pièces des enquêtes ouvertes dans le département de la Seine et de Seine-et-Oise, en exécution de l'article 3 de la loi du 3 mai 1841 et dans la forme présentée par l'ordonance réglementaire du 18 février 1834 ;
- Vu les délibérations des Commissions d'enquête en date des 13 & 14 février 1874 ;
- Vu les lettres des préfets de la Seine et de Seine-et-Oise, en date des 20 octobre 1873, 23 février et 9 avril 1874 ;
- Vu la lettre du Préfet de police du 2 avril 1874 ;
- Vu l'avis du Conseil général des Ponts-&-Chaussées, en date du 1erjuin 1874 ;
- Vu les lois du 3 mai 1841 & 27 juillet 1870 ;
- Le Conseil d'État entendu,

Décrète :

Art. 1er Est déclaré d'utilité publique le prolongement de la voie ferrée à traction de chevaux de Vincennes à Boulogne, depuis le Rond-Point de la Reine à Boulogne, jusqu'à l'extrémité de la place d'Armes à Saint-Cloud.
Art. 2. La Compagnie générale des Omnibus est autorisée à établir ce prolongement à ses risques et périls, suivant la direction générale indiquée en bleu sur le plan ci-dessus visé, qui restera annexé au présent décret et en se conformant aux clauses et conditions du cahier des charges ci-dessus visé di 17 février 1854, sous la réserve des modifications suivantes :
-1. Les rails dont l'administration supérieure déterminera la forme, le poids et le mode d'attache, la Compagnie entendue, seront compris dans un pavage qui règnera dans l'entre-rail et à cinquante centimètre (0m,50) au-delà de chaque côté ;
- 2. Les prix fixés par le décret du 6 février 1864, ci-dessus visé pour le transport des voyageurs jusqu'au Rond-Point de Boulogne seront appliqués jusqu'à la place d'Armes à Saint-Cloud ;
- 3. Le Ministre des Travaux publics est chargé de l'exécution du présent décret.
Fait à Paris le 11 novembre 1874.
Signé : Mal de Mac Mahon.

 

Année 1875

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Le 23 février 1875, Nous Préfet de Police :
-Vu
- 1. le décret en date du 6 février 1864, relatif à l'exploitation des voies ferrées à traction de chevaux tracées de la place de la Concorde à Sèvres et au Rond-Point de Boulogne ;
- 2. l'arrêté du 27 juin 1870 qui fixe le tarif des places sur les dites lignes ;
- 3. Le décret en date du 11 novembre 1874 qui autorise la Compagnie générale des Omnibus à prolonger la voie ferrée à traction de chevaux de Vincennes à Boulogne, depuis le Rond-Point de la Reine à Boulogne, jusqu'à l'extrémité de la place d'Armes à Saint-Cloud.
- 4. la demande, à nous, adressée par le Compagnie générale des Omnibus ;
- 5. L'avis de M. l'Ingénieur en chef des Ponts-&-Chaussées du Département de la Seine ;
- 6. le rapport du chef de le 2ème Division;

Arrêtons :

Article 1er. la Compagnie générale des Omnibus est autorisée transférer dans un terrain à elle appartenant, près de la porte de Saint-Cloud, sur la route de Versailles, le bureau actuellement situé sur la même route au n°188.
Article 2 .le prix du transport des voyageurs sur les voies ferrées à traction de chevaux tracées dans Paris (quai du Louvre) à la place d'Armes à Saint-Cloud sera fixé à l'avenir de la manière suivante :


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Rapport aux Conseils d'administration des deux Compagnies de Sèvres & Versailles et de Versailles & extensions, présenté par M. Léon Francq, Ingénieur
Réorganisation de tramways de Paris, Sèvres, Versailles & extensions.
Introduction
Messieurs, l'entreprise des Tramways de Sèvres à Versailles, que nous allons étudier est une des plus ancienne lignes concédée par le Gouvernement français. C'est le 28 avril 1855 qu'elle fut déclarée d'utilité publique, c'est-à-dire quelques mois après la concession des Tramways du Louvre à Sèvres, du Louvre à Saint-Cloud, du Louvre à Vincennes et enfin de Rueil à Port-Marly.
Nous allons démonter que cette affaire est parmi toutes les entreprise de tramways en France, la source des plus grands profits qu'il soit possible d'espérer.
Pour cela, nous seront amenés à examiner et à expliquer les causes des résultats obtenus dans l'exploitation des Tramways de Sèvres à Versailles.
Nous prouverons que si l'entreprise n'a pas prospéré (lire les vinettes).

 

Année 1876

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Le 18 juin 1876, Le Maire de Boulogne écrit au Directeur de la Compagnie générale des Omnibus, qu'il a remarqué avec étonnement que les nouvelles voitures récemment en circulation sur la ligne du Louvre à Saint-Cloud, ne portent pas comme les anciennes le mot Boulogne sur l'indication du parcourt.
L'oubli de ce mot pouvant être aussi préjudiciable aux intérêts de notre administration qu'aux personnes qui se rendent à Boulogne et qui seraient ainsi exposée à une confusion regrettable, je viens vous demander s'il ne serait pas possible de rétablir le mot Boulogne sur une partie quelconque des nouvelles voitures.
Veuillez...

