Mémoire de la ligne

La ligne 16 Boulogne—Auteuil
 Km.

Marc André Dubout

Quelques chiffres

 

La ligne Boulogne—Auteuil au gré des archives

Boulogne Rond point Rhin et Danube

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 25 novembre 1891, il est donné lecture des propositions ci-après relativement aux améliorations qu'il y aurait lieu de demander à la CGO sur la ligne de tramway du Rond point de Boulogne à Auteuil.
Au nom de tous les voyageurs qui circulent entre Auteuil et Boulogne, je demande à la CGO :
1. un abri à Auteuil du côté où stationne le tramway à vapeur ; le petit bureau d'Auteuil étant insuffisant à cause de sa petitesse, les voyageurs sont obligés d'attendre sous la voûte du chemin de fer où il y a un très fort cotant d'air nuisible à la santé publique.
Les arrêts dont facultatifs, un jour les voyageurs, un jour les mécaniciens chauffeurs comme cela se produit souvent au coin de la rue de Billancourt et de la Grande rue.
Ces points d'arrêt qui devraient être indiqués par des poteaux seraient :
    - entre le rue de Silly et la rue Saint-Denis
    - à la rue Escudier
    - au coin de la rue de Billancourt et de la Grande-rue ; et non en face du n°91 de la Grande-rue, comme cela se produit, de sorte que les personnes qui descendent la Grande-rue ou qui viennent par la rue de Billancourt ne peuvent le prendre, si le mécanicien ne veut pas s'arrêter ç ce point, car je le répète ces arrêts sont facultatifs suivant le bonne volonté du mécanicien.
    - au bureau de l'église ;
    - à l'intersection des rues Fessart, et de La Rochefoucault et du Parchamp ;
    - entre la rue de l'avenir et Denfert-Rochereau.
Je demande que le prix de 0f,15 soit affiché d'une manière évidente sur la plate-forme de la voiture qui a une impériale.
Je demande aussi que la Cie cherche à améliorer les marchepieds qui sont d'un accès très incommodes pour les personnes âgées.
Sur les lignes de Saint-Cloud et de ??, je demande que les voitures soient fermées l'hiver.
Le Conseil reconnait que les demandes des M. G. sont fondés et décide qu'elles seront transmises à la CGO avec prière de les prendre en sérieuse considération.

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Le 15 février 1892, Il est donné lecture de la lettre de la CGO :
Monsieur le Maire, nous avons l'honneur de vous accuser réception de votre lettre du 5 de ce mois.
Les plaintes que la Municipalité a reçues au sujet du fonctionnement irrégulier du service sur la ligne Auteuil?Boulogne tiennent à des circonstances dont nous ne sommes pas responsables.
C'est ainsi :
1. que des ralentissements nous ayant été imposés par le contrôle des machines, l'horaire n'a pas été suivi du 28 janvier au 3 février ;
2. que depuis deux mois nous attendons l'autorisation de mettre en service une 6ème machine qui est dans nos ateliers, prête à fonctionner ;
3. que les machines en service ont beaucoup souffert de leur passage sur la voie ancienne, le long du saut de loup ; voie que les travaux exécutés pour l'adduction des eau de l'Avre1 ne nous ont pas permis de transformer comme nous l'avons fait pour le reste de la ligne.
La Cie, qui aurait pu attendre que ces travaux spéciaux et non prévus fussent exécutés avant d'employer la traction mécanique n'a cependant pas hésité à faire cette traction sur une partie de voie trop faible pour recevoir des machines, sachant d'avance que ces moteurs en subiraient la conséquence.
Il y a eu de ce chef, des dépenses d'entretien considérables qui auraient été évitées, si la Cie n'avait consulté que ses intérêts.
Telles sont M. le Maire, les raisons qu'expliquent le irrégularités accidentelles du service et vous voudrez bien reconnaître qu'elles ne sont pas imputables à la Cie.
Cet état de choses va d'ailleurs prendre fin. D'une part, la voie ancienne est, d'un côté remplacée par une voie neuve sur laquelle les machines passeront en attendant l'exécution de la seconde voie sur côté opposé, d'autre part, nous sommes en instance pour obtenir soit des arrêts à des points fixes, soit une marche plus rapide que celle qui nous a été récemment imposée.
Enfin nous espérons que l'autorisation de la mise en service d'un 6ème machine de se fera pas attendre.
Veuillez...

Après avoir entendu lecture de la lettre, le Conseil décide qu'il y a lieu d'en donner communication à la presse locale.
et sur proposition de MM. G. et M., le Conseil prie M. le Maire d'inviter la CGO à substituer à la voiture qui fait actuellement le service du dernier train des théâtres et qui est absolument insuffisante, une voiture de plus grande capacité, et ce, en exécution de l'article 6 § 4 de la convention intervenue entre la Ville de Boulogne et la Compagnie.

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Le 16 mars 1892, M. C. donne lecture d'une lettre ci-après reproduite et ayant pour objet de demander que la station des tramways au rond point de la Reine soit reporté à son ancien emplacement.
Messieurs
La CGO en substituant la traction mécanique à celle des chevaux sur la ligne du rond point de la Reine à Auteuil a cru devoir pour des raisons qu'elle ne nous a pas fait connaître changer sa station du rond point.
Par suite de ce changement, cette partie d'une de nos plus belles places occupée par ladite station est devenu dangereuse pour la circulation des voitures et des piétons : aussi nous vous proposons de remédier à cet état de choses, qui ne peut durer par les résolutions suivantes :
Considérant que la CGO n'a consulté ni le Maire, ni le Conseil municipal pour l'installation de son bureau et de sa station qu'il en est résulté que l'emplacement actuelle est le seul qu'il aurait fallu éviter.
En effet, c'est le passage le plus encombré par les voitures et les piétons et aussi le plus étroit.
Placée à l'intersection de plusieurs rues qui sont celle de la Grande rue à Saint-Cloud où la circulation des voitures est considérable en été surtout, la rue du Port où la circulation est aussi considérable toute l'année et la rue de Paris ; c'est donc à cet endroit le plus passager de toute la ville où se trouve la voiture qu'attend le voyageurs pour les conduire à Auteuil et celle qui descend les voyageurs venant d'Auteuil : ces derniers sont obligés de descendre dans la boue jusqu'à la cheville pendant l'hiver et risquant de se faire écraser par les nombreuses voitures, venant dans tous les sens et obligée de traverser toute la place pour gagner un trottoir.
On a vu très souvent dans la belle saison quand les voyageurs sont nombreux remplir tout l'espace libre entre les deux tramways de sorte que toutes les voitures allant à Saint-Cloud en en venant, venant du port ou y allant, obligés d'attendre l'écoulement des voyageurs avant de traverser ou si une voiture veut passer quand même il se produit des bousculades qui peuvent avoir de graves conséquences, il est même étonnant qu'il ne soit pas encore arrivé d'accident sérieux.
Pour toutes ces motifs, le Conseil municipal prie M. le Maire de faire toute diligence auprès de la CGO d'avoir à changer sa station de tramways.
Prier ladite Cie de reporter à son ancien emplacement sa station, attendu qu'à cet endroit la circulation des voitures est presque nulle, l'emplacement est beaucoup plus grand, les voyageurs n'auront plus à patauger dans la boue pendant la mauvaise saison, ils y seront plus commodément et plus en sécurité et par cela même les accidents ne seront plus à craindre.
Signé C.
Le Conseil reconnaît que la demande de M. C. est fondé et décide à l'unanimité qu'elle sera transmise à M. le Préfet de la Seine avec prière de la prendre en sérieuse considération.


Le 16 mars 1892, Il est donné lecture d'une lettre par laquelle la CGO informe l'administration municipale qu'elle ne peut, quant à présent, substituer à la voiture qui fait actuellement le service des théâtres une voiture de plus grande contenance, le nombre de voyageurs n'ayant pas encore atteint le chiffre prévu dans la convention pour nécessiter cette substitution.

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Le 10 juin 1892, Il est donné lecture d'une lettre par laquelle M. le Préfet de Police informe le Conseil qu'il a pris une décision aux termes de laquelle le tramway fait le service d'Auteuil au rond point de la Reine ne s'arrêtera dorénavant qu'aux points ci-après désignés :
1. en face le n°129 de la Grande rue ;
2. en face le n° 87 au carrefour de la place Bernard Palissy ;
3. au bureau établi à proximité de l'église ;
4. en face le n°31 de la Grande rue ;
5. entre les rues de l'Avenue et Denfert-Rochereau ;
7. à la porte du Bois située vers le milieu de la route départementale n°29 ;
8. à l'octroi de Paris.