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Le 20 juin 1876, Le Directeur de la Compagnie générale des Omnibus répond au Maire de Boulogne que l'oubli qui a été fait dans nos ateliers d'indiquer le nom de Boulogne sur les voitures neuves du Louvre à Saint-Cloud.
Nous avions déjà reconnu cette lacune, M. le Maire, et des mesures ont été prises pour que cette omission soit rétablie le plus promptement possible sur les voitures.
Recevez...

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Le 28 septembre 1876, M. ?? écrit au Maire de Boulogne.
M. le Maire, je suis désolé qu'une absence qui s'est déroulée au-delà de mes prévisions ait autant retardé la réponse à la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire.
J'aurai l'avantage de vous aller exposer verbalement la situation dans laquelle se trouve l'affaire du tramway de Boulogne dont je ne crois pas la réussite douteuse avec les appuis dont vous m'avez ?? (entretenu)

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Le 8 Xbre 1876, M. le Maire, de Clichy écrit à son Collègue de Boulogne.
Monsieur et cher Collègue.
J'a insisté fortement, hier, auprès du Préfet pour votre tramway et la communication sur le chemin n°39.
Le Préfet s'est engagé à s'occuper de nouveau de cette affaire et sur le chemin 39, M. A. a demandé en particulier une note sur ce qui était désiré. Quand je lui ait dit comment les choses se passaient il m'a déclaré que c'était loin d'être conforme aux instructions.
J'attends de vous une note de ce qu'il serait bon de faire et sur ce qu'il serait possible de demander sur les plaintes que vous pourriez avoir contre le personnel chargé de barrer le passage de la route.
Agréez...

 

Année 1877

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Le 9 juillet 1877, extrait du registre des délibérations du Conseil municipal de la Ville de Versailles. Séance du 7 juillet 1877.
L'a 1877, le lundi neuf juillet à 8 heures du soir, le Conseil municipal s'est réuni à l'Hôtel de ville sur la convocation et la sous le Présidence de M. B. maire.
Le procès verbal de la séance précédente est adoptée après lecture.
L'appel nominal constate la présence, etc.
M. B. est nommé secrétaire absents excusés MM....
Transformation des tramways de Paris à Sèvres et Versailles.

Le Conseil :

- Vu un mémoire présenté à l'appui de la demande an modification de la forme de la largeur et de l'emplacement des voies de la ligne de tramways de Sèvres à Versailles, formées par les concessionnaires de cette ligne ;
- Vu le rapport de M. le Maire de Versailles en date du 9 juillet 1877 ;
- Vu la loi du 18 juillet 1837 ;
- Considérant que la ligne de tramways de Paris à Sèvres et Versailles est destinée à desservir des populations et des intérêts qui sont trop éloignés des stations, des chemins de fer de l'Ouest (rive droite et rive gauche) pour que celles-ci puissent donner satisfaction entière.
- Considérant que l'organisation du service de tramways entre Paris et Versailles ne répond en ce moment que très imparfaitement au but de la création de cette ligne et que l'état actuel de la voie et son emplacement sur le milieu de la chaussée sont un obstacle à toute amélioration sérieuse ;
- Adoptant en surplus les motifs développés dans le mémoire sus-visé.

Émet le vœu et demande à M. le Ministre des Travaux publics que le concessionnaire du tramway de Sèvres à Versailles soit invité :

1. à mettre en bon état de solidité des voies ferrés comprises entre Versailles et Sèvres ;
2. à ramener l'écartement de la voie à 1m,44 conformément à l'écartement adopté d'une manière générale par l'administration supérieure et particulièrement pour le tramway de Paris et de Versailles ;
3. de multiplier les départs entre Paris et Versailles, au moins trois par heure, avec un service d'express intercalé pour le transport des voyageurs en partance directe pour Paris ou pour Versailles ;
4. de la durée du trajet entre Versailles et Paris par une vitesse plus grande des voitures ;
5. d'organiser un service spécial pour le transport des messageries entre Paris et Versailles ;
6. à établir et assurer aux voyageurs la correspondance avec les omnibus dans Paris et les tramways dans Versailles ;
7. à réduire le prix du transport entre Versailles et Paris ;
8. enfin à augmenter le confortable des voitures en adoptant les types existant actuellement à Versailles pour l'hiver et pour l'été.

Le Conseil demande en outre que les modifications dont il est question ci-dessus soient réalisées avant l'ouverture de l'Exposition universelle de 1878.
Pour extrait, Le Maire de Versailles Signé B.

 

Année 1878

Archives de Boulogne-Billancourt
Du 14 août 1878, lire les vignettes.

 

Année 1882

 Archives de Boulogne-Billancourt
Le 3 juillet 1882, le Maire de Boulogne écrit au Préfet de la Seine.
Par un arrêté du 27 juillet 1864 émanant de votre administration, la Compagnie générale des Omnibus concessionnaire des tramways du Louvre à Sèvres et à Boulogne a été autorisée a considérer les foires de Grandes Eaux à Saint-Cloud comme foire de fête et à percevoir les prix spéciaux des dimanches et jours de fêtes légales.
Je ne pense pas que les foires de Grandes Eaux soient reconnues comme fêtes légales, et j'ai tout lieu d'espérer qu'en vous signalant cette irrégularité vous la ferez cesser et que vous modifierez l'arrêté de votre prédécesseur.