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Le 5 avril 1893, au nom et comme rapporteur de la Commission des travaux, M.D. propose au Conseil d'approuver les nouvelles dispositions proposées par la CGO, d'accord avec le service des Ponts-&-Chaussées, relativement au terminus de la ligne d'Auteuil—Boulogne sous les réserves suivantes :
1. le dépôt de combustible sera établi derrière le bureau et non sur le côté, dans une construction en rapport avec ledit bureau au double point de vue de la propreté et de l'aspect ;
2. L'écoulement des eaux n'aura pas lieu sur la voie publique.
Après quelques observations présentées par M. C., M. le Maire met aux voix les conclusions du rapport qui sont adoptées par le Conseil.
Ont votés contre...

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Le 5 avril 1893, M. C. demande si l'administration municipale a fait le nécessaire pour arriver à la suppression du stationnement des chevaux de la CGO près de la place Wallace.
M. le Maire répond qu'il va rappeler à la CGO l'engagement qu'elle a pris par lettre du 9 mars dernier de rduire le stationnement au minimum de temps nécessaire pour le relai.


Le 5 avril 1893, Au nom et comme rapporteur de la Commission des travaux, M. D. propose au Conseil d'approuver les nouvelles dispositions proposées par la CGO, d'accord avec le service des Ponts & Chaussées, relativement au terminus de la ligne d'Auteuil—Boulogne, sous les réserves suivantes :
1. le dépôt de combustible sera établi derrière le bureau et non sur le côté, dans une construction en rapport avec ledit bureau au double point de vue de la propreté et de l'aspect ;
2. l'écoulement des eaux n'aura pas lieu sur la voie publique.
Après quelques observations présentées par M. C., M. le Maire met aux voix. Les conclusions du rapport sont adoptées par le Conseil.
Trois Membres ont voté contre.

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Le 6 octobre 1893, Au nom et comme secrétaire rapporteur de la Commission de l'octroi, M. B. fait l'exposé suivant ;
Messieurs, votre 5ème Commission s'est réunie le 29 septembre dernier sous la présidence de M. le Maire.
Elle a eu à examiner une demande présentée par la CGO à l'effet d'obtenir le remboursement de droit d'octroi s'élevant à 187f,16 qui auraient été indûment perçu sur des combustibles et des matériaux de construction introduits dans la Commune en 1891 et 1892 ;
Après avoir entendu la lecture d'un rapport présenté à cet effet par M. D. Préposé en chef de l'octroi, votre 5ème Commission a pris les résolutions suivantes, sous réserve bien entendu de votre approbation :
Il sera remboursé à la CGO :
1. La somme de 113f,96 perçue à tort sur des combustibles nécessaires à l'alimentations des machines, matières exemptées par l'article 10 § 2, de la Convention interne entre la Commune et le CGO au sujet de la substitution de la traction mécanique à la traction animale sur la ligne d'Auteuil ci 113,96.
2. Une somme de 38,60 perçue sur un pont roulant servant à enlever les machines et à les placer sur le côté pour les réparer. Ce pont peut-être considéré comme un outil au moins comme une construction que l'ancien tarif n'imposait pas ci 38,60 soit un total des sommes à rembourser de 152,56.
Quant au surplus de la réclamation, nous avons été d'avis qu'il n'y avait pas lieu de l'admettre.
En effet, la Compagnie réclame le remboursement de 42 timbres à 0,10 or les timbres des quittances sont des droits appartenant au trésor public, conséquemment la Commune n'a pas à les rembourser.
Quand à la somme de 30f,40 réclamée pour droits perçus sur de la chaux et des briques pour la construction de l'intérieur de l'immeuble que la Cie possède 136 route de la Reine, des fosses dites à piquer le feu, elle ne saurait non plus être remboursée attendu que l'affranchissement concédé en faveur de la Cie ne concerne que les matériaux devant servir à la reconstruction de la ligne de Boulogne à Auteuil et à son entretien.
Telles sont Messieurs, les propositions que nous avons l'honneur de soumettre à votre approbation.
Invité à délibérer.
- le conseil municipal :
- vu la réclamation présenté par la CGO ;
- vu la convention intervenue entre la CGO et la Ville de Boulogne pour la substitution de la traction à vapeur à la traction animale sur la ligne d'Auteuil ;
- ouï le rapport qui précède ;
- u le budget de l'exercice courant
Délibère :
Le rapport de la 5ème Commission est approuvé ;
- en conséquence, il est ouvert au budget de 1893 un crédit de 152,60 sous le titre "Restitution à la CGO de droit d'octroi indûment perçus".

 

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Le 14 novembre 1893, M. D. signale l'inconvénient qui existe pour beaucoup de voyageurs à ne pas connaître les points d'arrêts du tramway faisant le service d'Auteuil à Boulogne.
Sur sa proposition le Conseil décide qu'une demande sera adressée à la CGO à l'effet d'obtenir l'installation de poteaux indicateurs avec l'horaire, si possible, aux points d'arrêts fixés par la Préfecture de Police.

M. D. fait observer que les voitures de la ligne d'Auteuil à Boulogne entravent la circulation publique en se plaçant dans l'axe du boulevard de Strasbourg, lorsqu'elles s'arrêtent à la station de l'église.
Il demande en conséquence que l'administration s'entende avec la CGO pour que l'arrêt de ces voitures ait lieu en-deçà ou au-delà de l'axe du boulevard, de préférence vers la grille entourant l'église.
Cette proposition est adoptée par le Conseil.

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Le 28 juin 1894, M. MW. donne lecture du rapport ci-après reproduit :
Messieurs, dans sa séance du 28 mai dernier, le Conseil municipal, par une délibération, a nommé trois de ses membres MM... en qualité de délégués pour se rendre auprès de l'administration de la CGO pour solliciter de cette Compagnie quelques améliorations pour notre ville, dans le service des transports.
Le 2 juin nos délégués se sont rendus au siège de la Compagnie où ils furent reçus par l'un des administrateurs.
Ils ont formulé au nom du Conseil municipal de Boulogne les revendications suivantes :
1. que la Compagnie veuille bien faire placer sur tous les parcours des tramways à traction mécanique dans l'intérieur de Boulogne, des poteaux indicateurs désignant les arrêts ;
2. de faire construire dans le plus bref délai, un abri auprès de la gare d'Auteuil, depuis si longtemps demandé.
3. d'ajouter sur la ligne de Rond point de Boulogne à Auteuil, une seconde voiture, surtout de 7 à 9 heures du matin aussi bien que le soir, attendu que depuis longtemps, une seule voiture est devenue insuffisante ;
4. d'établir des départs plus fréquents entre l'église de Boulogne et le pont de Billancourt ;
5. prière à l'administration de vouloir bien donner des instructions à ses contrôleurs du bureau d'Auteuil pour empêcher les départs précipités de l'omnibus de la Madeleine, lorsque le tramway de Boulogne est arrivé sous le pont du chemin de fer et de laisser le temps nécessaire aux voyageurs pressés d'arriver à cet omnibus.
Nous avons fait la même recommandation concernant le le tramway de Boulogne, qui souvent prend son élan lorsque le train de Paris est arrivé, sans permettre aux voyageurs pressés d'y monter ;
6. de l'insuffisance des bureaux dans Boulogne et le mauvais état de la façade du bureau de l'avenue de la Reine, où le trottoir est dépourvu de bitume et de ciment.
L'administration de la Compagnie a fait l'honneur de nous donner audience ; après nous avoir donné son avis personnel sur différents points nous a déclaré; qu'à sa première réunion, il soumettra au Conseil d'administration de la Compagnie tous les desiderata dont nous l'avons entretenu et desquels nous lui avons remis une copie.
Aussitôt que le Conseil d'administration fe la CGO aura statué, M. le Maire sera avisé du résultat de ses décisions.
Le Conseil remercie les membres des démarches qu'ils ont bien voulu faire auprès de la CGO.