 

Année 1885

Archives de Boulogne-Billancourt
Le 13 mai 1885, Le Conseiller d'État écrit au Maire de Boulogne.
Vous avez appelé mon attention sur une délibération, en date du 8 février 1885, par laquelle le Conseil municipal de Boulogne proteste contre un arrêté de M. le Préfet de Police du 16 janvier 1884, portant approbation d'un nouvel horaire des tramways et demande le rétablissement et la stricte observation de l'ancien horaire homologué le 6 juin 1882.
Le Conseil municipal allègue que l'application de l'horaire approuvé le 16 janvier 1884 est préjudiciable au public en le privant d'un nombre considérable de places dont il disposait précédemment.
D'après les renseignements qui me sont transmis, la Compagnie générale des Omnibus a, il est vrai, réduit le nombre des départs sur les lignes de tramways desservant plus spécialement Boulogne. Cette diminution est la conséquence de la mise en service de voitures de grand modèle. Mais la mesure loin de nuire à la population lui profite, car celle-ci a désormais à sa disposition un plus grand nombre de places.
D'un autre côté, la Compagnie fait circuler le dimanche une voiture supplémentaire. Enfin, les départs sur la ligne R devaient être fixés en vertu de l'horaire primitif, non à 7 heures du matin et 10 heures du soir, comme le croit à tort le Conseil municipal mais seulement à 7h05 du matin pour le premier départ et à 8h45 du soir pour le dernier.
Dans ces circonstances, M. le Maire, l'arrêté de M. le Préfet de Police du 16 janvier 1884 me paraît devoir être maintenu. Je vous prie d'en informer le Conseil municipal de Boulogne.
Recevez...

 

Année 1889

Archives de Boulogne-Billancourt
Le 26 mars 1889, le Président du Conseil d'administration des Tramways de Paris et du Département de la Seine écrit au Maire de Boulogne.
Nous avons l'honneur de vous remettre la copie d'une lettre que nous avons adressée à M. le Ministre des Travaux publics à la date du 23 courant à l'effet d'obtenir la concession de l'exploitation de la ligne de tramways Paris-Louvre à Sèvres et Saint-Cloud laquelle fait l'objet d'un vœu du Conseil d'arrondissement de Saint-Denis, renvoyé par le Conseil général dans sa séance du 28 décembre dernier à la Commission mixte des Omnibus et Tramways.
Notre Compagnie étant disposée au cas où la concession lui serait accordée à appliquer sur cette ligne la traction mécanique, et à exécuter les modifications et améliorations réclamées par la population que vous administrez, nous espérons M. le Maire que vous voudrez bien appeler l'attention bienveillante du Conseil municipal de votre Commune sur notre demande et nous prêtez votre appui auprès des Pouvoirs publics.
Agréez...

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Le 5 août 1889, le Sénateur, Préfet de la Seine écrit au Maire de Boulogne qui a bien voulu l'entretenir de la question de la diminutions du prix des places sur les lignes du Louvre à Saint-Cloud et du Louvre à Sèvres et Versailles.
D'après le rapport qui lui a été adressé à ce sujet, la Concession Loubat exploitée actuellement par la Compagnie générale des Omnibus ne comprend que deux services, celui du Louvre à Saint-Cloud et celui du Louvre à Sèvres.
Quant à la Compagnie de Versailles, elle n'est titulaire que d'une concession entre Sèvres et Versailles mais par suite d'un traité passé avec à la Compagnie générale des Omnibus, elle a obtenu la faculté de faire arriver ses voitures dans Paris jusqu'au Louvre.
Ces trois exploitations jouissent d'un tarif spécial. L'établissement du tarif des deux lignes de la Compagnie générale des Omnibus est régulier et en correspondance avec les décrets de concession.
En effet le décret du 6 février 1864 portant concession au Sieur Loubat de l'exploitation de la voie ferrée de Sèvres et de Boulogne à Vincennes stipulait que les prix de transport seraient perçus d'après les tarifs suivants :
Places de 1ère classe ou coupé (aujourd'hui supprimées) 0f,10 par kilomètre
2ème classe ou intérieure 0f,08 par kilomètre,
3ème classe ou impériale 0f,06 par kilomètre.
L'application rigoureuse de ce tarif kilométrique aurait porté le prix des places, savoir :
- de Boulogne à la Concorde : 3ème classe 0f,60, 2ème classe 0f,80
- de Boulogne au Louvre : 3ème classe 0f,65, 2ème classe 0f,85.
Mais il n'en a pas été ainsi, et après plusieurs modifications successives, un arrêté de M. le Préfet de Police du 24 août 1875 a fixé un taux uniforme de 0f,55 tant pour l'intérieur que pour l'impériale, le prix du transport en semaine.
Cette tarification étant inférieure au prix réglementaire de la classe la moins élevée ne saurait donner lieu à aucune critique sérieuse.
En outre, la faculté de surélever les prix les dimanches et jours de fête est formellement accordée à la Compagnie concessionnaire par l'Art. 1er du décret du 5 février 1864 et le taux de 0f,75 admis par l'arrêté de M. le Préfet de Police du 24 août 1875 est d'ailleurs inférieur à celui de 0f,85 que la Compagnie serait à la rigueur en droit de percevoir.
L'application du tarif présente certaines anomalies qui ne sont que la conséquence du traité passée entre les deux compagnies, ce traité ayant stipulé que les prix perçus pour les transports sur les deux lignes ne pourraient être abaissés.
En 1877, les deux compagnies avaient soumis à M. le Ministre des Travaux publics une nouvelle combinaison ayant pour objet de Saint-Cloudinder l'exploitation du Louvre à Versailles en deux parties distinctes, l'une du Louvre au Point-du-jour, réservées à la Compagnie générale des Omnibus, l'autre du Point-du-jour à Versailles réservée à la Compagnie de Versailles avec transbordement des voyageurs à la limite commune des deux sections.
Si cette combinaison avait été approuvée, la Compagnie générale des Omnibus aurait appliqué à la ligne du Point-du-jour, comme à celle de Saint-Cloud, dans l'intérieur de Paris, le tarif ordinaire de 0f,30 et 0f,15c.
La solution de la question ne dépend plus de mon administration, M. le Ministre des Travaux publics ayant annoncé par dépêche en date du 23 mai 1878, qu'il transmettait au Conseil d'État un projet de décret ayant pour objet :
- 1.d'approuver le traité passé le 28 août 1877 entre la Compagnie des Tramways de Sèvres à Versailles et la Compagnie générale des Omnibus, en vue de changer le mode d'exploitation des voies ferrées du Louvre à Sèvres et de Sèvres à Versailles ;
- 2. de fixer les prix à percevoir pour le transport des voyageurs entre le Louvre et Sèvres.
Ce qui paraît avoir retardé jusqu'ici cette affaire, c'est la mauvaise situation de la Compagnie de Versailles (Francq), qui vient du reste, d'être déclarée en faillite.
Veuillez...
Signé le Sénateur, Préfet de la Seine