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Le 5 juin 1895, M. C. 1er adjoint s'exprime en ces termes.
Pour remplir la mission que vous nous avez confiée au cours de notre séance du 7 mai, nous nous sommes rendus, le 14 mai dernier, au siège de la CGO. Nous nous faisons un devoir de vous donner le compte rendu fidèle de l'entretien que nous avons eu avec M. Cuvinot, Président du conseil d'administration.
1ère question relative aux services du Louvre à Versailles et du Louvre à Saint-Cloud.
M Cuvinot a répondu que le matin même le service par air comprimé avait commencé de Versailles au Point du jour et qu'à fin de ce mois de mai, il se ferait de Versailles au Louvre, mais de Versailles à Sèvres toutes les heures seulement en ajoutant que de ce dernier point au Louvre il y aurait départ toutes les 1/2 heures au moyen et de l'air comprimé et d'une traction par les machine Rowan (que la CGO venait d'acheter) et des machines Serpollet disposées en conséquence pour le parcours attendant l'autorisation, pour ces dernières de pénétrer dans Paris ; mêmes départs toutes les 1/2 heures de Saint-Cloud au Louvre ; bref, affirmation d'un service assuré sur les deux lignes sans traction animale qui fonctionnerait complètement au 15 juin point extrême ;
2ème question : voitures supplémentaires demandées à Boulogne et à Billancourt ; il a déclaré qu'il reconnaissait le bien fondé de cette demande et allait s'en occuper croyant que cette mesure serait favorable aux intérêts de la Cie.
Pour Boulogne que cela se pourrait établir mais en dépôt, à l'usine qui, prochainement va donner de l'espace libre par suite du déménagement des voitures transportées au dépôt du Point du jour à la place des écuries devenues inutiles ; et pour Billancourt, les jeudis et dimanches bureau de la route de Versailles, rue de la Ferme, comme elles ont déjà fonctionné il y a quelques années.
Il trouve très légitimes nos réclamations et l'état de mécontentement de la population éprouvé mais il dit qu'ayant trouvé à son arrivée à l'administration, un tel encombrement et du tâtonnement à l'égard des service à l'usine de Boulogne, il lui a fallu beaucoup de temps pour examiner et organiser un fonctionnement possible;
Il annonce, du reste, que pour parvenir à une production suffisante d'air comprimé on va installer de suite, au coin du ponts de Saint-Cloud, sur Boulogne, une machine qui donnera l'eau nécessaire aux compresseurs et évitera d'amorcer le siphon comme on le fait aujourd'hui ; que cette machine fonctionnera à l'état permanent et sera reliée, pour la direction et la mise en marche par une dynamo mis l'appareil électrique de l'usine.
Quant à la multiplication des départs il n'a pas manqué de répondre que la Cie par son traité Loubat devait seulement un service à toutes les heures mais que déjà remarqué, on avait reconnu que la Cie perdait une grand nombre de voyageurs prenant d'autres voies de communication et qu'il était amené à penser que la Cie ne serait pas rebelle à cette amélioration.
Quant à l'abri d'Auteuil, il nous a rappelé que la Cie était arrêtée par l'exigence de la Ville de Paris demandant un loyer excessif de 40 fr par mètre superficiel à s'entendre à cet égard ;
Il se rendait, après notre visite, au Conseil municipal de Paris pour causer nous a-t-il dit de différentes affaires y compris celle-là.
Après un change de vues, le Conseil remercie ses délégués et espère que les améliorations promises seront réalisées prochainement.

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Le 5 juin 1895,

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Le 28 juin 1895,

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Le 14 octobre 1895, Il est décidé que la Commission nommée le 7 mai 1895 et composée de MM. se réunira très prochainement à la Mairie pour déterminer les points sur lesquels portera la demande à adresser à M. le Préfet de Police.