 

Année 1891

  Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 25 novembre 1891, Le Président donne lecture au Conseil des dires exposés au cours de l'enquête ouverte sur le projet de substitution de la traction mécanique à la traction animale sur les lignes de tramways des routes de Versailles et de la Reine.
Plusieurs protestations se sont produites au sujet notamment du report des voies sur les accotements.
Le Conseil estime qu'il y a lieu de passer outre et demande que le projet présenté par la CGO soit exécuté dans le plus court délai possible.
M. L. dépose l'ordre du jour ci-après reproduit :
Le Conseil considérant les avantages considérables consentis à la GO par l'installation de la voie sur les accotements demande que le prix de traversée dans les deux voies de Boulogne soit de 0f,10.
Dans le cas où la Cie n'accepterait point cet abaissement de tarif, l'installation de la voie serait maintenue sur le milieu de la chaussée.
Cet ordre du jour mis aux voix est repoussé par la majorité, ont voté pour MM...
Toutefois des avantages que la CGO retirera certainement du report des voies sur les accotements, le Conseil émet le vœu que le prix des places dans la traversée de Boulogne et sur les deux lignes soit fixé uniformément à 0f,10.

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Le 10 juin 1892, Le Conseil nomme une délégation composée de MM... chargée de conférer avec M. le Ministre des travaux publics sur les causes de retard apporté à la substitution de la traction mécanique à la traction animale sur les lignes de tramways Louvre—Saint-Cloud et Louvre—Versailles.

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Le 21 novembre 1892, il est donné lecture d'une lettre en date du 26 octobre 1892 adressée à M.P.,  Sénateur de la Seine par M. le Ministre des travaux publics, indiquant l'état actuel de l'instruction en vu de la substitution de la traction mécanique à la traction par chevaux sur les lignes de tramways Louvre à Saint-Cloud, Louvre à Sèvres et de Sèvre à Versailles.
Cette lecture terminée, M. C. au nom de la délégation du Conseil, chargée de faire une démarche auprès du Conseil général, relativement au mauvais état et à l'insuffisance d'arrosage des routes départementale et nationale rend compte en ces termes du résultat de son entrevue avec les membres de la 2ème Commission départementale :
À la première question, celle relative à l'arrosage plus complet des routes de Versailles et de la Reine, il nous a été répondu qu'il n'était fait d'exception pour aucune commune de France ; le Conseil général ne pouvait intervenir pour obliger davantage les Ponts-&-Chaussées et qu'il ne nous restait qu'un moyen, celui de faire l'arrosage par la commune en en supportant tous les frais. Quant à l'entretien des chaussées desdites routes, M. l'Ingénieur en chef des Ponts-&-Chaussées nous a expliqué qu'en effet on atermoyait les travaux de réparation en prévision de la réfection indispensable de ces chaussées à la suite du déplacement des rails actuels sur les bas côtés de la route pour les nouveaux tramways à traction mécanique et qu'à l'égard de ce tramway il était en mesure de réponde que la CGO informée du projet de décret proposé par le Conseil d'État, avait d'abord refusé les deux conditions imposées : observation des prescriptions de la loi de 1881 réglementant le service de tramways à traction mécanique et la réserve faite par l'administration de substituer provisoirement les chevaux à la traction mécanique. Mais qu'il venait d'apprendre la veille, que ladite Cie ayant de nouveau réuni son conseil avait définitivement adopté le projet de décret et qu'elle s'organisait pour mener activement les travaux nécessaires en vue d'un fonctionnement prochain du service.
M. D., l'un des délégués du Conseil départemental s'est presque engagé à faire compléter le pavage de la Grande rue.