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Le 12 novembre 1895, M. D. donne lecture du rapport ci-après reproduit :
Messieurs dans sa séance du 2 novembre 1895, dernier votre Commission des tramways a désigné deux de ses membres, à l'effet de faire, auprès de la Compagnie Générale d'Omnibus une nouvelle démarche, ayant pour but d'améliorer tous les services des tramways de Boulogne.
Il y a longtemps que votre délégation est sur la brèche ; comme vous le savez, elle a déjà eu de nombreux pour parler avec cette Cie et toujours ses justes réclamations ont été accueillies par une fin de non recevoir.
Cependant, par suite de l'augmentation de notre cité, le besoin d'un bon service de tramways devient de plus en plus urgent.
Pour nous conformer à votre mandat, nous nous sommes rendus au siège de la Compagnie Générale d'Omnibus, M. Cuvinot Président du Conseil d'administration nous a immédiatement reçus ; et nous devons le dire, nous a fait le meilleur accueil.
Pendant une grande heure nous lui avons exposé à nouveau ce que nous lui avions déjà dit bien des fois : que par suite du mauvais vouloir de la Cie, on laissait une population de 35 000 habitants dans une situation déplorable.
Veuillez préciser vos griefs, nous dit-il, je verrai s'il m'est possible dans une certaine mesure, d'y donner satisfaction :
Voici dans quel ordre nous lui avons exposé ce que nous désirions :
1. Une voiture supplémentaire, place de l'église de 7 h. à 9 h. du matin, car à ces heures il reste toujours une dizaine de personnes qui ne peuvent partir faute de places.
2. Une même voiture supplémentaire aux mêmes heures, pour le tramway passant place Wallace serait nécessaire pour y prendre aussi tous les voyageurs ; de même qu'à la bifurcation de la route de Versailles et du boulevard de Strasbourg, où le même cas se présente tous les jours, toujours de 7 h. à 9 h. du matin.
3. Des départs tous les 1/4 d'heures, qui s'imposent dans un pays de l'importance de Boulogne.
Sa réponse ne se fit pas attendre : j'ai le regret de vous dire, nous a-t-il dit qu'il ne sera pas possible, quant à présent de vous donner satisfaction que sur un seul point : c'est de mettre 2 voitures tous les matins de 7 h. à 9 h. du Rond-point de la Reine à Auteuil. Pour les autres lignes il m'est absolument impossible de faire droit à votre demande.
Ce fut sa réponse, dont vous vous en doutiez bien un peu, MM. nous aussi : elle n'a pas varié c'est toujours la même : nous ne sommes pas prêts , nous ne sommes pas en mesure de faire mieux, etc., etc.
Véritablement, notre honorable collègue M. G. est prophète ; il doit être doué d'une double vue, car depuis le commencement de nos malheureuses démarches, il nous a toujours prédit notre insuccès ; nous ferons bien désormais, de le consulter avant d'en faire de nouvelles.
L'aimable Président a bien cherché en finissant, à nous consoler en nous entretenant d'un colossal projet de tramways à traction mécanique ; mais rassurez vous MM. ce colossal projet actuellement à l'étude est destiné... aux parisiens !
Selon M. Cuvinot, ce projet ne coûtera pas moins de 60 millions.
À la suite de cette déclaration, M. Cuvinot a bien voulu nous faire espérer que Boulogne au moment de l'exécution de ces nouvelles lignes, ne serait pas oubliée dans la répartition et qu'une grande amélioration pourrait en résulter sur toutes nos lignes.
Nous lui avons répondu, que nous le remercions bien de sa sollicitude, pour Boulogne, et, nos lui avons demandé à quelle époque la Cie espérait combler Boulogne de ses bienfaits ? Ah ! Monsieur nous a-t-il dit, vous m'en demandez trop long ; la Cie a déjà fait le nécessaire auprès du Préfet de la Seine pour obtenir l'autorisation de la mise en exécution de ces travaux, et, peut-être pourrons-nous commencer dans 2 ans.
Vous voyez MM que nous avons le temps d'attendre le bon plaisir de la Cie. La seule question qui nous paraît à peu près élucidée est celle, du nouveau tramway à vapeur qui doit faire le service entre le Rond-point de la Reine et le Louvre.
Ce tramway supplémentaire apportera certainement une amélioration, mais là encore une difficulté retarde sa mise en marche : la Cie n'ayant pas encore l'autorisation du Préfet de la Seine.
Nous avons cependant le ferme espoir que ce nouveau service ne se fera pas longtemps attendre.
À ce sujet nous avons fait observer à M. Cuvinot, que si la tête de ligne se trouvait place Wallace, elle rendrait beaucoup plus de services à cette partie de Boulogne qui est jusqu'à présent comme nous l'avons déjà dit complètement déshéritée. Il nous a répondu, que c'était une question à étudier.
Nous avons aussi demandé qu'il soit établi un même service route de Versailles avec un tête de ligne à la bifurcation de ladite route et du boulevard de Strasbourg.
Sa réponse a été : qu'en cet endroit la place ne lui paraissait pas suffisante pour le fonctionnement des machines.
Il nous a promis, qu'il irait lui-même faire des études sur place ; mais que si cela était possible, il était bien entendu que là, comme à la place Wallace, tous les frais d'installation seraient supportés par la Commune. Ce n'est qu'à cette condition a-t-il ajouté, que je mettrai de projet à l'étude.
Tel est MM. le résumé du long entretien que nous avons eu avec le Président de Conseil d'administration de la Compagnie Générale d'Omnibus.
Vous devez être de plus en plus fixés sur les bonnes intentions de cette Cie à l'égard de Boulogne, et, vous associerez vos regrets aux nôtres ; tout en vous déclarant prêts à l'assiéger à nouveau ; jusqu'à ce que nos justes réclamations soient enfin favorablement accueillies.
Signé D.
Après avoir entendu la lecture du rapport qui précède, le Conseil décide qu'il y a lieu de s'adresser à M. le Préfet de Police pour obtenir des améliorations attendues depuis si longtemps.