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Le 24 février 1893, M. le Maire fait donner lecture de la lettre ci-après reproduite qu'il a reçue de la CGO.
Paris le 10 février 1893 - Monsieur le Maire, vous avez demandé à la la Compagnie des renseignements sur plusieurs affaires qui vous intéressent :
1. un abri de la station - La construction de cet abri est décidée en principe. Nous attendons le résultat des négociations engagées avec la Ville au sujet du droit de stationnement ;
2. époque de l'exploitation des lignes de Versailles—Louvre à la traction mécanique - C'est seulement le 12 décembre 1892 que nous avons pu obtenir le décret d'autorisation sollicité depuis près d'un an. Nos travaux se poursuivent rapidement. Il est probable que nous pourrons livrer une partie de la ligne au public dans le courant de l'année 1893.
3. Terminus du tramway à vapeur - La question est soumise à MM. les ingénieurs du Contrôle et nous croyons savoir qu'elle sera résolue dans quelques jours ;
4. déplacement des relais du boulevard de Strasbourg (aujoud'hui Jean-Jaurès) - Anciennement les relais s'effectuaient devant le dépôt et c'est après plusieurs réclamations de voyageurs de la ligne que nous les avons transférés au boulevard de Strasbourg. Ces voyageurs se plaignaient de perdre leur temps en arrêts constants et de fait en quittant les voitures au boulevard de Strasbourg, ils pouvaient encore arriver avant elles au Rond-point de Boulogne, obligées qu'elles étaient de s'arrêter au dépôt pour relayer.
C'est à la fois pour empêcher les voyageurs de nous quitter et éviter les réclamations de ceux qui nous restaient fidèles que nous avons décidé le service de la cavalerie à effectuer les relais de la ligne TA pendant le contrôle des voitures au bureau du boulevard de Strasbourg).
Veuillez...
Après avoir entendu la lecture de la lettre qui précède, le Conseil délègue MM... à l'effet d'entretenir l'Ingénieur en chef des Ponts-&-Chaussées de l'état déplorable dans lequel se trouvent les routes nationale et départementale et le prier en même temps d'agir près de la CGO pour hâter l'établissement de ses nouvelles voies sur les accotements desdites routes. Le Conseil prie M. le Maire de prendre les mesures nécessaires pour arriver à la suppression des relais, du mois au stationnement des chevaux établi à l'intersection du boulevard de Strasbourg et de l'avenue de la Reine et qui présentent des inconvénients.

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Le 6 octobre 1893, M. D. expose que par suite de l'établissement des nouvelles voies de tramways de la route de Versailles, les bordures en granit vont former rond point à l'intersection de cette route et du boulevard de Strasbourg (aujoud'hui Jean-Jaurès) et que cet endroit où 6 voies viennent aboutir deviendra certainement un centre important de voyageurs.
La 2ème Commission a pensé qu'il serait nécessaire d'établir en milieu de ce rond point un refuge de 3m,70 de diamètre avec candélabre pourvue d'une bec Beuget pour éclairer convenablement cette partie importante de la commune.
La dépense évaluée par l'architecte-voyer à la somme de 1 200 francs pourrait être prélevée sur le crédit d'entretien des voies publiques.
La proposition faite par M. D. au nom de la 2ème Commission est mise aux voix et adoptée.

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Le 28 novembre 1894, M. D. dépose sur le bureau la proposition suivante :
Le Conseil considérant la mauvaise situation faite à la Ville de Boulogne par suite du service défectueux des tramways à air comprimé, invite la Compagnie Générale des Omnibus à se mettre en mesure pour organiser un service régulier ; et dit, que dans le cas où la Compagnie Générale des Omnibus ne tiendrait pas compte de sa juste réclamation, il serait obligé d'en référer au ministre des Travaux publics afin de faire cesser cet état de choses qui cause à la Ville de Boulogne un préjudice considérable.
Cette proposition est adoptée à l'unanimité par le Conseil.

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Le 5 juin 1895, M. C. 1er adjoint s'exprime en ces termes.
Pour remplir la mission que vous nous avez confiée au cours de notre séance du 7 mai, nous nous sommes rendus, le 14 mai dernier, au siège de la CGO. Nous nous faisons un devoir de vous donner le compte rendu fidèle de l'entretien que nous avons eu avec M. Cuvinot, Président du conseil d'administration.
1ère question relative aux services du Louvre à Versailles et du Louvre à Saint-Cloud.
M. Cuvinot a répondu que le matin même le service par air comprimé avait commencé de Versailles au Point du jour et qu'à fin de ce mois de mai, il se ferait de Versailles au Louvre, mais de Versailles à Sèvres toutes les heures seulement en ajoutant que de ce dernier point au Louvre il y aurait départ toutes les 1/2 heures au moyen et de l'air comprimé et d'une traction par les machine Rowan (que la CGO venait d'acheter) et des machines Serpollet disposées en conséquence pour le parcours attendant l'autorisation, pour ces dernières de pénétrer dans Paris ; mêmes départs toutes les 1/2 heures de Saint-Cloud au Louvre ; bref, affirmation d'un service assuré sur les deux lignes sans traction animale qui fonctionnerait complètement au 15 juin point extrême ;
2ème question : voitures supplémentaires demandées à Boulogne et à Billancourt ; il a déclaré qu'il reconnaissait le bien fondé de cette demande et allait s'en occuper croyant que cette mesure serait favorable aux intérêts de la Cie.
Pour Boulogne que cela se pourrait établir mais en dépôt, à l'usine qui, prochainement va donner de l'espace libre par suite du déménagement des voitures transportées au dépôt du Point du jour à la place des écuries devenues inutiles ; et pour Billancourt, les jeudis et dimanches bureau de la route de Versailles, rue de la Ferme, comme elles ont déjà fonctionné il y a quelques années.
Il trouve très légitimes nos réclamations et l'état de mécontentement de la population éprouvé mais il dit qu'ayant trouvé à son arrivée à l'administration, un tel encombrement et du tâtonnement à l'égard des services à l'usine de Boulogne, il lui a fallu beaucoup de temps pour examiner et organiser un fonctionnement possible;
Il annonce, du reste, que pour parvenir à une production suffisante d'air comprimé on va installer de suite, au coin du ponts de Saint-Cloud, sur Boulogne, une machine qui donnera l'eau nécessaire aux compresseurs et évitera d'amorcer le siphon comme on le fait aujourd'hui ; que cette machine fonctionnera à l'état permanent et sera reliée, pour la direction et la mise en marche par une dynamo mis l'appareil électrique de l'usine.
Quant à la multiplication des départs il n'a pas manqué de répondre que la Cie par son traité Loubat devait seulement un service à toutes les heures mais que déjà remarqué, on avait reconnu que la Cie perdait une grand nombre de voyageurs prenant d'autres voies de communication et qu'il était amené à penser que la Cie ne serait pas rebelle à cette amélioration.
Quant à l'abri d'Auteuil, il nous a rappelé que la Cie était arrêtée par l'exigence de la Ville de Paris demandant un loyer excessif de 40 fr par mètre superficiel à s'entendre à cet égard ;
Il se rendait, après notre visite, au Conseil municipal de Paris pour causer nous a-t-il dit de différentes affaires y compris celle-là.
Après un échange de vues, le Conseil remercie ses délégués et espère que les améliorations promises seront réalisées prochainement.

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Le 28 juin 1895, Avant de faire procéder à l'examen des différentes affaires à l'ordre du jour, M. le Maire expose que, pour remédier au service défectueux des tramways et assurer promptement le régularité du service sans transbordement au Point-du-jour, il conviendrait, selon lui, d'émettre un vœu pressant invitant la Compagnie Générale des Omnibus

à faire usage temporairement de machines à vapeur et ce, jusqu'à ce que le système de traction à l'air comprimé soit définitivement installé.
Il ajoute que l'administration préfectorale à laquelle il s'est adressée pour réclamer les améliorations attendues depuis si longtemps partage sa manière de voir et est tout disposé, par dérogation au cahier des charges, à donner son autorisation pour l'établissement provisoire d'un service à vapeur.
Sur la demande qui lui en est faite par M. le Maire, M. B. rédige le projet de vœu suivant qui est adopté à l'unanimité par le Conseil.
Le Conseil,
- considérant que le service ce tramway Louvre—Saint-Cloud et Louvre—Sèvres provoque depuis longtemps de la part des habitants de Boulogne des réclamations justifiées ;
- que depuis plus d'un an en effet et par suite de la mauvaise installation du service à air comprimé, les voyageurs sont dans l'obligation à toute heure du jour ou de la nuit, de changer de voiture au Point-du-jour et d'attendre un nouveau départ ;
- que la durée du trajet se trouve en outre considérablement augmenté ;
- que malgré toutes les promesse faites par la Compagnie Générale des Omnibus, cet état de choses menace de durer un temps indéterminé, les réparations ou installations nouvelles à faire ne permettant pas d'espérer avant une année et peut-être davantage un fonctionnement régulier de la traction à air comprimé jusqu'au Louvre.
- émet le vœu que la Compagnie Générale des Omnibus soit autorisée ou, même s'il y a lieu, mise dans l'obligation d'employer dès maintenant d'autres machines que celles à air comprimé de façon à assurer le service sans transbordement pendant tout le temps que pourront durer ces travaux et prie instamment l'administration compétente de vouloir bien admettre l'urgence de cette demande et donner satisfaction à la population dans le plus bref délai possible.

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Le 14 octobre 1895, Il est décidé que la Commission nommée le 7 mai 1895 et composée de MM. se réunira très prochainement à la Mairie pour déterminer les points sur lesquels portera la demande à adresser à M. le Préfet de Police.