 

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 28 juillet 1896, M. L. demande la parole pour rendre compte du résultat de la démarche faire par la délégation du Conseil auprès de la Compagnie générale des Omnibus.

Il s'exprime en ces termes :

Messieurs la Commission nommée dans la séance du Conseil du 11 juillet courant dans le but de s'entendre avec la Compagnie générale des Omnibus au sujet des améliorations à apporter au service des tramways dans Boulogne a eu, samedi 25 juillet une entrevue avec le Président du Conseil d'administration de cette Compagnie. Les membres de la Commission présents à cette entrevue étaient MM., Conseillers.

Les demandes d'amélioration présentée à la Compagnie ont été les suivantes :

1. Ligne d'Auteuil au Rond-point de Boulogne :
- organiser en semaine, un voyage partant d'Auteuil à minuit (en semaine, il n'y a pas de départ entre 11h35 et 12h30) ;
- établir comme règle que tous les départ d'Auteuil à partir de 11 h. du soir correspondront à l'arrivée d'un train de Paris et que le tramway ne quittera la station qu'après l'arrivée de ce train, même lorsque ce dernier train aura un léger retard ;
- supprimer l'augmentation du prix des places aux dernières voitures, dites de théâtre ;
- assurer des places aux voyageurs du centre de Boulogne les dimanches et jours de fêtes en remplaçant la petite voiture en station à l'église par une grande voiture à deux attelages. Faire faire le service à cette voiture en semaine le matin de 7h.1/2 à 10 heures ;
- transformer la voiture (dite Marseillaise) dans laquelle les bancs sont placés perpendiculairement à la voie ; cette voiture faisant l'objet des récriminations de la part des voyageurs appelés à s'en servir ;
- organiser les voitures de manière que les voyageurs puissent descendre en même temps par la plate-forme de devant. Tous les voyageurs étant appelés à descendre de voiture en même point, en arrivant à Auteuil, contrairement à ce qui se passe sur les autres lignes, le conducteur pourrait ouvrir à l'arrivée sur le devant une porte qu'il refermerait aussitôt que tous les voyageurs seraient descendus ;
- ouvrir l'impériale des voitures d'attelage afin que le voyageurs soient garantis de la fumée et de l'eau de condensation des machines ;
- transformer toutes les voitures dans un délai plus ou moins rapproché de manière à supprimer la plate-forme de devant ; les allées et les venues dans l'intérieur pour se rendre à cette plate-forme occasionnant des courants d'air très préjudiciables, surtout en hiver à la santé des voyageurs ;
- installer un service de bagages 2 fois par jour, aux heures où le service est le moins chargé, aux bureaux du Rond-point de l'église et d'Auteuil ;
- relier le Rond-point, l'église et Auteuil par une ligne téléphonique afin que les voyageurs puissent être prévenus lorsqu'un accident sera survenu à un point quelconque du parcours et évitant ainsi d'attendre indéfiniment après une voiture qui n'arrive pas.