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Le 11 juillet 1896, M. B. demande que la CGO soit invitée à enlever les rails posés sur la chaussée de la route de Versailles de manière à permettre dans le plus court délai possible la réfection de cette voie qui est devenue complètement impraticable.
Il ajoute qu'il convienddrait de demander à ladite Cie à quelle date celle commencera le service à traction mécanique sur la ligne LouvreSèvreVersailles.
M. G. donne lecture de la déclaration suivante :
Dans la séance du 24 juin, J'ai déposé un rapport tendant à la demande à La Cie d'établir un service de massagerie desservi par un dépôt.
Le dépôt serait situé près de la place Wallace, centre de Boulogne. Là serait également établi un bureau de poste auxiliaire dont l'urgence est incontestable. J'ajoute à ces deux demandes l'établissement d'une voiture stationnée à cet endroit, ainsi qu'à l'avenue de Versailles, station de Billancourt. À ces deux stations et surtout à celle de la place Wallace, j'ai vu un nombre considérable de personnes attendre pendant des heures et être obligées de s'en aller à pied, soit à Auteuil, soit au Point-du-jour. Les voitures venant de Saint-Cloud étant complètes. En somme, j'estime que cettesituation ne peut se prolonger, qu'elle est intolérable, qu'elle porte le plus grand préjudice aux finances de la Ville. Des quantité de logements sont à louer. Boulogne ne prend pas l'extension due à sa situation si favorable, aucune commune des environs n'est aussi mal desservie. Un chemin de fer s'impose. Je pense que tous mes collègues seront pénétrés comme moi des nécessités de la situation ; qu'ils voudront bien signer à l'unanimité une commission chargée de s'adresser à qui de droit pour obtenir satisfaction et au besoin porter nos doléances au ministre des Travaux publics.
M. le Maire fait connaître que lors de la réunion de la Commission chargée de donner son avis sur les propositions de la Cie relativement aux conditions d'exploitation des lignes à tractions mécaniques, il a demandé qu'une voiture soit garée place Wallace les dimanches et jours de fête aux heures d'affluence pour être remorquée par la machine à destination de Paris et que deux nouveaux arrêts soient désignés : l'un en face le cimetière et l'autre à l'angle de la rue de Silly.
J'espère qu'il sera tenu compte de ces réclamations qui ont été consignées par le secrétaire de la Commission.
Après un échange de vues, le Conseil délégue MM. à l'effet de se rendre au siège de la Cie pour entrtenir M. le Président d'administration des différentes questions qui viennent d'être agitées.

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Le 11 juillet 1896, sur la proposition de M. L. le Conseil nomme une Commission chargée de se mettre en rapport avec la Compagnie générale des Omnibus en vue d'obtenir des améliorations dans le service des tramways.

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Le 28 juillet 1896, M. L. demande la parole pour rendre compte du résultat de la démarche faire par la délégation du Conseil auprès de la Compagnie générale des Omnibus.

Il s'exprime en ces termes :

Messieurs la Commission nommée dans la séance du Conseil du 11 juillet courant dans le but de s'entendre avec la Compagnie générale des Omnibus au sujet des améliorations à apporter au service des tramways dans Boulogne a eu, samedi 25 juillet une entrevue avec le Président du Conseil d'administration de cette Compagnie. Les membres de la Commission présents à cette entrevue étaient MM., Conseillers.

Les demandes d'amélioration présentées à la Compagnie ont été les suivantes :

1. Ligne d'Auteuil au Rond-point de Boulogne :
- organiser en semaine, un voyage partant d'Auteuil à minuit (en semaine, il n'y a pas de départ entre 11h35 et 12h30) ;
- établir comme règle que tous les départ d'Auteuil à partir de 11 h. du soir correspondront à l'arrivée d'un train de Paris et que le tramway ne quittera la station qu'après l'arrivée de ce train, même lorsque ce dernier train aura un léger retard ;
- supprimer l'augmentation du prix des places aux dernières voitures, dites de théâtre ;
- assurer des places aux voyageurs du centre de Boulogne les dimanches et jours de fêtes en remplaçant la petite voiture en station à l'église par une grande voiture à deux attelages. Faire faire le service à cette voiture en semaine le matin de 7h.1/2 à 10 heures ;
- transformer la voiture (dite Marseillaise) dans laquelle les bancs sont placés perpendiculairement à la voie ; cette voiture faisant l'objet des récriminations de la part des voyageurs appelés à s'en servir ;
- organiser les voitures de manière que les voyageurs puissent descendre en même temps par la plate-forme de devant. Tous les voyageurs étant appelés à descendre de voiture en même point, en arrivant à Auteuil, contrairement à ce qui se passe sur les autres lignes, le conducteur pourrait ouvrir à l'arrivée sur le devant une porte qu'il refermerait aussitôt que tous les voyageurs seraient descendus ;
- ouvrir l'impériale des voitures d'attelage afin que le voyageurs soient garantis de la fumée et de l'eau de condensation des machines ;
- transformer toutes les voitures dans un délai plus ou moins rapproché de manière à supprimer la plate-forme de devant ; les allées et les venues dans l'intérieur pour se rendre à cette plate-forme occasionnant des courants d'air très préjudiciables, surtout en hiver à la santé des voyageurs ;
- installer un service de bagages 2 fois par jour, aux heures où le service est le moins chargé, aux bureaux du Rond-point de l'église et d'Auteuil ;
- relier le Rond-point, l'église et Auteuil par une ligne téléphonique afin que les voyageurs puissent être prévenus lorsqu'un accident sera survenu à un point quelconque du parcours et évitant ainsi d'attendre indéfiniment après une voiture qui n'arrive pas.

2. Lignes du Louvre à Saint-Cloud et Versailles.
- établir un stationnement de voitures au boulevard de Strasbourg (aujoud'hui Jean-Jaurès) au croisement de l'avenue de Versailles et de la Reine, afin d'assurer de la place aux voyageurs du centre de Boulogne ;
- organiser sur la route de la Reine un 4ème départ à l'heure : deux voitures partant de Saint-Cloud et deux du Rond-point, ces deux dernières prenant au passage la voiture en stationnement au boulevard de Strasbourg (aujoud'hui Jean-Jaurès) ;
- supprimer les arrêts à la barrière pour les trains venant de Versailles et de Saint-Cloud, afin d'éviter l'encombrement très gênant pour la circulation, qui se produit à cette endroit, ainsi que la perte de temps occasionnée par les manœuvres ;
- abaisser le plus tôt possible les prix des places sur ces lignes et le ramener à 0f;10 pour toute la traversée de Boulogne.

3. Ligne des Moulineaux.
- installer sur cette ligne la traction mécanique plus particulièrement électrique ;
- organiser 4 départs à l'heure et établir le tableau de service de manière que les voitures arrivent à l'église quelques minutes avant le départ de ce bureau de la voiture qui y est en stationnement.

D'une façon générale M. le Président de Conseil d'administration de la Compagnie générale des Omnibus a répondu à la Commission qu'il était disposé à donner satisfaction aux demandes qui lui étaient faites dans la mesure du possible. Ces demandes vont être examinées et il sera donné réponse à la Municipalité des solutions adaptées pour chacune d'elle, au fur et à mesure que des décisions seront prises.
En particulier au sujet de l'augmentation du service sur la ligne Louvre—Saint-Cloud, la Compagnie a pu dès maintenant annoncer que satisfaction serait donnée à la demande du Conseil à partir du 1er septembre prochain.
Au sujet de la voiture en stationnement demandé avenue de Versailles, un devis du travail exécuté a déjà été fait, le montant s'élève à 16 000 francs.
M. le Président fait part que la Compagnie est disposée à prendre à sa charge les frais de voitures nouvelles à construire, mais elle demande que ceux d'installation de la voie soient à la charge de la Commune. Sur une demande de la commission, le Président du Conseil d'administration consent à faire examiner la question à nouveau et à communiquer à la Ville de Boulogne le prix minimum auquel elle serait arrêtée pour ce travail.
La Commission a également demandé au Président du Conseil d'administration si la Compagnie serait disposée à établir une nouvelle ligne partant de la place Wallace pour Auteuil en passant par les rues du Château ou Escudier et devant plus tard passer par la porte Molitor et le pont Mirabeau, dévier la ligne des Moulineaux dans cette direction. M. le Président du Conseil d'administration a répondu qu'il ne voyait pas la possibilité de donner pour le moment satisfaction à cette demande, ni d'ailleurs l'intérêt que pourrait y trouver la Compagnie surtout étant donné qu'une concession venait d'être accordée à une autre Compagnie pour plusieurs lignes nouvelles dont une avait précisément la même direction..
À ce sujet M. le Président du Conseil d'administration a fait part à la Commission de nouveaux projets qui doivent être mis incessamment à exécution et qui intéressent les habitants de Boulogne.

1. Substitution de la traction mécanique à la traction animale sur la ligne Madeleine—Auteuil qui sera transformée en tramway. Sur cette ligne il serait organisé d'abord 6 départs à l'heure et pour 2 de ces voyages, les voitures au lieu de s'arrêter à Auteuil continueront jusqu'au Rond-point de Boulogne.

2. Substitution de la traction mécanique à la traction animale sur la ligne Saint-Sulpice—Auteuil.
Enfin, le Président du Conseil d'administration a appelé l'attention de la Commission sur le procès engagé entre la Ville et la Compagnie relativement aux droits d'octroi à payer par celle-ci pour les charbons consommés dans son usine de Boulogne. Il a fait part de son intention de donner une extension considérable à cette usine si la Ville consentait à accorder à la Compagnie l'entrepôt pour les charbons mais dans ce cas seulement. Il affirme d'ailleurs être convaincu des droits de la Compagnie à cet égard.

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Le 3 mars 1897, Il est donné lecture d'une pétition revêtue d'un grand nombre de signatures et tendant à obtenir un arrêt du tramway Louvre—Versailles au droit des rues Henri-Martin et des Peupliers.
Le Conseil municipal :
- considérant que la distance entre le bureau du Point-du-jour et l'arrêt de la rue Thiers est de 800 mètres au moins ;
- que les habitants qui demeurent entre ces deux points sont obligés, au retour de Paris, de descendre du train au Point-du-jour et de parcourir à pied un trajet long et peu sûr le soir pour les voyageurs isolés et surtout pour les femmes seules ;
- est d'avis que la pétition ci-dessus relatée soit prise en sérieuse considération.

Archives municipales de Saint-Cloud
Le 1er mai 1909, Tramways Du Louvre à Saint-Cloud, modification du terminus de Saint-Cloud.
Arrêté du Préfet de seine-et-Oise. Enquête d'utilité publique est ouverte sur l'avant projet de modification du terminus de la ligne Louvre—Saint-Cloud.

 

 

 

 

 

Notes :

Sources :

  • Les tramways parisiens 2è Édition - Jean Robert - 1959.
  • Archives municipales de XX
  • Mairie de 

Sites :

  •  

 

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