2. Lignes du Louvre à Saint-Cloud et Versailles.
- établir un stationnement de voitures au boulevard de Strasbourg au croisement de l'avenue de Versailles et de la Reine, afin d'assurer de la place aux voyageurs du centre de Boulogne ;
- organiser sur la route de la Reine un 4ème départ à l'heure : deux voitures partant de Saint-Cloud et deux du Rond-point, ces deux dernières prenant au passage la voiture en stationnement au boulevard de Strasbourg ;
- supprimer les arrêts à la barrière pour les trains venant de Versailles et de Saint-Cloud, afin d'éviter l'encombrement très gênant pour la circulation, qui se produit à cette endroit, ainsi que la perte de temps occasionnée par les manœuvres ;
- abaisser le plus tôt possible les prix des places sur ces lignes et le ramener à 0f;10 pour toute la traversée de Boulogne.

3. Ligne des Moulineaux.
- installer sur cette ligne la traction mécanique plus particulièrement électrique ;
- organiser 4 départs à l'heure et établir le tableau de service de manière que les voitures arrivent à l'église quelques minutes avant le départ de ce bureau de la voiture qui y est en stationnement.

D'une façon générale M. le Président de Conseil d'administration de la Compagnie générale des Omnibus a répondu à la Commission qu'il était disposé à donner satisfaction aux demandes qui lui étaient faites dans la mesure du possible. Ces demandes vont être examinées et il sera donné réponse à la Municipalité des solutions adaptées pour chacune d'elle, au fur et à mesure que des décisions seront prises.
En particulier au sujet de l'augmentation du service sur la ligne Louvre—Saint-Cloud, la Compagnie a pu dès maintenant annoncer que satisfaction serait donnée à la demande du Conseil à partir du 1er septembre prochain.
Au sujet de la voiture en stationnement demandé avenue de Versailles, un devis du travail exécuté a déjà été fait, le montant s'élève à 16 000 francs.
M. le Président fait part que la Compagnie est disposée à prendre à sa charge les frais de voitures nouvelles à construire, mais elle demande que ceux d'installation de la voie soient à la charge de la Commune. Sur une demande de la commission, le Président du Conseil d'administration consent à faire examiner la question à nouveau et à communiquer à la Ville de Boulogne le prix minimum auquel elle serait arrêtée pour ce travail.
La Commission a également demandé au Président du Conseil d'administration si la Compagnie serait disposée à établir une nouvelle ligne partant de la place Wallace pour Auteuil en passant par les rues du Château ou Escudier et devant plus tard passer par la porte Molitor et le pont Mirabeau, dévier la ligne des Moulineaux dans cette direction. M. le Président du Conseil d'administration a répondu qu'il ne voyait pas la possibilité de donner pour le moment satisfaction à cette demande, ni d'ailleurs l'intérêt que pourrait y trouver la Compagnie surtout étant donné qu'une concession venait d'être accordée à une autre Compagnie pour plusieurs lignes nouvelles dont une avait précisément la même direction..
À ce sujet M. le Président du Conseil d'administration a fait part à la Commission de nouveaux projets qui doivent être mis incessamment à exécution et qui intéressent les habitants de Boulogne.

1. Substitution de la traction mécanique à la traction animale sur la ligne Madeleine—Auteuil qui sera transformée en tramway. Sur cette ligne il serait organisé d'abord 6 départs à l'heure et pour 2 de ces voyages, les voitures au lieu de s'arrêter à Auteuil continueront jusqu'au Rond-point de Boulogne.

2. Substitution de la traction mécanique à la traction animale sur la ligne Saint-Sulpice—Auteuil.
Enfin, le Président du Conseil d'administration a appelé l'attention de la Commission sur le procès engagé entre la Ville et la Compagnie relativement aux droits d'octroi à payer par celle-ci pour les charbons consommés dans son usine de Boulogne. Il a fait part de son intention de donner une extension considérable à cette usine si la Ville consentait à accorder à la Compagnie l'entrepôt pour les charbons mais dans ce cas seulement. Il affirme d'ailleurs être convaincu des droits de la Compagnie à cet égard.

 

 

La ligne Boulogne—Auteuil au fil des cartes postales

 

 

Notes :

Sources :

  • Les tramways parisiens 2è Édition - Jean Robert - 1959.
  • Archives municipales de XX
  • Mairie de 

Sites :

  •  

 

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